Publié le 8 septembre 2026 à 10:41

Photo by Mateo Villalba Sanchez/Getty Images
Ce mardi à 21h, la Decathlon Arena – Stade Pierre-Mauroy s’illumine pour une grande soirée de Ligue des Champions. Pour la réception du Real Betis, Le Petit Lillois décortique les clés tactiques du choc entre les Dogues de Davide Ancelotti et la formation sévillane.
Les onze probables et les structures initiales
Les compositions probables du Real Betis (4-2-3-1) et du LOSC (4-2-3-1) pour cette rencontre de la J1 de Ligue des Champions.
Gérer la tentation du pressing face à la maîtrise sévillane
Entraîné par Manuel Pellegrini depuis 2020, le Real Betis s’est petit à petit imposé comme une équipe d’une grande maturité technique, particulièrement à l’aise lorsqu’il s’agit de repartir de très bas. Dans un style espagnol caractéristique, à l’image de ce qu’a pu réaliser la Roja cet été lors de la Coupe du Monde, les Sévillans aiment attirer le bloc adverse au niveau de leur propre surface pour mieux transpercer les premières lignes par un redoublement de passes courtes et rapides. Face à cette virtuosité dans les sorties de balle basses, le piège pour le LOSC serait de se jeter dans un pressing haut désordonné. Si la première ligne lilloise se fait éliminer, les Andalous sauront immédiatement se connecter avec ses milieux axiaux face au jeu, à l’image du chef d’orchestre Isco, toujours au haut niveau malgré ses 34 ans.
Alors que Davide Ancelotti a toujours mis en avant sa volonté d’imposer un rythme et un pressing permanent à ses adversaires, celui-ci devra être particulièrement coordonné pour ne pas subir d’importants dégâts entre les lignes. Dans cette optique, Benjamin André et Nabil Bentaleb, tous deux en difficulté jeudi dernier à Toulouse, devront être particulièrement efficaces pour empêcher leurs adversaires de mettre en déséquilibre un bloc défensif lillois qui doit encore rassurer malgré deux clean-sheets depuis le début de saison.
Prendre de vitesse le repli andalou : la profondeur comme clé de voûte
Si le Betis brille avec ballon par sa capacité à se créer des situations de différentes manières, sa vulnérabilité majeure réside dans la partie sans ballon. En phase de possession, l’équipe espagnole cherche à s’installer très haut et laisse par conséquent de grands espaces dans son dos. À la perte du ballon, la charnière sévillane, composée de Marc Bartra et Natan, manque de justesse dans sa gestion pour couvrir la profondeur et gérer les appels tranchants vers les espaces libres. S’ils ont réussi à garder leur cage inviolée à trois reprises en quatre journées depuis leur début de saison, ils ont été particulièrement exposés dans ce domaine depuis la reprise de la saison de LaLiga.
C’est ici que le LOSC possède une arme qui pourrait s’avérer dévastatrice. Avec Ethan Mbappé, Dilane Bakwa ou encore Basar Önal, les Dogues pourraient s’appuyer sur la qualité du jeu en pivot d’Olivier Giroud sur le front de l’attaque pour monopoliser la charnière centrale pour attaquer ces zones dites mortes et faire mal à une équipe espagnole qui n’est pas la plus athlétique dans le volume de courses défensives. La capacité d’Hakon Haraldsson à se projeter sera également une pièce importante pour créer du désordre entre les lignes et dans le camp andalou.






