Publié le 5 avril 2026 à 12:48

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Quentin Delcourt
Tenter de vous faire rentrer dans les coulisses, voici l’objectif de cette rubrique qui perdure autour du LOSC. Le Petit Lillois vous liste ainsi les choses que vous n’avez peut-être pas vues au stade ou à la télévision lors de la victoire empochée par les Dogues (3-0) sur le RC Lens.
Une rencontre entre le LOSC et le RC Lens, un Derby du Nord, ne débute pas à son coup d’envoi. Outre les multiples banderoles aperçues sur les routes et autoroutes de la région, à l’image de celle brandie au Domaine de Luchin (« Un derby ne se joue pas, il se gagne. Tous ensemble, éclatons Lens »), c’est le parvis de la Decathlon Arena – Stade Pierre-Mauroy qui s’enflammait en avant-match.
L’effervescence s’emparait des abords du stade, les chants fusaient de part en part, les fumigènes rouges et blancs accueillaient les Lillois à leur arrivée, définitivement mis dans l’ambiance. Elle qui était déjà intense, ce dont profitait bien un certain Aurélien Chedjou. Ce dernier, qui a raccroché les crampons en mai 2022, regoûtait à cette atmosphère en étant un invité d’honneur ce samedi : il bottait le coup d’envoi fictif de la rencontre.
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𝑻𝒐𝒖𝒔 𝒆𝒏𝒔𝒆𝒎𝒃𝒍𝒆 👊🔥
Nos joueurs sont là 🫡#LOSCRCL pic.twitter.com/cgWfORfXxa
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De l’agitation en tribunes
Cette atmosphère enivrante s’emparait des tribunes, revêtues d’un magnifique tifo lors de l’entrée des joueurs. Sur la gauche, la section des Dogues Virage Est se muait en chasseur, chassant les bêtes qui servent de logo à certaines associations de supporters lensois : un tigre pour les Red Tigers, un loup pour les Wolf 17 ou encore un bison pour la KSO 93. En face des joueurs, sur la tribune latérale, les légendes lilloises (Florent Balmont, Mathieu Debuchy, Benjamin André, Jonathan David, André Strappe, Jean Baratte, Fernando d’Amico, Yohan Cabaye, Eden Hazard, Rio Mavuba, José Fonte, Mike Maignan, Burak Yilmaz et Olivier Giroud) étaient mises en valeur avec un slogan : « Lille, la fierté du Nord ». Enfin, sur la droite, les Go Rijsel laissaient leur tribune se parer de rouge et de blanc, « les 2 couleurs qui dominent la région ».
Tout ceci rendait honneur à cette belle affiche entre Dogues et Artésiens, affiche que l’ensemble de la tribune latérale ne pouvait cependant admirer durant le premier quart d’heure. Sa vision était obstruée par la bâche déployée au coup d’envoi. Celle-ci, la faute à un problème technique, ne tombait pas. « On a eu peur », nous confiait-on ensuite en coulisses. La situation s’est heureusement décanté et cette partie des supporters lillois pouvait se consoler par le fait que la rencontre avait été précédemment interrompue pour un manque de visibilité. En raison du toit fermé, la fumée des fumigènes stagnait dans l’enceinte, gênant les joueurs sur le terrain, les supporters en tribunes, ainsi que les caméras censées filmer la rencontre ou retransmettre les images à l’assistance vidéo à l’arbitrage.
Ce n’est pas la seule fois où cette rencontre a été interrompue, puisque François Letexier menaçait de l’interrompre pour des chants injurieux prononcés à l’encontre de Florian Thauvin (36′). Deux avertissements ont dû être lancés pour que la tension diminue. De la tension, il y en avait également du côté du parcage lensois. Un contre-parcage était expulsé par la sécurité. L’arrêté préfectoral était pourtant clair : « se prévaloir de la qualité de supporter lensois ou se comporter comme tel » dans l’enceinte du Stade Pierre-Mauroy était formellement interdit.
Une intruse et un coup de sang
La tribune latérale avait ainsi été gênée pendant de longues minutes, mais elle ne fut pas la seule. De l’autre côté, là où les journalistes sont amassés, une chauve-souris jouait les trouble-fêtes. Cette dernière a réalisé au moins une centaine d’allers et retours sous le nez des caméras, au point de faire partie des commentaires de certains directs à la radio, comme sur les ondes de RMC. Elle a été un véritable running gag pendant 90 minutes.
Batman veillait ainsi sur les Dogues, à l’exception de Hakon Haraldsson. Ce dernier s’est vu offrir deux cadeaux par son compère Matias Fernandez-Pardo : une passe décisive pour l’ouverture du score, puis un coup de torse puissant en pleine tête, suffisant pour que sa lèvre s’ouvre. Les images étaient cocasses à la mi-temps, lorsqu’il s’avançait au micro des équipes de Ligue 1+. « Ma lèvre ? Ce n’est pas beau à voir, vous le voyez bien. Je ne sais pas comment je me suis fait ça », souriait-il. Nous, on sait. Matias Fernandez-Pardo, aussi.
De précieux échanges et du respect
Toujours sur le pré, d’autres petits moments pouvaient être notés. Pour rester sur Matias Fernandez-Pardo, il pouvait profiter des bons conseils d’Aïssa Mandi au moment de botter son penalty. « Il m’a dit de rester concentré et de tirer avec détermination », confiait l’attaquant lillois, qui le considère comme un « grand frère » dans le vestiaire lillois. Il transformait l’essai (58′) et permettait aux siens de prendre un avantage conséquent de trois pions, scellant ainsi le sort de la rencontre. Ovationné par le public lors de sa sortie (80′), Matias Fernandez-Pardo échangeait un très grand sourire avec Bruno Genesio à son arrivée sur le banc, ainsi qu’une petite tape affectueuse sur la tête. L’image était belle.
Une ovation ? Il n’y en a pas eu que pour le buteur-passeur, mais aussi pour Benjamin André à son entrée en jeu (73′). Ce dernier s’était échauffé de manière coordonnée avec les chants lillois et les « qui ne saute pas n’est pas Lillois » (65′) pour être parfaitement rôdé. Il récupérait immédiatement le brassard de capitaine. C’est Aïssa Mandi qui lui confiait spontanément, signe de l’immense respect qu’il lui donne. Enfin, Romain Perraud a lui aussi eu son moment de gloire à sa sortie (90+4′), lorsqu’il passait devant la tribune occupée par le kop lillois.
Des sourires et des intrus en zone mixte
Le coup de sifflet final retentissait, permettant enfin aux Dogues de savourer. Ces derniers venait de réaliser une prestation de grande classe pour s’offrir le scalp du RC Lens (3-0). Cela valait bien de belles célébrations, au point de voir des membres de l’effectif lillois pousser le staff technique à les rejoindre. Ils étaient ainsi tous là, de Bruno Genesio à Romain Perraud, à faire la fête au bord du terrain.
La victoire de tout un peuple 🥳
Elle est pour vous celle-là ❤️@eToroFr #LOSCRCL pic.twitter.com/LsUc4hNiaH
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Non loin de là, en tribunes, le journaliste et commentateur Smaïl Bouabdellah devait tenter de garder son sérieux aux commentaires lorsqu’il était interpellé par des supporters lillois. « Alors l’OM, ça va comment maintenant l’OM ? », était-il possible d’entendre. Le LOSC venait de devancer l’OM d’un point au classement, prenant ainsi place sur la troisième marche du podium.
Des interventions spontanées du genre, il y en a également eu en zone mixte. Matias Fernandez-Pardo a par exemple été déconcentré par Bruno Genesio, lui qui passait dans son dos pour se diriger en conférence de presse. Une petite tape, un regard et des sourires, un cocktail amplement suffisant pour malmener une intervention à chaud. Nabil Bentaleb ne pouvait quant à lui cacher son immense sourire lorsque Hakon Haraldsson sortait du vestiaire et hurlait en anglais : « Mais regardez-le, quel joueur, mais quel joueur », tel un supporter surexcité avant de quitter l’enceinte lilloise.
L’ambiance était bien plus morose côté lensois, surtout lorsque Jean-Louis Leca passait dans les couloirs… pile au moment choisi par les Lillois pour hurler à leur arrivée dans les vestiaires. Une histoire de timing. L’ambiance s’était quant à elle atténuée quand Olivier Giroud pliait bagages avec sa femme et ses enfants. Ses enfants ? Il a failli en manquer un en cours de route, lui qui se perdait brièvement dans les couloirs de la Decathlon Arena – Stade Pierre-Mauroy. Ils lui ont heureusement vite mis la main dessus.
Enfin, ce bal était conclu par deux visages bien connus mais à la présence inattendue. Bafodé Diakité et Leny Yoro, qui avaient fait irruption dans le vestiaire lillois, croisaient de vieilles connaissances journalistiques à leur départ : l’occasion de serrer quelques pinces et d’échanger brièvement sur leur état de forme respectif. Ils vont bien, on vous l’assure.






