Publié le 30 janvier 2026 à 21:21

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Quentin Delcourt
Tenter de vous faire rentrer dans les coulisses, voici l’objectif de cette rubrique qui perdure en 2026, d’autant plus lors du premier succès de l’année. Le Petit Lillois vous liste ainsi les choses que vous n’avez peut-être pas vues au stade ou à la télévision lors de la victoire du LOSC (1-0) sur le SC Fribourg.
Des confs avant les confs
C’est rare, mais c’est la deuxième semaine consécutive, après Vigo, que cette rubrique débute la veille de la rencontre. Il faut dire qu’il y a eu certains événements marquants dès mercredi, à l’image du passage du trophée de la Ligue Europa à Lille. Il était exposé de 10h à 17h à la Fnac, surprenant ainsi de nombreux visiteurs qui n’avaient pas entendu parler d’un tel événement en plein cœur de la capitale des Flandres.
Qui d’autre était en visite ? La délégation du SC Fribourg. Cette dernière s’est montrée particulièrement proche des médias, réalisant sa promenade de l’après-midi avec les journalistes allemands à son arrivée dans le Nord. Ce lien a toujours été visible, ce qui a pu étonner leurs homologues tricolores. Quand, en France, la conférence de presse est un instant de partage quasi sacré, presque le seul, durant lequel acteurs et suiveurs peuvent échanger, elle ne semblait être qu’un lieu de rencontres pour les Fribourgeois. Julian Schuster, entraîneur, et Matthias Ginter, cadre du vestiaire, multipliaient ainsi les entretiens individuels avant même leur passage en conférence de presse. Cette dernière fut elle aussi assez lunaire, puisque la majorité des questions était posée par des journalistes présents en visioconférence. Un ordinateur avait simplement été déposé à quelques centimètres de Julian Schuster, dont la compréhension a parfois été malmenée par la connexion internet de la Decathlon Arena – Stade Pierre-Mauroy.
Ce fonctionnement s’est presque répété en après-match. La conférence de presse n’a duré qu’une poignée de minutes. À son terme, alors qu’il venait de descendre de son estrade, l’entraîneur fribourgeois était attrapé par quatre journalistes allemands pour répondre à de nouvelles questions. Ils avaient pourtant tout le loisir de le faire quelques instants plus tôt. À croire qu’ils voulaient tous nous cacher quelque chose…
Des mascottes, pour le prix d’une
La pelouse de la Decathlon Arena – Stade Pierre-Mauroy a été foulée par plusieurs mascottes ce jeudi. Il y a celle que l’on connaît tous, nommée Doggy Dog Junior, mais elle n’est pas la seule. Cette dernière a posé aux côtés d’un certain Laurent Paganelli, emblématique au bord du terrain lorsqu’un match est couvert par Canal+. Le cliché est classe.
Voir cette publication sur Instagram
Mais savez-vous qu’une mascotte peut aussi être considérée comme un porte-bonheur ? Et là, c’est Benjamin André qui remplit tous les critères. De retour à la compétition après plus de quinze jours d’absence, il a symbolisé le rebond des Dogues, vainqueurs du SC Fribourg (1-0) lors de la huitième journée de Ligue Europa.
Quelques jours plus tôt, en conférence de presse, Bruno Genesio avait souligné la capacité de son capitaine à résister à la douleur. Preuve s’il en fallait une, il retirait une épaulière censée maintenir et protéger son épaule dès l’issue du premier quart d’heure (16′). C’est comme si le chevalier retirait son armure avant de partir à l’assaut. Benjamin André l’a fait.
Souffrir, il n’est pas le seul à l’avoir fait. Un certain Matias Fernandez-Pardo s’est lui aussi dépassé. Il a malmené ses habitudes, au point de réaliser des chevauchées marquantes… dans le camp lillois. Il s’agit évidemment de replis défensifs, à l’image de celui qui finissait par provoquer l’expulsion de Maximilian Eggestein (74′) à un quart d’heure de la fin. L’ailier s’était dépouillé pour récupérer une balle perdue plus haut sur le terrain.
De Giroud à Mandi, les vieux briscards
Les dernières minutes de la rencontre étaient marquées par les membres les plus expérimentés du vestiaire lillois. Olivier Giroud devait d’abord prendre son mal en patience, s’échauffant de longues, de très longues minutes avant d’enfin faire son entrée en jeu (82′). Son entrée, plutôt applaudie, aura d’ailleurs été décisive, puisqu’il marquait le seul et unique but de la rencontre (90+3′). Le stade scandait de nouveau son nom, tandis que lui laissait jaillir sa rage pour célébration. Le meilleur buteur de l’histoire de l’équipe de France se rachetait ainsi, quelques jours après avoir été sifflé lors de sa sortie contre Strasbourg.
Cette fois, pas de sifflets, ni de but, mais des douleurs pour Aïssa Mandi. Le Lillois terminait la rencontre sur les rotules, boitant au coup de sifflet final. Il boitait toujours lors de sa sortie des vestiaires, lors de son départ de l’enceinte nordiste. Il se voulait malgré rassurant devant les derniers des médias présents, n’évoquant qu’un coup et une potentielle nuit de récupération compliquée en fonction de la douleur. Aïssa Mandi est, pour rappel, toujours l’un des derniers à mettre les voiles. Il aime faire les choses à son rythme.
Des dizaines de minutes plus tôt, tandis que le décrassage des Fribourgeois était hué par les derniers supporters lillois encore présents dans les tribunes, Nathan Ngoy apparaissait très (trop ?) rapidement en zone mixte. Il prenait de court certains journalistes, eux qui s’étaient perdus dans les méandres du classement de la saison régulière de la Ligue Europa. Il filait tout aussi rapidement, ne restant qu’une poignée de minutes avec les journalistes, la faute au chronomètre parfaitement affûté de la direction lilloise.
Ayyoub Bouaddi, robot sur le terrain comme lors de ses interventions médiatiques, suivait et réalisait un passage encore plus express. Il dégage néanmoins toujours, même lorsqu’il fait preuve de langue de bois, quelque chose de particulier chez les journalistes, heureux de pouvoir le voir plus régulièrement après avoir été longtemps frustrés par ses absences à ses débuts. Le calme s’emparait ensuite de la zone mixte, vite délaissée par ses principaux acteurs. Cette dernière ne les retrouvera que le 15 février, à l’occasion de la réception du Stade Brestois lors de la 22e journée de Ligue 1.






