Publié le 13 juin 2026 à 18:29

Crédit Photo : LOSC Médias
La section féminine du LOSC a terminé la saison 2025-2026, la première avec Mathieu Robail à sa tête, à la sixième place de Seconde Ligue. Les ambitions de montée n’en sont plus vraiment chez les Dogues, tournés vers un autre projet.
Il fut un temps lors duquel la direction du LOSC affichait clairement ses ambitions au moment d’évoquer sa section féminine. Ce temps est révolu et ce n’est qu’un constat, pas une critique, puisque cette évolution est simplement le fruit d’un changement de politique sportive. Après une saison de transition, celle marquée par le départ de l’historique Rachel Saïdi, la venue d’une tribu marseillaise menée par Yacine Guesmia et une septième place en Seconde Ligue (pire classement de l’histoire du LOSC), un nouveau projet a été entamé.
Jeunesse et dynamisme
Celui-ci se tourne vers la jeunesse, comme le démontre la moyenne d’âge de l’effectif (21,5 ans) dont a disposé Mathieu Robail tout au long de la saison 2025-2026 terminée au sixième rang, ainsi que la naissance du centre de formation féminin lillois en septembre 2024. « On n’a pas d’objectif à court terme. […] Ce que je veux avant tout, c’est une équipe qui soit construite sur une base de joueuses issues du centre de formation. L’objectif est vraiment de donner une image jeune, dynamique et positive du LOSC », déclarait Olivier Létang en novembre dernier, lors de l’exposition célébrant les 10 ans de la section féminine.
Pour le sportif, c’est vers Patrick Robert, président de l’association du LOSC, qu’il fallait se tourner pour en savoir véritablement plus : « On se tourne vers la formation. […] La montée viendra quand elle viendra », lâchait-il lors de la même soirée. L’ambition de viser la montée en D1 chaque année n’en est plus vraiment une. Il s’agit plutôt d’un rêve qui signifierait que le travail réalisé a payé plus que jamais, que la formation lilloise est suffisamment brillante pour performer au plus haut niveau.
Bientôt engagé dans sa deuxième saison, ce nouveau projet lillois poursuit sa mue avec le départ de certaines figures passées, à l’image de celui de l’expérimentée Claire Lelarge (33 ans). Elle n’est pas la seule à mettre les voiles, puisque Nesryne El Chad, Jamila Hamidou, Joséphine Van den Broecke, Anna Conesa et Louna Belhout-Achi ont fait de même et ne seront sans doute pas les seules. En parallèle, pour les premiers noms (Emma Gin (EAG), Léane Brasseur (VAFC), Soleina Chennouf (OL)), ce sont de jeunes éléments qui s’apprêtent à poser leurs valises au Domaine de Luchin.
Cela ne veut pas dire que les Dogues ne parviendront pas à performer, il y a eu de belles choses (et surtout un état d’esprit retrouvé), au cours de la saison écoulée, mais il est clair que le projet du LOSC n’est plus celui de la montée.
Faire avec son temps
La réalité, sans doute, c’est qu’il faut savoir faire avec son temps. Après Bordeaux, Dijon ou Nice plus récemment, une autre section féminine est actuellement menacée de disparition au niveau professionnel : le Stade de Reims. Le LOSC a certes modifié sa vision des choses, mais ne se retrouve pas avec une telle épée de Damoclès au-dessus de la tête. La réduction conséquente des revenus issus des droits TV domestiques, les sections féminines en sont peut-être bien, malgré elles, les premières touchées.






