Publié le 14 juin 2026 à 23:55

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Quentin Delcourt
Auteur d’une prestation remarquée lors du duel tant attendu entre le Brésil et le Maroc, Ayyoub Bouaddi a fait l’objet d’une multitude d’éloges. Walid Acherchour et Daniel Riolo sont plus que jamais sous son charme.
L’opposition entre le Brésil et le Maroc, qui s’est terminée sur un score nul (1-1) après des réalisations d’Ismaël Saibari (21’) et Vinicius Jr (32’), devait être le premier coup de théâtre de la Coupe du monde 2026. Un homme a cependant pris toute la lumière, ne laissant pas une miette à ses adversaires ou coéquipiers. Cet homme n’est autre qu’Ayyoub Bouaddi.
Homme du match
À l’issue de la rencontre, son nom était dans toutes les
bouches, notamment sur les ondes de la radio RMC. Walid Acherchour
et Daniel Riolo, totalement charmés, faisaient de lui leur homme du
match.
« Le joueur qui m’a fait la meilleure impression, c’est
(Ayyoub) Bouaddi, s’exclamait dithyrambique le premier nommé. Il a
montré tout son talent, son calme, tout ça pour sa première Coupe
du monde. Il m’a parfois fait frissonner, avouait-il. Il prenait
des risques défensivement, mais je le voyais repartir sereinement
avec le ballon. Il a coupé énormément de passes, il a récupéré
énormément de ballons », enchaînait-il, véritablement
bluffé.
L’éditorialiste note tout de même une piste d’amélioration. « J’aurais aimé le voir aller un peu plus vers l’avant parce qu’il a la qualité quand il part avec le ballon, avec la vitesse, notait ainsi Walid Acherchour. Il a été monstrueux dans les duels, dans la qualité technique, dans la sérénité, dans le leadership. C’est un mec qui, à 16 ans, a fait un énorme match contre le Real Madrid et à 18 ans, contre le Brésil, c’est lui qui distillait toutes les consignes. C’est lui qui faisait les replis défensifs. Pour moi, il a tout fait. C’est pour tout ça qu’il est mon homme du match. »
Validation totale
De l’autre côté du plateau, Daniel Riolo ne pouvait qu’acquiescer. « Je suis totalement d’accord », s’exclamait-il, vraiment emballé par l’énergie que dégageait Ayyoub Bouaddi.
« Il y a deux mois. Il ne savait même pas qu’il jouerait la Coupe du monde pour le Maroc, rappelait-il à tout le monde. S’imposer comme ça, véritablement en patron… Son comportement au milieu de terrain au-delà de sa technique… On sait que c’est un bon joueur, il l’a déjà montré à Lille, mais s’imposer comme ça, comme le patron au milieu de terrain, c’est encore une évolution considérable pour lui », note l’éditorialiste.
« J’ai toujours beaucoup aimé ce joueur, dès les premières fois. Ce joueur, c’est mon football, le football de tout le monde. Ce sont les milieux de terrain qu’on aime tout simplement. Et moi, j’ai évidemment beaucoup aimé son match », terminait Daniel Riolo, bien contraint d’admettre l’évidence.
Attention transfert ?
Walid Acherchour reprenait la main, pour conclure avec un dernier angle. Il ne voit pas comment le Paris Saint-Germain, double champion d’Europe, pourrait manquer l’opportunité de s’attacher les services d’un tel talent.
« (Ayyoub) Bouaddi a tout dans son football pour être l’un des meilleurs 6 ou 8 du monde. Il a 18 ans. Je regardais en tribunes, avec Nasser Al-Khelaïfi… Si je suis à sa place, je le capture, lâchait-il, et il insistait. Combien ça coûte ? Combien ça vaut ? Je ne sais pas. Il a sans doute pris plusieurs millions d’euros en une soirée. Mais aujourd’hui, j’appelle immédiatement Olivier Létang, son agent, il faut ficeler le transfert au Paris Saint-Germain très rapidement. Il faut absolument que Bouaddi aille au PSG », concluait Walid Acherchour, estimant qu’un talent tel qu’Ayyoub Bouaddi ne peut jouer qu’au sein de la meilleure équipe d’Europe. Le Paris Saint-Germain a, pour rappel, remporté les deux dernières éditions de la Ligue des Champions.






