Publié le 13 avril 2026 à 14:01

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Quentin Delcourt
Observateur avisé du football français, Walid Acherchour attendait le LOSC au tournant à Toulouse, un adversaire différent de ceux rencontrés ces dernières semaines. Le virage a bien été pris par les Dogues, larges vainqueurs (0-4).
Le LOSC restait sur trois victoires empochées consécutivement sur le Stade Rennais (1-2), l’Olympique de Marseille (1-2) et le RC Lens (3-0), trois adversaires d’envergure. Walid Acherchour, éditorialiste sur les ondes de la radio RMC, attendait en conséquence les Dogues « au tournant » dimanche à Toulouse.
« Je les attendais un peu au tournant, parce que c’est bien les gros matchs, mais il fallait maintenant faire le jeu contre des équipes moins fortes. C’est là, parfois, que Lille se fait avoir, avouait-il. La première mi-temps n’est pas belle mais est efficace et ensuite ils font vriller Toulouse », constatait l’homme de radio.
L’impact de Nabil Bentaleb
Walid Acherchour estimait ainsi avoir assisté à une « démonstration » dont le scénario s’est écrit de façon « progressive » au cours de la rencontre. « Il y a quand même un poteau toulousain (16’). Le début de match, les quinze premières minutes, Toulouse fait son match. Lille prend les devants avec (Thomas) Meunier, mais fait ensuite le dos rond », jugeait-il.
C’est en seconde période que tout bascule pour le chroniqueur. Et ça, le LOSC le doit d’après lui à Nabil Bentaleb : « C’est au retour des vestiaires que (Nabil) Bentaleb, encore une fois, décide. Il prend le ballon, fait la différence et lance parfaitement Matias Fernandez-Pardo. Il fait une sacrée deuxième partie de saison. Je ne comprends vraiment pas pourquoi il n’est pas pris avec l’Algérie », lâchait Walid Acherchour, déjà estomaqué par sa performance une semaine plus tôt.
« Ce qu’il fait avec Lille, c’est taille patron. Au milieu de terrain, tous les ballons passent par lui. C’est la boussole de l’équipe. Et sur le deuxième, franchement, c’est lui qui décide de remettre du rythme, qui va chercher ce rouge, poursuivait-il, estimant que cette expulsion (48’) était le point de bascule de la rencontre. Y a ensuite le but sur coup franc de (Romain) Perraud (50’) et c’est la démission de Toulouse, avec une fin de match foot en folie. »
Un état d’esprit salué
Lorsqu’il mentionne une folle fin de match, c’est qu’il a apprécié la volonté affiché par les Dogues, celle de marquer un maximum de pions : « Ce que j’ai bien aimé chez Lille, c’est qu’ils ont continué de pousser, qu’ils sont allés chercher ce goal-average en sachant que ça pouvait être très important sur la fin de saison, notait-il également. C’est un résultat qui, je pense, va compter au delà des trois points. »
« On a revu le Lille que l’on aime depuis 3-4 matchs. […] Bravo les joueurs, bravo (Bruno) Genesio. Ils me font mentir », concluait Walid Acherchour, lui qui pensait que le LOSC allait terminer sa saison en roue libre après son nul contre Lorient (1-1). La réalité est bien différente et il l’avoue sans se défiler.






