Publié le 13 juin 2026 à 00:00

Crédit Photo : Thananuwat Srirasant/Getty Images for ICC
La FIFpro, soutenue par la FIFPRO Europe et l’UNFP, a annoncé ce mercredi avoir noué deux accords « majeurs » avec la FIFA : « De nouveaux droits, de nouvelles protections, et une vraie voix donnée aux joueurs », se réjouit-elle.
La syndicat international des joueurs et la FIFA ont signé deux accords majeurs redéfinissant en profondeur la gouvernance du football professionnel, depuis le système des transferts jusqu’à la représentation des joueurs au plus haut niveau décisionnel. Ces textes, annoncés conjointement par la FIFpro et la FIFA, sont l’aboutissement de négociations engagées dans la foulée de l’arrêt Diarra, rendu par la Cour de justice de l’Union européenne en octobre 2024.
Soutenu par la FIFpro, la FIFpro Europe et l’Union nationale des footballeurs professionnels (UNFP), cet arrêt avait mis en lumière les failles juridiques du cadre réglementaire international des transferts.
➡ UN ACCORD HISTORIQUE POUR LE FOOTBALL MONDIAL
La @FIFPRO obtient une réforme majeure du système des transferts et un nouveau cadre de coopération avec la @FIFAcom jusqu'en 2031.
De nouveaux droits, de nouvelles protections, et une vraie voix donnée aux joueurs, un combat… pic.twitter.com/ZKhMiyGHQg
— UNFP (@UNFP) June 12, 2026
Du nouveau pour les transferts
Le premier point mentionné se rapporte aux futures évolutions du Règlement sur le statut et le transfert des joueurs (RSTJ). Celles-ci seront désormais négociées au sein d’une plateforme mondiale de dialogue social, réunissant la FIFA et les partenaires sociaux du football.
« Nous avons signé un protocole d’accord avec la FIFpro afin de réglementer le statut et les transferts des footballeurs », déclarait récemment Gianni Infantino, président de la FIFA, lors d’une conférence de presse. Cela va se traduire par certaines modifications réglementaires instaurées à partir du 1er janvier 2027.
L’évolution la plus frappante est la suivante : pour la première fois, les joueurs percevant moins de 150 000 euros par saison se verront garantir une part directe de l’indemnité de transfert (5 % minimum) lors de leur départ. « Lorsque le talent d’un joueur crée de la valeur, le joueur doit en bénéficier », déclarent les instances.
Attention au loft
Les syndicats des joueurs se sont également attaqués à une manie répandue, celle des lofts. Rétrograder un joueur pour le contraindre à partir, l’isoler à l’entraînement, retenir son passeport ou détourner les procédures d’enregistrement… sont des pratiques « expressément interdites », insiste la FIFpro. « Ces pratiques ont touché trop de joueurs pendant trop longtemps et n’ont pas leur place dans le football moderne », commente-t-elle.
L’article 17 du RSTJ, au cœur de l’affaire Diarra, est également revu. Un joueur ayant quitté son club pour manquement de ce dernier à ses obligations ne pourra plus se voir appliquer une réduction de l’indemnité qui lui est due au seul motif qu’il a retrouvé un employeur.
Plus de poids dans les instances
Dans l’optique de donner plus de poids à la parole des joueurs, un siège d’observateur au Conseil de la FIFA a été donné à la FIFpro. « Nous serons représentés lors des réunions du conseil de la FIFA grâce à un statut d’observateur assorti d’un droit de parole lorsque des questions relatives aux joueurs seront examinées », communique le syndicat mondial des joueurs et joueuses professionnels. Cette position est assurée jusqu’en 2031.
Un regard sur le calendrier
Enfin, les joueurs et leurs représentants pourront, à partir de 2030, contribuer à la construction des calendriers internationaux. Ils définiront les futures normes relatives aux périodes de repos, aux trêves estivales, aux fenêtres de récupération et au temps minimal entre deux matchs.
C’est une autre avancée dont se félicite la FIFpro : « Pour la première fois, celles et ceux qui supportent le coût physique du calendrier auront directement voix au chapitre dans la définition des normes qui le régissent. »






