Publié le 23 avril 2026 à 20:14

Crédit Photo : Angel Martinez/Getty Images
Si c’est bien la durée que le chronomètre affiche au coup de sifflet final, les matchs ne durent jamais réellement 90 minutes. La Ligue 1 s’en sort bien, avec le temps de jeu effectif le plus important.
En octobre 2022, à l’approche du Mondial, Gianni Infantino pointait du doigt « le temps perdu » en pleine rencontre. « Si on demande au spectateur de payer des billets et qu’un match ne dure que 50 minutes, il y a quelque chose qu’il faut revoir », avait-il lâché. Près de quatre ans plus tard, rien n’a vraiment changé. La bonne nouvelle est néanmoins que les amoureux français du ballon rond en ont pour leur argent, en tout cas plus que leurs voisins.
L’Observatoire du Football CIES a récemment diffusé un tableau de données sur lequel est recensé le temps de jeu des championnats européens et sud-américains majeurs. Au sein du Big-5, c’est en France, et plus précisément en Ligue 1, que le temps de jeu effectif (temps pendant lequel le ballon est réellement en jeu) est le plus important : 55,9 % d’une rencontre, soit 50 minutes et 19 secondes.
Temps de jeu effectif
- Ligue 1 (France) : 55,9 % de la durée totale d’un match
- Bundesliga (Allemagne) : 55,5 % de la durée totale d’un match
- Serie A (Italie) : 54,1 % de la durée totale d’un match
- La Liga (Espagne) : 54,1 % de la durée totale d’un match
- Premier League (Angleterre) : 53,1 % de la durée totale d’un match
- Brasileirao (Brésil) : 50,0 % de la durée totale d’un match
- Liga AUF (Uruguay) : 49,3 % de la durée totale d’un match
- Copa de Primera (Paraguay) : 48,9 % de la durée totale d’un match
- Primera Division (Argentine) : 48,9 % de la durée totale d’un match
- Dimayor (Colombie) : 48,9 % de la durée totale d’un match
Il est néanmoins difficile de se satisfaire de ces données, puisque le temps de jeu effectif a généralement diminué de façon conséquente. Un an plus tôt, les joutes du championnat français étaient toujours bien placées, celui de la Ligue 1 était de 56 minutes et 40 secondes. L’écart est gigantesque, la chute conséquente, avec cinq minutes de perdues.






