Publié le 13 avril 2026 à 20:01

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Quentin Delcourt
Le LOSC s’est imposé ce dimanche face au Toulouse FC (0-4). A l’issue de la partie, Le Petit Lillois est allé à votre rencontre, supporters lillois. La parole aux supporters, c’est ci-dessous.
Quelques minutes après le sacre de Wout van Aert sur les pavés de Paris-Roubaix, dont le mythique secteur du Carrefour de l’Arbre est voisin du Domaine de Luchin, c’est un autre Enfer du Nord, davantage porté sur le ballon que sur le vélo, qu’allait subir la Ville Rose.
Après une superbe entame de match, récompensée par l’ouverture du score de Thomas Meunier (23e), les Lillois ont enchaîné au retour des vestiaires. Parfaitement lancé par Nabil Bentaleb, Matias Fernandez-Pardo, insaisissable ces dernières semaines, est accroché par Mark McKenzie, qui voit rouge (48e). Sur le coup-franc, Romain Perraud double la mise (50e) avant que Matias Fernandez-Pardo, encore lui, n’inscrive le troisième but lillois (55e). Au terme de la rencontre, Olivier Giroud s’invite à la fête en transformant le pénalty obtenu à la suite d’une main de Dayann Methalie (90e+4).
Une question de ressenti
Quentin affiche une grande satisfaction après la démonstration lilloise sur la pelouse du Toulouse FC (0-4). « Le ressenti a été que ça a été un match maîtrisé de A à Z« , résume-t-il, impressionné par la capacité des Dogues à imposer leur tempo, dans la continuité des récentes prestations abouties. « Un peu comme face à Lens la semaine passée et Marseille également, que l’on a su bien manœuvrer globalement. »
« Nabil Bentaleb ? L’homme du match depuis un mois et demi »
Dans le détail, le supporter met en avant la performance du milieu de terrain, véritable clé du match selon lui et ce, depuis plusieurs rencontres. « Ce qui m’a plu a été principalement la qualité du milieu, entre les récupérations, souvent hautes, du capi », explique-t-il, avant de saluer une nouvelle fois la prestation de Nabil Bentaleb. « Du côté de Nabil, c’était encore un récital… pour moi, il a été l’homme du match, comme depuis un mois et demi« , affirme Quentin, admiratif de la régularité et de l’impact du milieu lillois.
D’autres individualités ont également retenu son attention, à l’image de Nathan Ngoy et Félix Correia. « J’ai bien aimé leurs matchs, surtout Correia qui revient bien depuis deux ou trois rencontres. »
Pour nuancer, Quentin pointe toutefois une prestation plus en retrait. « J’ai un peu trouvé Mukau en dessous aujourd’hui, surtout dans son jeu avec ballon », conclut-il, apportant un regard plus critique sur l’un des éléments du collectif malgré la large victoire.
« On sent une équipe retrouvée »
Comme Quentin, Paul ne cache pas sa satisfaction après la large victoire du LOSC, qu’il inscrit dans une dynamique particulièrement positive. « Ce match est une énorme satisfaction qui confirme la très bonne forme de l’équipe depuis presque deux mois. » À ses yeux, cette rencontre illustre parfaitement les progrès récents. « On sent une équipe retrouvée, qui a maîtrisé son sujet durant l’ensemble de la rencontre. »
Au-delà du résultat, c’est surtout l’état d’esprit collectif qui l’a marqué. « J’ai énormément apprécié le collectif, on revoit une vraie équipe soudée et pleine de confiance« , insiste Paul. Dans ce renouveau, il n’hésite pas à souligner le rôle des leaders, à l’image de Bentaleb et Mandi, qui « donnent le ton », tout en saluant la montée en puissance de plusieurs jeunes joueurs. « Hakon Haraldsson, Matias Fernandez-Pardo ou encore Nathan Ngoy retrouvent de superbes sensations. »
Enfin, au moment de désigner un homme du match, le choix n’est pas évident tant la performance globale a été convaincante. « Toute l’équipe a vraiment performé mais si je devais en choisir un, je donnerais du crédit à Aïssa Mandi. » Le défenseur lillois impressionne particulièrement Paul, qui loue « sa qualité balle au pied, sa solidité défensive et son jeu long de grande qualité », tout en reconnaissant que « Fernandez-Pardo et Bentaleb auraient aussi très bien pu le mériter. »
Plus qu’une équipe, un groupe
Endeuillé par la perte de son père Salvatore (84 ans), Bruno Genesio était tout de même présent au Stadium pour diriger ses hommes. Ces derniers le lui ont rendu de la plus belle des manières en venant célébrer le premier but de la rencontre en l’enlaçant. Un moment qui a touché la communauté des supporters lillois.
Quentin a été marqué par l’émotion qui a entouré ce moment fort, vécu de manière très personnelle. « J’ai regardé le match avec mon père, et on a tout de suite été touchés par la réaction du groupe, d’aller chercher directement Genesio », confie-t-il, soulignant la spontanéité et la sincérité de ce geste collectif.
Ce type de scène lui rappelle d’ailleurs un souvenir récent, tout aussi symbolique. « Ça m’a fait penser au but de Nabil à Rennes la saison dernière, quand il a marqué dès son retour », explique-t-il, établissant un parallèle entre deux moments forts qui illustrent, selon lui, l’unité du vestiaire lillois.
Au-delà de l’émotion, Quentin y voit surtout la preuve d’une solidité mentale retrouvée. « Ça montre que le groupe vit très bien et qu’il est fort, malgré les bas qu’il y a eus. » Porté par cette dynamique et les performances récentes, il se montre confiant pour la suite. « Ils n’ont jamais rien lâché, et vu le jeu produit depuis Rennes, je pense qu’ils ne sont pas prêts de lâcher maintenant« , conclut-il, optimiste quant à la continuité de cette belle série.
« Ce rassemblement montre vraiment qu’on a un groupe très solidaire »
A l’image de Quentin, Paul estime que cette scène en dit long sur l’état d’esprit du groupe. « Ce rassemblement montre vraiment qu’on a un groupe très solidaire« , explique-t-il, y voyant même « probablement la grande force de cette équipe« .
Dans ce contexte particulier, ce geste collectif prend une dimension encore plus forte. « C’est dans ce genre de moment qu’on voit le travail humain, souvent mis en avant par le président Olivier Létang », avoue le supporter, insistant sur la cohésion qui unit joueurs et staff.
Selon lui, cette solidarité n’est pas nouvelle, mais elle a été déterminante dans la saison. « Le groupe, comme Bruno Genesio, ne s’est jamais lâchés, même au plus bas« , rappelle-t-il, estimant que cela « rend encore plus belle cette remontée au classement. »
Un onze type pour le sprint final ?
Depuis la victoire face à Rennes, Bruno Genesio semble avoir mis la main sur une formule qui porte ses fruits. Face à Toulouse, un seul ajustement était à noter : Benjamin André retrouvait sa place dans le onze, tandis qu’Ayyoub Bouaddi, pas encore à 100 %, débutait sur le banc.
Dès lors, une question se pose : cette composition est-elle en train de s’imposer comme le onze type du LOSC version 2025-2026 aux yeux des supporters ?
A cette question, Quentin répond de manière nuancée. « La recette a sûrement été trouvée, oui,« estime-t-il, tout en rappelant la richesse et la concurrence au sein de l’effectif. Avec le retour progressif des blessés, certains choix forts sont faits mais pour le supporter, les joueurs qui jouent moins ne doivent pas être condamnés. « Il faudra sûrement relancer un jour Santos ou Alexsandro », avance-t-il, mettant en avant la profondeur d’un groupe qui offre désormais « un banc de très haute qualité ». Une caractéristique de cet effectif qui se révèle être autant un atout qu’un casse-tête pour le staff.
« Il n’y a aucune raison de changer une équipe qui gagne »
À l’approche de la fin de saison, Quentin reste vigilant malgré un calendrier abordable sur le papier. « Il reste cinq matchs contre des équipes à notre portée, mais il faudra se méfier de toutes« , prévient-il, refusant tout excès de confiance.
Sur la gestion du groupe, il imagine quelques ajustements ciblés. « Personnellement, je ferais un ou deux ajustements par match pour varier le style de jeu et tenter de manœuvrer les futurs adversaires. » Mais il conclut avec pragmatisme. « Si le coach juge qu’il est bon de garder le onze actuel, qui marche bien en ce moment, il n’y a aucune raison de changer une équipe qui gagne. »
« Lorsque j’ai vu la composition, je m’attendais exactement à celle-ci »
Moins partagé que son prédécesseur, Paul partage un sentiment de continuité autour du onze aligné par Bruno Genesio, convaincu que l’équilibre a enfin été trouvé. « Lorsque j’ai vu la composition, je m’attendais exactement à ça », confie-t-il, validant pleinement les choix du technicien lillois. « Il a trouvé une formule qui marche, donc pas de raison de la changer si les jambes tiennent. »
Dans le jeu, plusieurs ajustements tactiques ont particulièrement retenu son attention, notamment l’utilisation de Matias Fernandez-Pardo. « On a réussi à exploiter son potentiel avec des longs ballons, souvent de Mandi ou Bentaleb. » Une animation qui permet selon lui de « libérer plus d’espace pour Hakon », dont le retour en forme « change le visage de l’équipe ». Il souligne également l’apport des couloirs, avec « deux bons binômes capables d’attaquer et de défendre », ainsi qu’une « charnière centrale infranchissable et techniquement excellente ».
« L’indispensable en ce moment, c’est clairement Nabil Bentaleb, qu’il faut prolonger »
Paul partage l’analyse de Quentin, évoquant un casse-tête dans l’entrejeu lillois. « Entre Bouaddi, Bentaleb et André, ils sont monstrueux… mais il n’y a que deux places. » Pour lui, une certitude se dégage néanmoins. « L’indispensable en ce moment, c’est clairement Nabil Bentaleb, qu’il faut prolonger. »
Enfin, il n’envisage que peu de changements à court terme. « Les seules modifications seront en cas de blessure ou de fatigue. » Malgré ce onze qui enchaîne, le supporter estime qu’il faudra garder certains joueurs à l’oeil. « Il faut surveiller Mbappé, Perrin et pourquoi pas Sahraoui en fin de saison », conclut-il, évoquant des options supplémentaires pour entretenir la dynamique actuelle.






