Publié le 15 juin 2026 à 06:20

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Quentin Delcourt
Dire qu’il a été brillant n’est qu’un euphémisme. Ayyoub Bouaddi a été couvert d’éloges à l’international suite au nul (1-1) entre le Brésil et le Maroc. Même Thierry Henry s’y est mis.
Cela fait désormais près de 24 heures que le nom d’Ayyoub Bouaddi figure sur l’ensemble des tabloïds. Pour quelle raison ? Le milieu de terrain a tout simplement impressionné le monde, l’ensemble des observateurs, lors du nul (1-1) ayant été enregistré entre le Maroc et le Brésil, match disputé cette nuit dans le cadre de la première journée de phase de poules de la Coupe du monde 2026.
En France, au Maroc, aux États-Unis et en Grande-Bretagne, au Moyen-Orient, son nom a été cité partout à travers le globe. Tour d’horizon.
Des compliments anglophones
The Athletic, référence sportive dans le monde anglophone, a écrit des lignes et des lignes au sujet d’Ayyoub Bouddi. Ses membres ont d’abord été impressionnés par ses capacités physiques : « La sagesse conventionnelle veut que les joueurs qui y travaillent aient besoin de temps pour se développer physiquement. […] Il a un moteur implacable, l’un des rares joueurs à ne pas flétrir sous le soleil brûlant du New Jersey. »
Venaient ensuite son intelligence – « Son intelligence de jeu cache son jeune âge. Il a la compréhension instinctive de l’espace et de la bonne position à prendre. […] Il était constamment disponible. » – et son calme – « Sans ballon, il a brillé avec un pression agressive qui a surpris. Il a, par cette sérénité, résister aux tentatives de pression des adversaires dans le dernier tiers, même lorsqu’il était harcelé. » – d’autres qualités notées par nos confrères britanniques, dont les analyses ont également été reprises dans le New York Times.
Le Moyen-Orient séduit
Au Moyent-Orient, Gulf News en fait son individualité marquante. « C’était une performance de grande qualité, avec maturité et confiance », s’extasient les membres de sa rédaction sportive. Ils rédigent ensuite une longue, très longue liste de qualités recensées en 90 minutes.
La disponibilité pour ses coéquipiers, la capacité à jouer sous pression, la qualité technique, la force, du sang-froid, du courage dans les duels, un placement corporel habile, des touches dissimulées, la capacité à jouer vers l’avant… Les voilà citées une à une, jusqu’à mettre en avant ses statistiques sur la rencontre :
- 91 % de précision de passe (60/66) ;
- 100 % de précision de passe dans le dernier tiers (16/16) ;
- Récupérations de 6 balles ;
- 5 interceptions ;
- 9 duels remportés.
Le média ESPN, société américaine dont les filiales audiovisuelles couvrent le monde entier, était tout aussi emballé. « Une étoile est née », lâchaient simplement ses équipes de communication sur les réseaux sociaux.
France et Maroc sur un pied d’égalité
Le Maroc ne peut que se réjouir de pouvoir s’appuyer sur un joueur
tel qu’Ayyoub Bouaddi. Sa prestation a été qualifiée de «
stratosphérique » au pays. « Métronome, il a donné
l’impression d’être partout à la fois, multipliant les
récupérations, les courses et les sorties de balle avec une
sérénité impressionnante. C’était le véritable patron de l’entrejeu
», s’extasiaient les journalistes du média Le 360 au
Maroc.
En France, contraints d’être de simples observateurs après le choix du Lillois d’intégrer les rangs des Lions de l’Atlas plutôt que ceux des Bleus, on ne peut être à contre-courant : « Dans quelques années, il y a fort à parier que l’on se souvienne de ce Brésil-Maroc comme du match de l’avènement d’Ayyoub Bouaddi », s’enflamment même nos confrères de L’Équipe.
« Il a été rayonnant, dans la construction du jeu comme dans la récupération, notent-ils. Sa prestation d’une confiance suprême. Les talents précoces illuminent souvent les Coupes du Monde, mais rarement à ce poste », terminaient-ils, espérant encore pouvoir observer sa progression en Ligue 1 la saison prochaine.
La plus belle des reconnaissances
Mieux encore que les analyses élogieuses des médias, Ayyoub Bouaddi donne sans aucun doute plus de crédit aux déclarations de ses compères, aux anciennes légendes du ballon rond. Thierry Henry, ancien international français et champion du monde 1998, a lui aussi été bluffé. Ses mots sont lourds de sens.
« À 18 ans, lors de sa première expérience en Coupe du monde, Ayyoub Bouaddi s’est mesuré au Brésil et a complètement dominé leur milieu de terrain comme s’il s’agissait d’une simple séance de cuisine du dimanche », s’amusait-il à comparer dans la peau du consultant. Il en profite d’ailleurs pour mettre un petit taquet aux Brésiliens. « Casemiro et Bruno Guimarães ont couru après des ombres pendant la majeure partie du match. »
Thierry Henry voit désormais grand pour Ayyoub Bouaddi : « Avant que la Coupe du monde ne se termine, je crois que les grands clubs feront la queue pour sa signature, parce qu’on ne voit pas ce genre de maîtrise chez quelqu’un de son âge, surtout sur une telle scène », terminait-il, presque prêt à applaudir. Déjà bien connu en France et en Europe, Ayyoub Bouaddi a conquis le monde en une nuit.






