Publié le 29 mai 2024 à 23:42

Crédit Photo : Le Petit Lillois

Par - Catégories : Football, LOSC-

Vainqueur d’Aston Villa en demi-finales, et donc vengeur masqué du LOSC, l’Olympiakos a remporté la Ligue Europa Conférence ce mercredi, en surpassant la Fiorentina en prolongations (1-0). Les Italiens échouent pour la deuxième fois d’affilée en finale.

Engagé en Ligue Europa Conférence en début de saison, le LOSC nourrissait de grandes ambitions. Consistants lors de la phase de poules face à une adversité de moindre envergure, ses joueurs ont été flamboyants contre les Autrichiens du SK Sturm Graz, pourtant champions devant le RB Salzburg dans la compétition locale. Ensuite, c’est Aston Villa qui s’est dressé face aux Dogues, lors d’une double confrontation historiquement spectaculaire. Celle-ci s’était néanmoins conclue par une élimination cruelle, aux tirs au but. Par la suite, les Villans ont été surpassé par l’Olympiakos (2-6), dont les joueurs étaient surmotivés à l’idée de briller à Athènes, devant leurs supporters. Vengeurs masqués du LOSC suite à l’élimination du rival anglais, les Grecs sont d’ailleurs allés au bout, surpassant la Fiorentina de Jonathan Ikoné aux prolongations (1-0) grâce à Ayoub El Kaabi (116′). C’est la première compétition européenne remportée par un club grec. L’Olympiakos rentre dans l’histoire.

Le film de la rencontre

Une finale, ça ne se joue pas, ça se gagne. C’est sans doute cette phrase qui doit vibrer avec intensité dans les têtes des hommes de Vincenzo Italiano. Très largement dominateurs, ces derniers avaient déjà tiré neuf fois au but lors du premier acte, et même fait trembler les filets lors d’un but refusé à Milenkovic (10′) pour hors-jeu. Ils n’ont pourtant eu de cesse de buter sur des Grecs compacts, prêts à souffrir. A la pause, la Fiorentina et l’Olympiakos rentraient aux vestiaires dos à dos. Malgré la domination italienne, le portier Tzolakis n’a eu que deux arrêts à faire, El-Kaabi est néanmoins bien muselé.

De retour sur la pelouse de l’OPAP Arena, les deux formations n’ont eu de cesse de s’observer, trop peureuses à l’idée de pouvoir encaisser le seul et unique pion qui pourrait tout faire basculer. Kouamé n’était pas loin de faire mouche (68′) pour la Viola, tout comme Iborra dans la surface opposée (80′), mais personne ne parvint à faire trembler les filets. A l’issue du temps réglementaire, l’Olympiakos et la Fiorentina restaient muets, incapables de tromper leurs opposants. Les Italiens ont globalement dominé, mais ont manqué de maîtrise jusqu’ici. En prolongations, le scénario s’est quant à lui inversé.

Comme animés par un second souffle, les Grecs se lancent à l’assaut du mur violet. Tout au long de la prolongation, ce sont eux qui se sont montrés les plus dangereux, enchaînant les situations chaudes. Il a néanmoins fallu patienter jusqu’au bout du bout pour voir l’inévitable El-Kaabi tromper son monde. Porté par les Dieux grecs, vengeur masqué du LOSC, il surgit dans la surface pour pousser le cuir de la tête au fond des filets. Le Marocain a surpris tout le monde et le stade est devenu volcan (116′). Entré en jeu en cours de partie, Jonathan Ikoné a eu la balle de l’égalisation entre les pieds lors des ultimes minutes, mais a buté sur un défenseur grec venu se sacrifier pour la bonne cause. La tentative du Florentin est contré, l’Olympiakos est sacré (1-0). C’est historique ! El-Kaabi est l’homme providentiel, le héros de l’histoire d’un club, l’homme fort d’une campagne européenne inoubliable.