Publié le 11 mars 2026 à 18:30

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Victor Orgaer
Bruno Genesio est apparu en conférence de presse ce mercredi, la veille d’un duel entre son LOSC et Aston Villa en huitièmes de finale de Ligue Europa. Il ne s’agit pas d’une revanche à ses yeux alors que de l’eau a, selon lui, coulé sous les ponts en deux ans.
Cap sur LOSC – Aston Villa
Que vous inspire votre homologue Unai Emery, que vous avez déjà pu affronter par le passé ?
Ça m’inspire déjà beaucoup de respect parce que c’est un garçon qui a beaucoup d’expérience, qui a gagné quatre Europa League et ce n’est pas rien. Trois fois avec la même équipe et une fois avec Villarreal, ce qui en dit long sur ses compétences. Il coache à chaque fois de grandes équipes et il fait un travail merveilleux à chaque fois.
Il a aussi une qualité, c’est quelqu’un qui est capable, même dans les moments très difficiles, de redresser la barre. C’est aussi ça, pour moi, l’une des caractéristiques des grands coachs. On l’a vu cette année, après un début de saison très compliqué avec Aston Villa, petit à petit, il a su replacer son équipe en haut du tableau, même si depuis quelques matchs, ils ont un peu plus de difficultés. C’est aussi ça la marque pour moi des bons entraîneurs. J’ai beaucoup de respect et je suis content de l’affronter.
Je pense que ce sera aussi un match très intéressant pour nous évaluer face à une des meilleures équipes de Premier League. J’ai confiance en mon groupe et en mes joueurs.
Avez-vous le sentiment que vous allez vivre un match un peu hors norme ?
Oui, la Coupe d’Europe c’est une compétition pour laquelle on se bat toute la saison, pendant les 34 matchs pour y participer, surtout la Champions League et l’Europa League. Je ne vais pas dénigrer la Conférence League, mais ce sont quand même deux compétitions très relevées.
On ne va pas la galvauder après avoir tout fait pour la jouer. Après, notre job, nous le staff, c’est d’englober cette double confrontation à notre programme du championnat, puisqu’on a déjà joué un match, mais c’est cinq matchs en deux semaines, et on ne peut pas occulter complètement les deux déplacements qu’on aura à Rennes et à Marseille. Mais on a un effectif pour avoir une équipe compétitive, capable de rivaliser avec Aston Villa, puis de nouveau dimanche, puis de nouveau la semaine prochaine, puis de nouveau à Marseille.
C’est à nous de gérer les temps de jeu, tout en gardant une équipe compétitive à chaque fois, pour être performant en championnat, mais aussi en Coupe d’Europe, puisque la Coupe d’Europe, c’est quand même une compétition qu’on aime tous jouer.
Rester en vie
Lors du barrage aller, votre équipe avait mal abordé le match aller et avait été contraint de faire une très belle performance au match retour. Est-ce que cette première double concentration vous a forcé à modifier votre préparation pour ce match de jeudi ?
Modifier, non, parce qu’on prépare tous les matchs du mieux possible et très souvent de la même manière. Ce match aller contre Belgrade, peut-être qu’on a été un peu surpris de l’animation en début de match, mais on se prépare de la même manière.
Ça peut arriver aussi de rater un match. C’est ce qui nous est arrivé au match aller contre Belgrade. L’important, c’est d’être capable d’en tirer les enseignements et de rectifier.
C’est ce qu’on avait réussi à faire au match retour dans un contexte qui n’était pas simple. Ça doit aussi nous donner de la confiance par rapport au match qui nous attend demain (jeudi) et jeudi prochain. Il faut aussi bien se rappeler que demain (jeudi), on ne sera qu’à la mi-temps de ce huitième de finale. Le plus important, c’est déjà de faire un très bon match demain (jeudi) et aussi d’être en vie pour la qualif’ avant le match retour.
Vous disiez que c’est important d’être encore en vie jeudi prochain. Est-ce que ça sous-entend que tu vas adopter plutôt une tactique prudente en début de match ?
Non, pas du tout. On va jouer notre jeu pour gagner. Après il y a un adversaire qui est très fort en face, qui va aussi jouer pour gagner. Mais il faut être intelligent dans ce genre de match.
Il ne faut pas partir comme des fous, sans équilibre, et à la fin du match être dans une position comme on a pu l’être par exemple contre Belgrade, où après c’est très difficile. C’est un juste équilibre à trouver, entre bien sûr l’envie d’emballer le match, l’envie de marquer des buts, l’envie de poser des problèmes à cette équipe, tout en gardant un équilibre à la perte du ballon, pour gérer justement les transitions, les coups de pied arrêtés aussi, puisque c’est une équipe qui est très performante sur coups de pied arrêtés, pour qu’à la mi-temps du match, on ait toutes nos chances de se qualifier.
La qualification ne se joue pas demain (jeudi), elle se jouera lors des deux confrontations, et peut-être même plus au retour s’il y a des prolongations ou des tirs au but.
Le souvenir d’Aston Villa
Bruno, vous n’étiez pas là il y a deux ans quand Lille avait affronté Aston Villa en Ligue Europa Conférence. Est-ce que vous allez vous servir de ce match dans votre causerie, ou pas du tout ?
Non, je ne pense pas que je me servirais de la double confrontation en Ligue Europa Conférence, parce que comme l’a dit Nabil, beaucoup de choses ont changé, ont évolué depuis ces deux saisons.
Je ne sais pas combien de joueurs étaient déjà là (6), c’est très peu. Leur équipe a évolué aussi, la nôtre a évolué aussi. Je ne pense pas qu’il soit nécessaire de se servir de ces deux matchs-là pour préparer la double confrontation qui nous attend.
Que pensez-vous d’Emiliano Martinez ?
Je pense qu’il faut être préparé à ça. On sait que c’est une de ses particularités. Ça reste aussi un très grand gardien, il ne faut pas l’oublier.
Mais il ne faut pas non plus le caricaturer uniquement à son comportement qui peut parfois être désinvolte, énervant, et tous les subjectifs qu’on peut trouver. Mais il faut être prêt à ça, parce que ça fait partie du football aujourd’hui, d’être capable de gérer ses nerfs, ses émotions, et être prêt à tout ça.






