Publié le 16 juillet 2026 à 21:00

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Victor Orgaer
Une semaine après son arrivée au LOSC, Davide Ancelotti s’est présenté aux médias locaux et nationaux. Voici la grande majorité de ses déclarations.
De premiers pas à Lille
Pouvez-vous nous raconter vos premiers contacts avec le groupe. Quels sont les échanges que vous avez pu avoir avec eux ? Est-ce que vous les aviez contacté lorsque vous étiez aux États-Unis ?
Le premier jour (06 juillet) était un jour de test. J’étais là pour la première séance (le 07 juillet). J’ai rencontré un groupe qui travaille très bien, qui a une belle culture du travail, qui sait faire preuve d’exigence. J’ai trouvé un groupe qui a du talent, et la semaine d’entraînement a été très bonne.
Les premiers contacts avec le président ont eu lieu avant la Coupe du Monde. On avait déjà tout prévu avec le staff jusqu’à la finale de la Coupe du monde. Mon contrat avec la CBF (fédération brésilienne) se poursuivait jusque-là. La fin du Mondial est arrivée tôt, malheureusement. Mais j’ai eu la possibilité de commencer dès le début. Tout le monde est très ambitieux et très heureux.
Quelle image avez-vous de la ville de Lille avant de venir ?
C’est une ville où il fait actuellement beau, chaud, mais tout le monde me dit que ce ne sera pas toujours comme ça (sourire). Mais pour l’instant, je profite du temps. Je connais le centre le Vieux Lille, parce que je me suis installé là-bas. Je vois qu’il y a beaucoup de jeunes. Avec la Coupe du monde, il y a beaucoup d’animation, d’ambiance dans les bars. J’ai eu l’opportunité de marcher un peu dans la ville et j’ai été surpris, parce que je ne connaissais pas, mais c’est vraiment très joli.
Je vais vivre dans cette ville parce que ma famille et mes enfants vont venir avec moi. Je vais vivre dans le centre de la ville, avec les supporters qui sont très gentils. Ce que j’ai pu croiser à Luchin ou dans la ville ont été très polis. J’ai eu un accueil magnifique à mon arrivée. Un accueil humain, au club et dans la ville. Je me sens déjà 100 % Dogue.
Le choix du LOSC
Quelle image aviez-vous du LOSC avant d’arriver ici ?
C’est une opportunité qui, pour moi, est magnifique. C’est un club avec une identité très claire. Il y a la culture et l’exigence du travail. Il y a l’envie de performer, de gagner des matchs. Il y a aussi toutes les valeurs que le président transmet à tout le monde. Je m’identifie à tout ça, dès le début. Je me sens très bien.
Je pense que j’aurais l’opportunité ici de faire un très bon travail avec le club, ensemble. C’est un club qui est en train de grandir, qui a toujours l’ambition de s’améliorer. Je pense que sa communauté grandit aussi. Mon objectif, c’est que cela continue, toujours avec l’ambition de faire mieux.
Votre situation était particulière, avec votre contrat au Brésil. Vous avez peu d’expérience en tant qu’entraîneur principal, avec seulement Botafogo… Là, vous intégrez un club qui va disputer la Ligue des Champions pour une première en Europe. Certains pourraient dire que vous grillez les étapes. Malgré tous ces paramètres, pourquoi vous êtes vous dit que c’était le moment ? Que Lille était le bon choix ?
Avoir une opportunité comme ça, c’est magnifique. De commencer tout seul (en tant qu’entraîneur principal), c’est l’évolution naturelle de ma carrière. C’est vrai que j’ai un parcours un peu particulier, mais ça fait beaucoup de temps que je travaille dans le football.
J’ai commencé ici, dans ce pays (au PSG), il y a 14 ans déjà. Et après j’ai eu un parcours très long comme adjoint, mais dans des clubs où il y avait beaucoup d’exigences, où il y avait beaucoup de pression, et où les standards étaient très hauts, toujours. Et toutes les choses que j’ai apprises sont les choses que je vais chercher à ramener ici.
J’ai décidé d’aller faire une expérience en Amérique du Sud pour commencer, parce que je pense que c’est une ambiance, un environnement très particulier pour un entraîneur, très difficile, où il y a beaucoup de pression. C’est une expérience que je suis très content d’avoir fait, parce qu’aujourd’hui je suis un meilleur entraîneur. Je suis prêt pour avoir cette responsabilité d’être entraîneur d’un club comme le LOSC.
L’ombre du père
Vous arrivez avec l’étiquette de fils de Carlo Ancelotti, est-ce quelque chose dont vous souhaitez vous détacher ?
Non, je ne veux pas m’en détacher. C’est une question récurrente dans ma vie. Je suis là pour écrire mon histoire, bien sûr. Mon prénom, c’est Davide. Mais je suis très heureux d’être Ancelotti, d’avoir ce nom de famille parce que j’ai eu la chance de pouvoir apprendre avec les meilleurs et ce n’est pas quelque chose dont je veux me détacher. Ce n’est pas un poids pour moi.
Si j’ai besoin, je pense que je peux prendre le téléphone et l’appeler pour avoir un conseil, le tout sans payer. C’est magnifique (sourire).
Olivier Giroud, un atout
Quels sont, pour vous, les forces et les faiblesses de votre effectif ?
J’ai retrouvé un groupe de joueurs qui a une culture de travail, une exigence entre eux très haute. Ils posent beaucoup de questions, ils sont très compétitifs à l’entraînement. On a beaucoup de jeunes joueurs. On a un beau mélange entre les joueurs expérimentés et les plus jeunes. On a des joueurs dans ce vestiaire qui sont exemplaires dans les comportements et les palmarès qu’ils ont. Je pense à Olivier Giroud. S’il y a un jeune joueur qui arrive s’entraîner avec nous et qu’il le regarde. C’est forcément positif. C’est un atout important pour le club.
C’est une équipe qui a des joueurs techniques, surtout au milieu, qui sont capables de garder le ballon. C’est une équipe très solide au niveau défensif et je pense que c’est une chose d’identitaire de mon prédécesseur que je ne veux pas changer.






