Publié le 1 juin 2026 à 20:05

Crédit Photo : LOSC Médias
Olivier Létang, présent en conférence de presse ce lundi, est longuement revenu sur l’intronisation de Davide Ancelotti sur le banc du LOSC.
Le choix Davide Ancelotti
Pourquoi avoir choisi Davide Ancelotti ?
Davide coche toutes les cases de ce qu’on le recherchait, parce qu’il a l’expérience du haut niveau. Cela fait dix ans qu’il est dans des vestiaires, en adjoint de clubs comme le Bayern Munich, comme Naples, comme Everton, comme le Real Madrid pendant quatre ans, la sélection brésilienne… C’est quelqu’un qui a refusé beaucoup de projets. Avec nous, ça a été très simple, très fluide.
Le choix de Davide a été assez simple, puisqu’il n’y a eu qu’une seule rencontre. Il connaissait parfaitement notre projet, nos capacités, avait conscience qu’il devait continuer de performer avec les moyens qui sont les nôtres, notre modèle. C’est un coach qui est jeune, qui n’hésite pas à développer et à lancer des jeunes. Il est dynamique.
Je veux qu’on soit différents, et qu’on ait un projet qui soit dynamique et qui avance. Des vestiaires de très haut niveau, cosmopolites, où la pression est très forte, il a l’habitude de ça.
A quel type de jeu vous attendez-vous avec Davide Ancelotti ?
La priorité, c’est d’avoir un club fort. On a des valeurs dans le club qui sont immuables, quel que soit l’entraîneur. C’est le travail, le combat, la solidarité, ne jamais abandonner. En tant que président, je suis le garant de ces valeurs-là. Je veux une équipe qui a de la personnalité.
Après sur le style de jeu, Davide (Ancelotti) est quelqu’un de pragmatique. On aime avoir la possession du ballon, on aime avoir le contrôle du jeu. Il est dans la continuité de ce qu’on a déjà fait, même s’il apportera bien évidemment sa patte.
Moi, en tant que président, je suis terriblement pragmatique : je veux gagner. On se rappelle toujours des noms des vainqueurs, mais pas de comment ils ont joué. L’idée, c’est de performer, c’est de gagner, qu’on soit dans la continuité parce qu’une fois que j’ai parlé d’un club fort en termes de valeur, on va chercher un entraîneur et on va chercher des joueurs qui sont alignés en termes de profil. On a déjà parlé des joueurs avec Davide, il adore notre milieu de terrain, il adore beaucoup de nos joueurs.
L’arrivée de Paulo Fonseca avait marqué une rupture en termes de jeu. Est-ce que vous attendez aussi ça, en choisissant un nouveau coach étranger ?
Le coach n’est pas choisi par rapport à sa nationalité, mais par rapport à un profil. Le profil, c’est : 1. gagner, 2. quelqu’un qui soit corporate, qui connaisse tout à fait notre projet. Il n’y a pas de surprise.
Quand un entraîneur arrive, il doit tout savoir sur notre capacité d’investissement, sur ce que l’on peut faire, sur notre effectif qui est un mixte entre des joueurs expérimentés et des joueurs plus jeunes, sur le fait de développer des joueurs… Faire sortir des joueurs de la formation, ça aussi c’est quelque chose d’important.
L’ombre de Carlo Ancelotti
Davide Ancelotti a un nom de famille important. Comment éviter que la pression soit trop forte ?
Davide, il m’a dit une chose : il m’a dit qu’il était Davide, et qu’il n’était pas Carlo. Il a sa personnalité. Il avancera avec ses convictions. Il va arriver en tant que Davide Ancelotti et pas Carlo Ancelotti.
Mais comment allez-vous l’accompagner pour que cette image de « fils de » ne lui colle pas à la peau ?
Il n’est pas du tout le « fils de ». Je l’ai dit, il est Davide. Carlo était déjà pris (sourire). Avoir vécu ce qu’il a vécu depuis dix ans, dix ans au très, très haut niveau, avec des vestiaires de très, très haut niveau. On a pris Davide pour Davide. On ne l’a pas pris pour Carlo.
Et on va faire comme on fait toujours, c’est à dire de le mettre dans les meilleures conditions le plus rapidement possible pour qu’il se sente comme chez lui. Je parle souvent d’humain, ce n’est pas quelque chose de neutre. Je n’ai absolument aucun doute sur son intégration.
Il parle cinq langues (italien, français, anglais, espagnol, portugais). Il a l’habitude de ces vestiaires très cosmopolites. Je ne me fais absolument aucun souci. C’est quelqu’un qui, vous le découvrirez, a beaucoup de personnalité et qui est très intelligent. Il est vraiment heureux et excité à l’idée de nous rejoindre.
Vous avez parlé avec Carlo Ancelotti ?
On parle toujours avec Carlo (sourire). Il était aussi très, très content que Davide soit avec nous. Je peux vous assurer que l’on a désormais un grand supporter italien du côté du Brésil.
Le choix de Davide Ancelotti
Savez-vous ce qui a convaincu Davide Ancelotti de dire oui au LOSC ?
Je le connaissais, il me connaissait. Il sait comment on fonctionne. Il connaît le niveau d’exigence. Il connaît le niveau de performance. Il connaît l’organisation du club et l’aspect humain qui y est très important.
Les choses, elles se sont faites tout à fait normalement. Et puis, vous n’imaginez pas le nombre de propositions que j’ai reçues pour venir entraîner le LOSC. Aujourd’hui, c’est un club qui est un club formidable, qui a des résultats, qui avance, qui est stable, qui a des résultats de façon régulière, qui joue une compétition européenne tous les ans. C’est un endroit formidable pour prendre beaucoup de plaisir et d’émotions.
Davide (Ancelotti) ne sera pas présent à la reprise. Vous savez que si les résultats ne suivent pas, ça retombera sur lui. J’imagine que vous l’avez anticipé ?
S’il y a un responsable à la fin, c’est normal, c’est le président. On porte la responsabilité, on fait des choix. Il ne faut pas se cacher et moi j’assume les choix qui sont faits et qui sont les nôtres.






