Publié le 5 avril 2026 à 08:05

Nabil Bentaleb, milieu de terrain du LOSC contre Lens.

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Quentin Delcourt

Par - Catégories : Football, LOSC-

S’il n’a pas été décisif sur le plan purement statistique, Nabil Bentaleb a encore rendu une copie de haute volée ce samedi, lors de la victoire du LOSC sur le RC Lens (3-0). L’international algérien a, au coup de sifflet final, souligné la capacité des Dogues à renouer avec leurs ambitions malgré un début d’année très compliqué.

Une prestation hors-norme

Quel est votre sentiment à l’issue de cette superbe prestation ?

On savait tous ce qu’il s’était passé au match aller et on avait à cœur de faire une grosse performance ce soir (samedi), que ce soit pour nous ou pour nos supporters.

Est-ce que ce n’est pas le meilleur match de votre saison ?

Hmm, cela reste à voir. La vérité, c’est que je pense que l’on a dominé ce match de A à Z. On ne leur a rien donné, rien laissé. C’est ce que l’on avait bien préparé à l’entraînement et c’est ce qui s’est produit.

Cette victoire vous place sur le podium, même si Marseille doit encore jouer contre Monaco demain (dimanche). La fin de saison s’annonce palpitante pour vous ?

Bien sûr. Mais on préfère se focaliser sur un match, puis sur l’autre. C’est comme ça que l’on a des résultats. Le classement, c’est bien, mais cela ne sert à rien de se projeter trop vite. Il faut rester humble et continuer de travailler pour pouvoir retrouver des sourires sur les visages à la fin de la saison.

Avez-vous été surpris par l’intensité que vous avez été capables d’imposer aux Lensois aujourd’hui ? 

Non, je ne suis pas surpris (contrairement à Matias Fernandez-Pardo). On travaille énormément à l’entraînement. On avait très bien préparé ce match avec le staff et on savait que l’on pouvait leur poser des problèmes si on mettait beaucoup d’intensité.

Comment avez-vous fait pour renverser le cours de votre saison, sachant que vous étiez vraiment, vraiment dans le dur en début d’année ?

C’est une remise en question. Il fallait garder nos principes, parce que l’on savait au fond de nous que tout n’était pas à jeter à la poubelle. On savait qu’il y avait des choses à améliorer, il fallait que l’on progresse sur certaines choses, il y a d’ailleurs des matchs que l’on a perdu sur certains détails, mais on savait que l’on allait sur le bon chemin. C’est difficile de se dire ça lorsque les résultats ne suivent pas, et quand toute la presse nous voit mort. Mais on a montré une certaine force de caractère. On a continué de travailler. On a peut-être, à un moment donné, été les outsiders que l’on ne voyait pas revenir, mais on a réussi à inverser cette tendance. Maintenant, rien n’est fait, on a encore six matchs à dominer si l’on veut répondre à nos objectifs et faire une belle fin de saison.

Sa meilleure période à Lille

Parle nous de toi. Cela fait plusieurs semaines que tu évolues à un superbe niveau.

Je me sens bien, ce qui est d’ailleurs à l’image du collectif parce que l’on est mieux. Moi, je me sens bien. On a trouvé certains automatismes tous ensemble. On a traversé des difficultés en ce début d’année et ça nous a permis, tous, de grandir et de se connaître un peu mieux.

Est-ce que ce n’est pas ta meilleure période lilloise ?

Je ne sais pas… Mais ce qui est certain, c’est que je me sens très bien… Ouais, ça doit faire partie de mes meilleures périodes à Lille.

Serais-tu déçu, vu ton niveau, de ne pas aller à la Coupe du monde ?

J’espère faire partie de cette aventure. Je travaille dur tous les jours pour y parvenir. Maintenant, la décision revient au coach (Vladimir Petkovic). Moi, la seule chose que je peux faire, c’est continuer de travailler, rester fit et performant.

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