Publié le 25 juillet 2026 à 09:02

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Victor Orgaer
Davide Ancelotti, visage du nouveau projet lillois, est revenu sur la relation qu’il entretient, au LOSC, avec Olivier Létang, son président.
Débarqué dans le Nord depuis le 07 juillet, lendemain de l’élimination du Brésil en huitièmes de finale de la Coupe du monde (Norvège, 2-1), Davide Ancelotti a accordé son premier entretien en France au média L’Équipe. Il a ainsi pu s’épancher sur différents sujets, à commencer par sa mission chez les Dogues.
« Je suis pour gagner, organiser l’équipe, penser l’entraînement, développer les joueurs, et le club s’occupe de tout le reste, car il est fort sur la discipline et la culture du travail, s’exclame l’Italien. Il y a donc moins de choses à gérer qu’ailleurs », détaille le technicien passé par le Paris Saint-Germain, le Real Madrid, le Bayern Munich, le SSC Napoli ou encore Everton.
Sa relation avec Olivier Létang
Entraîneur principal du LOSC, Davide Ancelotti apprend à côtoyer Olivier Létang, souvent qualifié de dirigeant omnipotent par ses détracteurs. Ce n’est pas ainsi que le technicien voit les choses. « On forme une équipe », explique-t-il. « Olivier n’est pas mon adjoint, il ne fait pas de choix tactiques (rires). On a bien délimité les choses, on a une relation humaine qui nous permet d’échanger sur beaucoup de choses. »
Il n’évolue néanmoins pas dans un monde enchanté. « On sait qu’on va avoir des moments difficiles. […] Le président, c’est le numéro un, il pourra parler avec les joueurs, mais à une seule condition : me prévenir, appuie-t-il de façon intransigeante. Une fois, à la mi-temps, à Botafogo, un directeur sportif a commencé à parler au vestiaire, et je n’ai pas aimé du tout. Olivier a la capacité d’être convaincant, persuasif, et s’il a besoin de parler, ça pourra nous aider », termine Davide Ancelotti, « privilégié » selon lui de pouvoir mener le LOSC.
Son expérience avec John Textor
Nouvel entraîneur du LOSC, Davide Ancelotti n’a connu qu’une seule et unique expérience avec ce rôle de numéro 1 sur un banc. C’était à Botafogo (Brésil), club qu’il a mené pendant cinq mois (juillet à décembre 2025), à 33 reprises (15 victoires, 10 nuls, 8 défaites, 1,67 point par match).
« Cinq mois là-bas, c’est comme deux ans en Europe ! », juge le technicien italien, qui détaille une gestion présidentielle bien différente de celle menée par Olivier Létang chez les Dogues. « Les gens n’ont pas compris si j’avais été viré ou pas. Mais en fait, au bout de cinq mois, il n’y avait plus de président parce que John Textor était en train de partir. Je n’avais plus d’indication sur la suite, alors j’ai décidé de démissionner. Ils ne m’ont pas viré, puisqu’il n’y avait même pas un président pour le faire », a-t-il expliqué en riant.
Davide Ancelotti estime néanmoins, malgré les difficultés rencontrées (départs, blessures), que cette première expérience a été « bonne » pour lui. « Mais les attentes étaient trop grandes par rapport au cadre qui avait totalement changé. […] Il y avait beaucoup de conflits et j’étais trop seul », confie-t-il, pour conclure.






