Publié le 5 avril 2026 à 09:20

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Quentin Delcourt
Le LOSC s’est imposé avec la manière lors de la réception du RC Lens (3-0) ce samedi, second Derby du Nord de la saison. Voici ce que l’on a aimé et moins aimé pendant cette fabuleuse rencontre.
Ce que l’on a aimé
> Une faim dévorante : Un derby ne se joue pas, il se gagne. C’est une phrase que l’on aime entendre et pourtant, lorsque l’on gagne de cette façon, tout devient immense. Les Dogues, véritablement affamés, n’ont rien laissé à leur adversaire, absolument rien. Ils n’ont jamais cessé de courir les uns pour les autres, de presser, de lutter, de batailler, de tout donner. « J’étais fatigué… », avouait Matias Fernandez-Pardo pour souligner, au coup de sifflet final, l’intensité imposée. Lillois, vous nous avez régalés avec des souvenirs gravés pour l’éternité.
> Une statistique iconique : Lorsque le coup de sifflet final retenti, il nous arrive de passer du temps sur les réseaux sociaux, observant ainsi ce qui peut se dire ici et là pendant que nous sommes affairés dans les entrailles de la Decathlon Arena – Stade Pierre-Mauroy. C’est là qu’une statistique (@statsdufoot) a soudainement émergé : le RC Lens, battu ce samedi (3-0), est devenu l’adversaire contre lequel le LOSC s’est imposé le plus de fois (48) dans son histoire. C’est simplement beau, simplement symbolique, simplement savoureux.
> Des célébrations collectives : C’est l’une des images fortes au coup de sifflet final. Alors que les joueurs s’en allaient fêter leur succès au plus près d’un immense kop lillois vrombissant, certaines individualités s’époumonaient pour amener l’ensemble du staff technique dans leur sillage. Tous, des joueurs à l’équipe technique, pouvaient ainsi savourer cette immense succès. C’est le genre de choses que l’on aime voir et qui rend fondamentalement « heureux ».
La victoire de tout un peuple 🥳
Elle est pour vous celle-là ❤️@eToroFr #LOSCRCL pic.twitter.com/LsUc4hNiaH
— LOSC (@losclive) April 4, 2026
> Le dévouement de Mukau : L’avant-match a été marqué par une absence inattendue, celle du défenseur central Chancel Mbemba, retenu pour une cérémonie présidentielle organisée au pays pour célébrer la qualification du RD Congo à la Coupe du monde 2026. Représentant de la même nation, Ngal’ayel Mukau était bel et bien là, lui, sur le pré pour s’opposer au RC Lens ce samedi. Tout n’a pas été parfait, mais il a tout donné pour son club. Et ça, ce dévouement, il ne faudra pas l’oublier.
Ce que l’on a moins aimé
> La petite frayeur : Félix Correia a été très actif, très appliqué sur le plan défensif et a même été capable d’être à l’origine de brèches dans la défense lensoise, à l’image du premier but lillois sur lequel il aspire deux joueurs au premier poteau ou de sa superbe course sur sa propre réalisation. Le hic, c’est à l’utilisation du ballon. Le RC Lens n’existait pas et aurait pourtant tout de même pu faire mouche lorsque le Portugais se manquait complètement sur une relance pourtant anodine. Berke Özer veillait heureusement au grain, avec une belle manchette sur Odsonne Edouard (33′), mais cette occasion aurait pu tout changer.
> La gestion du trafic : Les joueurs du LOSC ont donc été quasiment parfaits, faisant vibrer près de 50 000 personnes dans l’enceinte de la Decathlon Arena – Stade Pierre-Mauroy. Mais elle, était-elle vraiment prête à accueillir l’ensemble de la famille lilloise ? Ce n’est pas ce qu’ont traduit les interminables files d’attente qu’il était encore possible d’observer sur son parvis. Certaines queues débutaient même des parkings, signe qu’il fallait s’inquiéter. Certains spectateurs ont d’ailleurs même fini par rentrer sans que les contrôles ne soient effectués. A retravailler…
> Un tifo, et des complications : « On ne sait pas d’où ça vient, mais on a eu peur, vraiment peur », nous soufflait un employé en coulisses au coup de sifflet final. Pendant un petit quart d’heure, l’ensemble de la tribune latérale n’a pu voir autre chose qu’une bâche déployée. Cette dernière est restée coincée lorsqu’il fallait la replier et il a fallu faire preuve de malice pour s’en dépêtrer. C’est le genre de couac qui fait toujours un peu tâche, heureusement que le spectacle était assuré sur le pré. Petit point tout de même : cette sublime bâche mettait en valeur les joueurs ayant marqué l’histoire du club (Jonathan David, Mike Maignan, Rio Mavuba, Benjamin André, José Fonte, Yohan Cabaye, Eden Hazard, Florent Balmont…). Olivier Giroud, légende tricolore mais pas lilloise, était pourtant l’individualité représentée de la façon la plus imposante. Difficilement compréhensible, même si je chipote probablement.






