Publié le 18 novembre 2025 à 13:38

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Quentin Delcourt
Entre les deux dernières trêves de l’année 2025, le LOSC a disputé 7 rencontres. Quels sont les gagnants et les perdants de ce marathon dans le Nord ?
D’octobre à novembre, le LOSC n’a pas eu le temps de s’ennuyer. Entre la Ligue Europa et les joutes régulières du championnat de France, sept rencontres ont été disputées : quatre à l’extérieur, trois à domicile. L’enchaînement n’a malheureusement pas été très bénéfiques aux hommes de Bruno Genesio, qui ont courbé l’échine à quatre reprises, contre trois succès seulement sur la scène nationale.
- RC Strasbourg 2-0 LOSC
- Etoile Rouge de Belgrade 1-0 LOSC
- LOSC 1-0 Angers SCO
- OGC Nice 2-0 LOSC
- LOSC 6-1 FC Metz
- LOSC 3-4 PAOK
- FC Nantes 0-2 LOSC
Des résultats en dents de scie ? Certes, mais ce n’est pas pour autant qu’aucune individualité lilloise n’est parvenue à se démarquer. Certains Dogues ont su profiter des sept joutes disputées pour se faire remarquer, parfois dans le mauvais sens du terme.
Les gagnants
Pour ne pas perdre pied, on priorise la continuité avec Aïssa Mandi. Un an de plus, de 33 à 34 ans, mais toujours parmi les gagnants. Il faut dire qu’il ne partait pas forcément très haut dans la hiérarchie des défenseurs lillois au début de saison, hiérarchie qu’il domine désormais de la tête et des épaules. En l’absence d’Alexsandro, le taulier blessé, l’international algérien a confirmé le statut qui était le sien, celui de troisième capitaine, sur le terrain.
Aïssa Mandi accumule déjà 1066 minutes, le tout en 14 apparitions, soit déjà la moitié du temps de jeu dont il avait pu profiter lors de l’exercice précédent. Voilà une preuve supplémentaire qu’il est dans le camp des gagnants.
Toujours 34 ans, secteur de jeu similaire, on se retrouve dans le même camp avec Thomas Meunier. Le Belge pouvait craindre le retour de Tiago Santos, il n’en est rien pour le moment. S’il a parfois dû laisser sa place à son concurrent, qui a besoin de temps de jeu pour retrouver progressivement son niveau, ses présences sur le banc lui ont également permis de gagner des points. C’est fort, au point que voir son nom sur la feuille de match est une évidence en cette première partie de saison.
Enfin, changement de poste, changement de génération, changement de statut avec Hamza Igamane (23 ans), l’attaquant dont la spontanéité fait parfois chavirer les cœurs. S’il ne dispose pas d’un temps de jeu pléthorique, il grappille de plus en plus de terrain sur Olivier Giroud. L’international marocain est même désormais une menace, au point que des voix s’élèvent pour qu’il s’empare du statut de titulaire. On s’arrête là pour cette fois.
Les perdants
Trois gagnants désignés, il est temps de passer de l’autre côté de la barrière pour apercevoir les individualités qui ont été un peu moins en réussite ces dernières semaines. Si Hamza Igamane est auréolé d’un point, c’est aussi parce que son rival a perdu des plumes. Pour rester dans la continuité, on ne peut citer un autre nom que celui d’Olivier Giroud (39 ans). Après trois buts pour son premier mois dans le Nord, le vétéran de l’attaque lilloise a soudainement freiné. Cela concerne l’efficacité, évidemment, mais aussi son impact dans le jeu, moindre. Le LOSC semblait s’être adapté à son profil, sensation qui s’est progressivement évaporée ces dernières semaines.
Plus bas sur le terrain, en défense, on noue cette fois avec la jeunesse en citant Nathan Ngoy (22 ans). Sa fraîcheur était enivrante au début de saison, avec quatre titularisations très positives, elle est désormais synonyme de frissons, et pas les bons. Gêné par quelques pépins, il se retrouve d’ailleurs blessé à la main en sélection, le Belge est moins aérien. Il est même parfois auteur de bourde, à l’image d’une première période délicate contre le PAOK Salonique ou d’un manque de communication avec son gardien à Strasbourg.
Un gardien, justement, on conclut par Berke Özer (25 ans). S’il avait rayonné à Rome, le Turc a fait preuve de maladresse ces dernières semaines. Il s’est manqué à deux reprises à Belgrade, puis à Strasbourg. Le LOSC était déjà en difficultés, il a enfoncé par deux fois ses coéquipiers. Malgré ses défauts, il réalisait pourtant jusqu’ici un bon début de saison. La bonne nouvelle, si on peut la nommer ainsi, c’est qu’il ne risque pas d’être inquiété par Arnaud Bodart. Le numéro 2 dans la hiérarchie des portiers lillois s’est lui aussi manqué. C’était à Nice.






