Publié le 4 novembre 2020 à 13:39

Crédit Photo : Le Petit Lillois
Si le match face au Celtic Glasgow était officiellement le 112ème en compétition UEFA, de nombreux spécialistes, ne comptabilisent pas les rencontres de Coupe Intertoto. Dans ce cas, il s’agissait en réalité du 100ème match des Dogues dans une compétition continentale majeure. Un événement à analyser.
Quelle place pour le LOSC, dans le football français ?
En ne prenant en compte que les matchs de Champions League (C1),
Coupe des Coupes (C2), et Europa League (C3), le LOSC intègre donc
le cercle fermé des équipes françaises à 100 matchs européens (ou
plus).
Seuls huit clubs de l’hexagone font aussi bien : Lyon 262 matchs,
PSG 227, OM 225, Bordeaux 216, Monaco 193, Saint-Étienne 121,
Auxerre 108 et Nantes 100.
Les Lillois devraient dépasser le FC Nantes, si l’actuelle phase de poule de C3 va à son terme. En effet, le LOSC pointera à 104 matchs après le déplacement au Celtic Park (mi-décembre). Il faudra en revanche voir les huitièmes de finale cette saison, pour tenter d’égaler les 108 matchs d’Auxerre dès le printemps.
Présents, mais moins performants
Si Lille, vient d’atteindre le cumul flatteur de 100 matchs, les Dogues n’ont gagné que 33% de ces rencontres (11 en C1 et 22 en C3). Ce ratio est d’ailleurs le pire des 12 clubs français habitués aux coupes d’Europe. Pire, il s’agit du 26e cumul sur les 31 tricolores qui ont obtenu au moins une victoire dans ces compétitions.
Un parcours Européen inexistant avant 2000
Contrairement aux autres grosses cylindrées du football français, le LOSC a la particularité de n’avoir disputé aucun match (sous l’égide de l’UEFA) avant son déplacement à Parme en aout 2001.

En ne prenant en compte que le cumul depuis l’an 2000, le LOSC se hisse ainsi à la cinquième place hexagonale. Au XXIème siècle, il est uniquement précédé du trio Lyon-Paris-Marseille, et des Girondins de Bordeaux (dont le cumul est atteignable dès cette saison).
Les lillois profitent ici des réformes de l’UEFA au milieu des années 2000, ayant vu l’introduction d’une phase de poule en Europa League. En effet, avant 2004, un club français démarrait souvent en 32e de finale de C3 et ne devait disputer que cinq tours (en aller-retour, soit 10 matchs) pour atteindre la finale. Il faut désormais en disputer un minimum de 14 (sans les éventuels barrages) pour qu’un qualifié français voit la finale d’Europa League (les six matchs de poule, puis la phase à élimination directe à partir des 16e).






