Publié le 14 juin 2026 à 07:13

Ayyoub Bouaddi, milieu de terrain du LOSC et international marocain.

Crédit Photo : Kevin C. Cox/Getty Images

Par - Catégories : Football, LOSC-

Le Maroc et le Brésil se sont neutralisés cette nuit (1-1) dans le choc de cette entame de Coupe du monde. Ayyoub Bouaddi, titulaire, a réalisé un match de patron sous les yeux de Davide Ancelotti, son prochain entraîneur au LOSC.

Demi-finaliste de la dernière édition du Mondial, c’était en 2022 au Qatar, le Maroc a impressionné dans son duel avec le Brésil cette nuit. Ses hommes ont étouffé leur adversaire en début de match, avec de premières situations déjà très tendues. Azzedine Ounahi (6′) et Achraf Hakimi (7′) s’illustraient d’entrée. C’est le pressing imposé qui asphyxiait les Brésiliens, au point de concéder l’ouverture du score. Magnifiquement lancé dans la profondeur par Brahim Diaz, Ismael Saibari lobait astucieusement Alisson à 20 mètres (21′), concrétisant ainsi logiquement la domination des siens.

En face, dans l’autre camp, c’est sur le talent individuel que misait Carlo Ancelotti. Trouvé dans l’espace à gauche de la surface, Vinicius Jr rentrait dans l’axe pour envoyer une frappe puissante dans les filets de Yassine Bounou (32′). Cette réalisation refroidissait les ardeurs marocaines, pas Ayyoub Bouaddi qui parvenait encore (voir ci-dessous) à s’embarquer dans un rush solitaire (39′), et le match s’équilibrait progressivement. Le Brésil montait un à un les curseurs, notamment dans l’intensité.

Tout s’était finalement décidé lors du premier acte, puisque malgré de véritables situations de buts tant d’un côté (Paqueta 45+2′, Danilo Santos 90+3′) que de l’autre (Saibari 72′, Ayoube Amaimouni 90+8′), les filets n’étaient pas prêts à trembler de nouveau. C’est ainsi que le Maroc d’Ayyoub Bouaddi et Joao Sacramento se contentait d’un nul (1-1) dans son duel avec le Brésil de Davide Ancelotti et Gabriel. Le LOSC n’est jamais bien loin.

Ayyoub Bouaddi en patron

La Ligue 1 profite de son talent depuis déjà trois ans, l’Europe savoure ponctuellement ses exploits, c’est le monde qui a cette fois pu mettre un nom sur cette chevelure qui virevolte à chaque foulée. Le monde a découvert Ayyoub Bouaddi (18 ans), lui qui disputait cette nuit son tout premier match de Coupe du monde après avoir été surnommé « l’étudiant » par la presse internationale.

Titulaire dans l’entrejeu marocain, où il évoluait aux côtés de l’ancien Lensois Neil El Aynaoui pendant 90 minutes, le Lillois a rayonné. Il lui suffisait de quinze secondes pour se faire remarquer avec une première récupération. Il contraignait, au coup de sifflet final, la célèbre chaîne ESPN à se focaliser sur ses statistiques et à assurer, dans son plus bel anglais, « qu’une étoile était née » dans le New Jersey :

  • 91 % de précision sur son jeu de passes (60/66) ;
  • 100 % de précision sur ses passes dans les dernier tiers (16/16) ;
  • 6 récupérations de balle ;
  • 5 interceptions ;
  • 9 duels gagnés.

Sur le territoire national, le journal L’Équipe a également valorisé la prestation réalisée par Ayyoub Bouaddi, soulignant son intelligence de jeu :« Les Marocains ont une équipe vraiment complète, encore renforcée par l’arrivée d’Ayyoub Bouaddi. Le jeune Lillois joue déjà comme s’il avait 100 sélections », écrivait Hugo Guillemet dans la nuit. Cette dernière aura vu fleurir des dizaines et des dizaines de compilations valorisant la copie rendue par l’international marocain.

Enfin, au Maroc, personne ne l’a manqué. Nommé « Homme du Match » par nos confrères du média Le360, Ayyoub Bouaddi a été couvert de compliments : « Ayyoub Bouaddi a signé une prestation d’une étonnante maturité, en affichant une personnalité rare, confirmant l’immense potentiel que beaucoup lui prêtent déjà », rédigent-ils dans leurs colonnes. Ces derniers ont été marqués par « la sérénité » dégagée. « Toujours disponible, il a réclamé le ballon, participé activement à la construction du jeu et assumé ses responsabilités avec une étonnante assurance. Là où certains auraient cherché à en faire trop, lui a choisi la voie la plus difficile à maîtriser : celle de la simplicité. »

« Gardons cet état d’esprit, ce n’est que le début », déclarait Ayyoub Bouaddi sur les réseaux sociaux au coup de sifflet final. « On aurait voulu gagner, mais ça reste quand même un très bon premier match. Maintenant, on sait ce qu’il nous reste à faire pour la suite », lâchait-il en zone mixte, dans les entrailles du MetLife Stadium. Davide Ancelotti, vu du banc brésilien, a sans aucun doute apprécié.

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