Publié le 15 avril 2026 à 17:50

Nabil Bentaleb, milieu de terrain du LOSC.

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Quentin Delcourt

Par - Catégories : Football, LOSC-

En l’absence de Benjamin André, Nabil Bentaleb a pris une place prépondérante dans le système du LOSC. Sa forme du moment est « un atout », ce qu’a confirmé Dimitri Farbos.

Relégué au second plan dans la hiérarchie des milieux de terrain à l’entame de l’exercice 2025-2026, Nabil Bentaleb (31 ans) est indéboulonnable au printemps. La preuve ? Il vient d’enchaîner six titularisations consécutives au cœur de l’entrejeu lillois et apparait désormais comme l’un des premiers noms à cocher sur la feuille de match.

Les observateurs sont conquis – « Nabil Bentaleb joue en marchant. Qualité de passes, de vision de jeu, il initie le jeu long et le jeu court. C’est exceptionnel, grandiose », déclarait encore récemment Walid Acherchour sur les ondes de la radio RMC – tout comme les supporters lillois. Ces derniers ne savent même plus où donner de la tête : « Entre (Ayyoub) Bouaddi, (Nabil) Bentaleb et (Benjamin) André, ils sont monstrueux… mais il n’y a que deux places », nous confiait encore Quentin lundi, lendemain d’une retentissante victoire du LOSC à Toulouse (0-4).

L’atout Bentaleb

Récemment questionné sur le regain de forme de Nabil Bentaleb, Dimitri Farbos, qui remplaçait Bruno Genesio le temps d’une conférence de presse, était obligé de reconnaître qu’il s’agissait « d’un atout » pour les Dogues.

« Son retour au premier plan, c’est forcément une bonne chose, reconnaissait-il d’entrée de jeu vendredi dernier. C’est un atout pour l’équipe d’avoir tous ses joueurs dans la meilleure forme possible. Nabil, bien entendu que ça peut être un relais sur le terrain, que ce soit par son jeu et aussi par son écoute. »

Dimitri Farbos refusait néanmoins la tournure de la question : Nabil Bentaleb n’a pas eu pour vocation de combler le vide laissé par Benjamin André, absent de mi-mars à début avril. « Dans un collectif, c’est toujours une histoire d’équilibre, et je pense que certains joueurs dégagent du leadership par une certaine façon – ça peut être par la parole, ça peut être par l’aura, d’autres par de la technique, d’autres par des statistiques ou de l’impact sur l’adversaire – et chacun a sa place », se contentait de répondre l’adjoint de Bruno Genesio.

Le jeu long

Pas là pour remplacer Benjamin André, Nabil Bentaleb a été son complément dimanche à Toulouse, où ils ont reformé le duo qu’ils constituaient autrefois sous la houlette de Paulo Fonseca lors de la saison 2023-2024. Le dernier nommé peut toute façon, avec son capitaine ou Ayyoub Bouaddi, laissait parler toute sa palette, et notamment son jeu long.

« C’est bien sûr important de le maîtriser, comme beaucoup de gestes techniques, reconnaissait également Dimitri Farbos devant les médias. La capacité de nos joueurs à pouvoir alterner les solutions courtes et les solutions longues, ça nous permet aussi, nous, le collectif, d’avoir plusieurs options. Et donc, par exemple, d’être capable d’utiliser de temps en temps le jeu long, soit pour sortir d’un pressing, soit pour pouvoir jouer aussi dans la profondeur. On a pu le voir en action sur des matchs récents (Rennes, Marseille, Lens, notamment). Le jeu long est une qualité technique très importante. »

Et cette qualité, Nabil Bentaleb l’a dans ses pieds : « C’est un joueur avec une expérience, donc il a répété ces gestes-là depuis tout petit et il continue de les répéter plus ou moins fréquemment », acquiesçait encore Dimitri Farbos. « C’est une qualité qu’il entretient, à la fois quand on fait du travail technique et à la fois quand on est sur des phases de jeu. »