Publié le 26 avril 2026 à 20:09

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Quentin Delcourt
Après la rencontre entre le LOSC et le Paris FC, Thomas Meunier s’est arrêté en zone mixte afin de débriefer la performance des siens.
Un score serré, des Dogues un peu laxistes, un Berke Özer en grande forme, une fin de saison intense et un Matias Fernandez-Pardo en pleine forme… Voici les sujets évoqués par Thomas Meunier ce dimanche soir. Le récit.
Une victoire serrée
C’est une victoire hyper importante dans cette course à la troisième place pour Lille ce soir.
Oui, un peu laborieuse malgré tout. J’ai trouvé qu’on aurait pu tuer le Paris FC à de nombreuses reprises et on ne l’a pas fait. Il y avait un côté un petit peu laxiste de notre part, surtout en deuxième mi-temps. Mais malgré tout, les trois points sont là. Un peu de réussite aussi avec ce penalty manqué. Je ne peux pas dire que c’est la chance du champion, il n’y a plus aucune chance de prendre le titre, mais c’est peut-être la chance du troisième. Je croise les doigts pour ça. Et voilà, on ne va rien lâcher. Il reste trois matchs maintenant, dont deux à domicile. Je dirais qu’on a notre destin entre nos mains.
Vous avez semblé assez maître tactiquement du ballon, vous avez plutôt dominé cette rencontre. Ça aussi, j’imagine que c’est une satisfaction. Au-delà du score, il y a aussi la manière…
Oui, bien sûr. Le staff technique insiste souvent avec ça. Gagner un match, c’est bien aussi à certains moments. On ne peut pas toujours tout avoir mais la prestation collective est pour moi très importante. Et c’est important aussi de pouvoir se dire qu’on est contenté par le football qu’on a créé, par le jeu, par les mouvements, par les occasions, par tout ça. Et je pense que dans les statistiques, on voit souvent qu’on est, avec le PSG, dans les équipes qui essaient de jouer le plus, avec beaucoup de pressing, beaucoup de jeux offensifs. On a des joueurs aussi de très bonne qualité qui peuvent faire la différence. Encore aujourd’hui, on a eu quelques très très beaux mouvements. Et c’est là où je me dis qu’on pourrait se faciliter les choses si on parvenait à être un peu plus efficaces offensivement.
Berke Özer en pleine forme
Tu parlais du penalty. Il est un petit peu fou cet arrêt de Berke (après le penalty). Il n’est pas banal en tout cas.
Non, il est complètement fou. Berke a déjà, je pense, arrêté 5 ou 6 penaltys depuis le début de saison, notamment en Europa League. Et c’est beau, c’est très beau. Il a vraiment un truc avec ça. Et puis, il nous aide bien. Je pense que c’était le 10ᵉ ou 11ᵉ match avec un clean sheet. J’ai peut-être eu une petite erreur d’un ou deux matchs, mais ça veut bien dire que défensivement, on est bien et c’est aussi grâce au gardien, pas qu’aux joueurs de champ. Donc voilà, c’est très satisfaisant.
Un fin de saison intense
Quand tu regardes le calendrier, comment tu te sens ? Est-ce qu’il est plus tranquille ?
Plus tranquille, je ne sais pas trop, le championnat de France est un championnat bizarre. On peut perdre contre tout le monde, gagner contre tout le monde et on l’a vu d’ailleurs parce que mine de rien, entre janvier et février, je pense qu’on fait 3 sur 24. Et malgré tout, on joue le podium. Ça, c’est surréaliste, ça ne peut pas arriver normalement. Et malgré tout, on est toujours là. Les équipes perdent énormément de points. On l’a vu encore avec Monaco, qui a été sur une série incroyable et qui là, depuis deux semaines, déconne un peu, Paris qui perd à domicile. Il se passe beaucoup de choses et c’est pour ça que je pense qu’il faut prendre la balle au bond quand elle arrive. Et puis, c’est à nous de faire le reste.
Tes regrets sont sur le fait de ne pas avoir plus marqué. Est-ce que c’est une donnée que vous avez en tête parce que c’est aussi à ça que ça se joue avec Lyon ?
Oui parce qu’on est quand même une équipe dominante, il faut dire ce qui est, et on a des occasions, on crée des occasions, que ce soit via Matias, via Hakon, via N’galayel, etc. Et même, on le voit, Romain, moi, à droite. En fait, on a un jeu offensif tout simplement, même les latéraux, même les centraux, des fois sur phase arrêtée, etc. peuvent apporter leur pierre à l’édifice. Et pour moi, c’est important de pouvoir prouver aussi, comme on l’a fait au premier tour, notamment à Lorient ou contre Metz, qu’on peut tuer un adversaire sans attendre la 85ᵉ minute pour remporter une rencontre. Et en ce moment, je trouve qu’on a un peu plus de difficultés à le faire même s’il n’y a pas vraiment de répercussions au niveau des résultats.
Matias Fernandez Pardo essentiel
Matias a autant d’occasions qu’en début de saison. Mais là, un but, un tir sur la barre. Est-ce que tu trouves que c’est là l’axe de progression où il a le plus progressé depuis le début de la saison ?
Oui, mais après, je pense que Matias, les qualités sont là, c’est intrinsèque chez lui. Et ça va être important qu’il ait cette confiance et qu’il la garde par rapport au début de saison où des fois, il allait à droite, des fois à gauche, des fois en neuf, remplaçant, pas remplaçant, etc. Là, je pense qu’il le sent aussi, qu’il a passé un cap et que le staff lui fait énormément confiance. Matias a une panoplie de qualités qui sont incroyables. Il peut jouer en soutien, il peut jouer dans le dos des adversaires, il peut dribbler, il peut aller à gauche, il peut aller à droite. Il est redoutable et je pense qu’il faut qu’il prenne conscience tout simplement de ses qualités parce qu’il n’y a pas énormément de joueurs comme lui. Ici aujourd’hui, il y a un pénalty, le tir sur la barre, mais il est aussi décisif pour garder le ballon, pour faire participer les coéquipiers. Et puis, des neufs qui ne pensent pas juste à marquer des buts, ça ne se trouve pas facilement et je pense que Matias fait partie de ceux-là.






