Publié le 4 septembre 2026 à 17:22

Crédit Photo : LOSC Médias
Cette saison encore, Le Petit Lillois tente de vous faire vivre les coulisses des rencontres du LOSC. Voici l’objectif de cette rubrique qui perdure dans le temps avec, cette fois, ce que vous n’avez peut-être pas vu lors de la victoire des Dogues à Toulouse (0-1).
Lors de leur dernier déplacement à Toulouse, les Lillois avaient été accueillis par le froid et des trombes d’eau. L’ambiance était opposée ce jeudi, avec un soleil de plomb et une chaleur étouffante. L’horaire du coup d’envoi, donné à 20h45 par Kamel Chibli, vice-président de la région Occitanie délégué aux Sports, permettait heureusement de l’atténuer, tout autant que les jets d’eau que se prenaient régulièrement les équipes de Ligue 1+ et leur plateau. Ils étaient notamment surpris à la pause, David Aiello contraint de fuir. C’est ce que l’on appelle les aléas du direct.
Ce spectacle, et les 90 minutes qui suivirent, a pu être observé des tribunes pour Luis Tevenet, suspendu pour cette opposition entre Lillois et Toulousains après son expulsion lors de la réception (2-2) du Paris Saint-Germain une semaine plus tôt. Il se retrouvait placé aux côtés des analystes vidéo lillois.
Le premier effet Ueda
Au contraire de nombreuses enceintes dans l’Hexagone, le Stadium de Toulouse ouvre ses portes à la majorité de ses visiteurs professionnels, journalistes compris, plus de 2 heures avant le coup d’envoi d’une rencontre. Ce laps de temps, bien confortable, permet de découvrir ou de redécouvrir le dédale de ses couloirs, les tribunes et espaces réservés aux médias, de retrouver de vieilles connaissances ou de faire des rencontres inopinées. L’une d’entre elles était d’origine asiatique. Il s’agissait d’une journaliste, nouvelle venue dans les stades, spécialement assignée au LOSC pour suivre les exploits d’Ayase Ueda, renfort offensif intégré aux rangs lillois cet été.
« J’ai eu tout ce que je voulais », souriait-elle au coup de sifflet final. Alors qu’elle craignait que l’international japonais (43 sélections) ne foule pas le terrain, Olivier Giroud était titularisé au coup d’envoi, elle a finalement pu profiter de ses premiers pas sous ses nouvelles couleurs et même de son premier but avec le LOSC, sur lequel elle a d’ailleurs lâché un petit cri de joie. Elle ne pouvait rêver mieux pour sa première au plus près des Dogues.
Elle a d’ailleurs pu échanger avec la nouvelle star offensive lilloise en zone mixte, le tout sous la surveillance du service de sécurité et la pression imposée par les horaires de départ du bus. Tout a heureusement pu être fait en temps et en heure.
Du silence…
Cette zone mixte a pourtant longtemps été muette. Malgré la victoire acquise par les Dogues, aucun bruit ne quittait le vestiaire lillois pour s’emparer des couloirs avoisinants, là où attendaient patiemment les médias. Pendant plusieurs dizaines de minutes, seul Olivier Létang, président du LOSC, passait par là. « Ce n’était pas dur, c’était catastrophique », nous glissait-il d’ailleurs lorsqu’après être descendu des tribunes, il se dirigeait vers le tunnel, l’entrée des vestiaires et le bord du terrain.
Ainsi, ce sont les Toulousains qui, tour à tour, brisaient le silence. Il y eut également des retrouvailles, celles entre les journalistes lillois et Mickaël Delestrez, adjoint de Jens Berthel Askou à Toulouse et ancien éducateur et formateur au LOSC (2016-2022).
Pour les Dogues, rien, au point qu’un manque de communication entre les Lillois et la cellule de communication du LOSC laissait Davide Ancelotti se présenter face à un seul journaliste visiteur en conférence de presse. La scène, qui nous a été racontée plus tard, a amusé le technicien nordiste, qui s’est dit habitué des one-to-one au Brésil. Notre confrère était quant à lui, pressé par le temps et un timing imposé par sa direction, quelque peu désarçonné par la situation.
… au réveil en zone mixte
Tout s’est soudainement éveillé aux alentours de 23h20. Les Dogues quittaient un à un le vestiaire lillois, prenant presque de court les médias nordistes. Romain Perraud, chez lui, s’arrêtait à leurs micros et avouait avoir vécu un match difficile, tant sur le banc que sur le terrain. Ayase Ueda se confiait de même en parallèle avec notre consœur. Berke Özer, héros du soir, apparaissait dix minutes plus tard, quand Alexsandro acceptait de s’arrêter devant les journalistes qu’il reconnaissait pour revenir sur les larmes lâchées sur le pré. Les échanges furent touchants, alors que le Brésilien fait partie des joueurs très appréciés pour son état d’esprit attachant et sa simplicité.
L’animation ne s’arrêtait plus et laissait place à une effervescence certaine. Ayase Ueda s’était retiré, seul sur un côté, pour s’entretenir au téléphone avec ses proches. Il ne pouvait cacher un grand sourire. Romain Perraud était lui aussi le combiné en main, quand Olivier Giroud discutait de longues minutes avec certaines de ses connaissances. Il nous lâchait d’ailleurs quelques mots. « Ce soir, cette victoire, c’est toute l’ironie du football, nous souriait-il. Mais on va la prendre avec plaisir. »
Venait ensuite, pour conclure, le test de popularité : la sortie des joueurs se réalise sous les acclamations du public à Toulouse. C’est comme ça et pas autrement, en cause la disposition du stade. Ceux ayant fait l’objet des plus grandes ovations ne sont autres qu’Olivier Giroud, l’évidence, Ethan Mbappé, très populaire auprès des plus jeunes, et… Ayase Ueda, lui qui a déjà marqué les esprits. C’est ainsi, à leur départ, que le calme reprenait progressivement possession des entrailles du Stadium de Toulouse, l’une des enceintes les plus accueillantes de Ligue 1.
Notez les Dogues après TFC - LOSC






