Publié le 19 juillet 2026 à 18:01

Crédit photo : LOSC Médias
Le LOSC ne s’arrête plus de recruter. Après Loun Srdanovic et Başar Önal, le club nordiste a enregistré l’arrivée du défenseur central français, Tanguy Nianzou. Partons à sa découverte grâce à son portrait.
Avec les non-renouvellements de contrat de Chancel Mbemba et d’Aïssa Mandi, les dirigeants lillois se sont positionnés sur le marché des défenseurs centraux afin d’apporter une solution supplémentaire à Davide Ancelotti. Tanguy Nianzou fait donc office de troisième joueur (sans doute devant Isaac Cossier dans la hiérarchie) pouvant évoluer en charnière centrale avec Alexsandro et Nathan Ngoy.
L’espoir défensif du PSG
Né le 7 juin 2002 dans la capitale française, Tanguy Nianzou tape dans le cuir à partir de l’âge de 6 ans avec le club Épinay Athletico. Il poursuit sa formation à Fontainebleau avant d’intégrer en 2016 l’un des meilleurs centres de formation de France, celui du Paris Saint-Germain. Prometteur, il franchit les étapes une à une avec les jeunes Titis du PSG et s’immisce à quelques reprises dans le groupe professionnel lors de la saison 2019-2020.
Vasko Foot, supporter du double champion d’Europe, était à l’époque « curieux de voir quelles allaient être ses performances et son temps de jeu à Paris » ainsi que ce qu’il pouvait apporter à l’équipe de Thomas Tuchel. « Nous avions un centre de formation rempli de grands espoirs en qui nous avions beaucoup d’attentes à l’époque (Xavi Simons, Édouard Michut, El Chadaille Bitshiabu…) et (Tanguy) Nianzou en faisait partie. »
Même si sous l’impulsion de Luis Enrique, les Titis émergent progressivement, une telle émergence était un fait notable à l’époque, comme nous le souligne notre adepte du PSG. « Nous avions la joie de voir un Titi chez les pros, chose rare à l’époque, même si Thomas Tuchel, le coach qui a lancé Tanguy, avait pas mal changé la donne à ce sujet. »
Vasko Foot avait donc « hâte que (Tanguy) Nianzou signe avec les professionnels », après que ce dernier n’ait joué pas moins de treize rencontres sous les couleurs parisiennes durant l’exercice 2019-2020.
Un avenir tracé
« Il était précoce et choquant. »
Cette envie ne sort pas de nulle part. Les supporters parisiens étaient clairement séduits par ses performances et « ont subi une onde de choc en voyant (Tanguy) Nianzou sous le maillot du PSG ». Le féru du club de la capitale était encore plus subjugué au vu du contexte de l’époque. « Du calme, de la sérénité, de la qualité technique et de l’impact, même s’il devait s’améliorer, rien de tout ça n’était normal à 17 ou 18 ans, dans un effectif avec Thiago Silva, (Kylian) Mbappé et Neymar (Jr). Il était absolument précoce et choquant. »
La preuve de cette précocité fut la rencontre opposant le PSG à l’Amiens SC. Notre supporter parisien se remémore ce match qu’il juge « absolument irrationnel » de la part du néo-Lillois. « Je me souviens d’un match fou au stade de la Licorne, à Amiens, où Paris se fait sévèrement accrocher (4-4). Ce soir-là, (Tanguy) Nianzou met un doublé de la tête. » Tout allait donc pour le mieux à Paris. Vasko Foot lui promettait d’ailleurs « un grand avenir », tout comme la plupart des fans parisiens.
Mais gâché
Cet avenir tout tracé, le jeune de la capitale n’en a pas voulu. Son départ pour le Bayern Munich fut vécu comme « une énorme trahison et une grande déception » par notre mordu du PSG, malgré le fait qu’il ne soit qu’un jeune espoir et non pas un cadre du vestiaire. Il semble expliquer ce départ par « une absence de projet pour les Titis », mais « qui n’était pas le cas de Tanguy (Nianzou) qui jouait avec le PSG ».
L’incompréhension est toujours aussi présente chez Vasko Foot. « Il s’est sûrement trompé en rejoignant le Bayern. Avec le recul, je ne comprends pas son choix, mais je comprends qu’il a été dépassé et je regrette qu’avec un talent pareil il n’ait pas pu confirmer et avoir une immense carrière », se désolait le supporter du club de la capitale.
Une expérience bavaroise freinée par les blessures
Alors promis à un bel avenir au PSG, qui lui réservait un contrat professionnel en fin de saison, Tanguy Nianzou préféra prendre son envol vers le Bayern Munich, libre de tout contrat. Le Bayern pensa donc faire la bonne affaire comme nous l’a expliqué Julien, supporter assidu du Bayern. « On était plutôt contents de voir arriver un Titi parisien. La formation parisienne est très bonne. »
Le fan bavarois s’amusait même de voir que le Bayern avait réussi « à faire signer un contrat professionnel à Tanguy (Nianzou), sans que le PSG n’y arrive de son côté. C’était hyper gratifiant pour nous », se souvient le supporter munichois.
Toutefois, Tanguy Nianzou ne fut pas épargné par les blessures durant ses années en Bavière. Avec seulement 28 matchs en deux saisons, le natif de Paris a généré « de la déception » chez les fans. Julien se pose même la question suivante : « La décision de choisir le Bayern plutôt que le PSG n’était-elle pas mauvaise ? »
Les supporters de l’ogre du championnat allemand ne furent pas surpris par son départ, déçus que le jeune Français « ne se soit pas imposé et qu’il n’ait pas été très performant » dans leur club de cœur. C’est donc avec un sentiment d’amertume que le Bayern et Tanguy Nianzou se sont quittés.
De l’enthousiasme à l’inquiétude
Après son expérience en Bavière, Tanguy Nianzou est recruté par le Séville FC pour une somme avoisinant les 16 millions d’euros. Belén, supportrice dans l’âme des Palanganas, se rappelle de l’arrivée de l’espoir français « qui fut accueilli avec beaucoup d’enthousiasme » par ses nouveaux supporters, et ce malgré ses antécédents physiques (200 jours d’absence pour 38 rencontres manquées avec le Bayern).
En provenance d’Allemagne, l’ancien Titi parisien fut considéré comme « un investissement pour l’avenir afin d’assurer la relève de Jules Koundé et Diego Carlos ». Il fut catalogué comme « un jeune défenseur central très prometteur » à son arrivée.
De multiples absences
Cependant, Belén regrette « les blessures incessantes » (498 jours d’indisponibilité pour 82 matchs), notamment aux ischios-jambiers, du jeune Français « qui a vu l’optimisme placé en lui se transformer en inquiétude ». « Incapable d’assurer une régularité lors de ses retours de blessure », Tanguy Nianzou n’a jamais su prouver sa valeur et donner raison au « coûteux transfert » dont il avait fait l’objet.
« Il a beaucoup travaillé pour décrocher une place dans le onze de départ. »
Ses absences répétées ne l’ont pas empêché de se faire apprécier en Espagne, notamment par notre supportrice. « À chaque fois qu’il a joué (61 rencontres avec le FC Séville), que ce soit en tant que titulaire ou remplaçant, j’ai apprécié sa personnalité et son placement sur le terrain. Car malgré ses blessures, il a beaucoup travaillé pour décrocher une place dans le onze de départ. »
L’opportunité lilloise
Pour elle, la nouvelle recrue lilloise « correspond aux caractéristiques qu’un défenseur central moderne » doit avoir, même s’il peut jouer un cran plus haut. « Son physique imposant lui permet de remporter de nombreux duels aériens », nous explique Belén, qui lui octroie également la capacité de « déjouer les lignes adverses grâce à une bonne relance ».
Après quatre saisons en Andalousie, le défenseur français a décidé de revenir dans son championnat natal, la Ligue 1. Belén pense que signer au LOSC est « une très bonne opportunité pour lui tant sur le plan personnel que professionnel ». La fan inconditionnelle des Rouges et Blancs approuve son choix. « Il revient en France et rejoint une équipe d’élite et reconnue comme Lille. »
Selon elle, « Tanguy (Nianzou) trouvera sa place et s’imposera comme le leader de la défense s’il surmonte ses blessures ». « Je lui souhaite le meilleur ! », conclut même notre correspondante espagnole. Les supporters lillois ne peuvent que faire le même vœu, souhaitant évidemment éviter de connaître de nouveau une situation similaire à celle vécue avec Samuel Umtiti, qui ne fut finalement que très peu utilisé (13 matchs) chez les Dogues.






