Publié le 31 janvier 2026 à 18:34

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Corentin Betrancourt
L’automne et l’hiver lillois ont été marqués par l’émergence de Soriba Diaoune, dont les entrées successives ont souvent été séduisantes. Il n’a cependant pas encore eu l’occasion de profiter de la moindre titularisation. Que lui manque-t-il pour atteindre cette nouvelle étape au LOSC ?
En l’absence régulière de forces offensives, que ce soit Matias Fernandez-Pardo (blessé puis grippé) ou Hamza Igamane (blessé, sélectionné, puis de nouveau blessé), le LOSC a fait de la place à Soriba Diaoune. Ou… c’est peut-être plutôt l’inverse : Soriba Diaoune s’est, du haut de ses 18 ans, fait sa propre place dans le groupe professionnel lillois, où il tente encore de s’imposer.
Lorsque des mains lui ont été tendues, il les a saisies. Le Lillois de naissance a ainsi été décisif (sur le plan statistique) à deux reprises en cinq apparitions (70 minutes) en Ligue 1, à une reprise pour trois apparitions (41 minutes) en Ligue Europa… Soriba Diaoune n’a malgré tout jamais eu jusqu’à maintenant l’opportunité de s’exprimer dès le coup d’envoi d’une rencontre.
Questionné à son sujet en conférence de presse ce samedi, à la veille d’un déplacement du LOSC à Lyon, Bruno Genesio s’est expliqué, évoquant même le poste préférentiel (à ses yeux) d’un jeune élément que beaucoup découvrent au sein de la communauté lilloise.
Contexte peu propice à l’épanouissement des jeunes
Que pouvez-vous nous dire sur Soriba Diaoune ?
Soriba (Diaoune) n’a pas débuté la saison avec nous. On l’a intégré progressivement au groupe, déjà parce qu’il était performant en réserve et parce qu’il était très sérieux lorsqu’il s’entraînait avec nous lors des trêves internationales ou lors de séances supplémentaires. Il a commencé à intégrer notre groupe à l’entraînement, puis lors des matchs, notamment parce qu’on a eu quelques blessés.
Maintenant, il commence à se faire sa place. C’est un joueur qui est rentré, et à chaque fois qu’il rentre, il se crée des occasions que ce soit par la passe, soit par des occasions de but. Il a marqué un but important à Auxerre. C’est un jeune joueur de l’Académie qui est prometteur, mais il lui faut encore un peu de temps.
« Il n’est pas loin, mais le contexte n’était peut-être pas le plus favorable pour faire débuter un jeune joueur »
Pour rebondir sur ce sujet, est-ce que vous pensez qu’il est encore loin d’une première titularisation ?
Non, je ne dirais pas loin. Mais lorsque vous êtes coach, vous êtes obligé de prendre plein d’éléments en compte. Bien sûr, il y a ce qu’on voit à l’entraînement. C’est la première chose qu’on doit prendre en compte. Qu’est-ce que le joueur montre à l’entraînement ? Est-ce que le joueur montre qu’il est capable de débuter un match en Ligue 1 ? Est-ce qu’il a suffisamment progressé pour le faire ? Et après, il y a le contexte. C’est aussi une donnée importante.
Je pense que ces derniers temps, le contexte n’était peut-être pas le plus favorable pour faire débuter un jeune joueur. Encore plus à ce poste-là, où il y a des responsabilités importantes. Mais non, il n’est pas loin, parce que c’est un garçon qui est capable d’éliminer, qui est capable d’être décisif et qui travaille très bien à l’entraînement depuis qu’il est avec nous.
J’en profite. Comment le voyez-vous sur le terrain, en termes de poste ? J’ai l’impression que vous l’imaginez plutôt en 9, alors qu’il jouait plutôt en 10 ou sur l’aile gauche en réserve / chez les jeunes.
Aujourd’hui, je le vois plus comme un attaquant ou comme on va dire, un 9 et demi. Je ne sais pas si ça existe vraiment, mais plus comme un joueur qui est capable de tourner autour d’un autre attaquant. Il a la possibilité aussi de jouer sur le côté gauche, mais je trouve que c’est un peu plus réductible pour lui d’être sur le côté. Il a besoin d’avoir des espaces, d’être libre un petit peu, d’aller à droite ou à gauche. Donc voilà, ce sont deux postes où on peut envisager son positionnement.






