Publié le 21 mars 2026 à 16:52

Bruno Genesio sur le banc lillois pendant Aston Villa - LOSC.

Crédit Photo : Kate McShane/Getty Images

Par - Catégories : Football, LOSC-

Le LOSC s’oppose à l’Olympique de Marseille ce dimanche (17h15) dans le cadre de la vingt-septième journée de Ligue 1. Bruno Genesio a introduit ce rendez-vous en conférence de presse, refusant de trop se projeter sur une potentielle belle opération au classement général en cas de succès.

Ambition ou prudence à Marseille ?

Quelle version du LOSC verrons-nous à Marseille ? Celle prudente en première période à Villa, ou celle plus joueuse au retour des vestiaires ?

Chaque match a une histoire différente et chaque match détient sa vérité. Le plan de Birmingham était, il est vrai, d’être solide dans un premier temps, parce qu’on avait perdu le match aller à Lille. Et forcément, si on concédait un but rapidement, on savait que la tâche allait être plus difficile. Il fallait rester qualifiable le plus longtemps possible pour, en fin de match, enfin en tout cas dans la dernière demi-heure, essayer d’aller chercher une qualification.

Ça ne s’est pas passé comme prévu, le plan n’a pas forcément fonctionné de ce côté-là, mais sur ce que j’ai vu du match, sur la première mi-temps, on ne concède quasiment aucune occasion. Il y a bien la tête sur un corner (Amadou, 41’), avec l’arrêt de Berke (Özer). Nous, on a une occasion nette de marquer avec Ayyoub (Bouaddi), mais ça personne n’en a parlé. Malgré une tactique très défensive, on a une occasion très, très nette pour ouvrir le score (21’).

Le plan, c’était celui-ci. Et après, ce qui est regrettable, c’est d’encaisser un but comme on en a encaissé un (54’), c’est-à-dire sur un coup de pied arrêté offensif, et de se faire prendre en contre à l’extérieur sur un dégagement de Martinez. A partir de là, les espaces se sont ouverts. On a concédé un peu plus d’occasion, mais jusqu’à l’ouverture du score, en tout cas, tout se passait comme on avait prévu dans notre plan de jeu.

Et donc, quel sera le visage du LOSC à Marseille ?

Celui de demain, je ne vais pas vous le dévoiler, puisque nos amis marseillais doivent sûrement écouter et vont sûrement reprendre mes propos (sourire). Mais je vous l’ai dit, chaque match à son histoire. Forcément, il y a des joueurs qui n’ont pas débuté jeudi, qui débuteront sûrement demain.

C’est un match très important, pas décisif, mais très important dans la course à l’Europe, qui est l’objectif prioritaire du club, je le rappelle, pour des raisons sportives et pour des raisons aussi financières. Vous connaissez la situation financière du football français. Une qualification en Coupe d’Europe, Champions League, Europa League, n’est peut-être pas vitale, mais très importante pour les clubs français aujourd’hui, quels qu’ils soient.

OM – LOSC : Un tournant ?

N’est-ce pas une journée décisive avec la programmation ? Il y aura un choc entre Lyon et Monaco en parallèle en début d’après-midi.

C’est sûr que dans ce cadre-là, le résultat de demain (dimanche) peut rebattre les cartes. Mais on sera à sept journées de la fin, donc ça veut dire qu’il restera encore 21 points et donc beaucoup de choses pourront encore se passer. C’est un peu la même configuration que lors du match à Rennes, par exemple, où Rennes avait la possibilité de nous mettre à 5 points s’ils nous battaient, et puis nous, on avait la possibilité de leur repasser devant si on les battait. C’est ce qu’on a fait, mais rien n’est définitif. Rien ne l’était après le match de Rennes, et rien ne le sera après le match de demain (dimanche).

Mais c’est sûr qu’un bon résultat à Marseille nous placerait dans de bonnes dispositions pour la lutte à la Coupe d’Europe, aux cinq, six premières places de ce championnat en tout cas, parce que ça va être très, très serré jusqu’au bout.

Ce match à Marseille paraît véritablement comme une belle opportunité et, malgré vos trous d’air, tout est resserré. Est-ce que vous sentez que c’est une chance énorme de pouvoir faire une fin de saison qui pourrait vous emmenez à un endroit (au classement) qui paraissait inatteignable en janvier ?

Non, je n’ai pas envie de parler de ça parce que je pense que je suis assez lucide sur la situation. Je pense qu’aujourd’hui, on est à notre place et que si on termine à cette place (la 5e), ce sera déjà une bonne saison pour le LOSC. Si on fait mieux, ce sera une très, très bonne saison.

Donc les matchs, on va les prendre les uns après les autres. On sait que demain (dimanche), c’est un match qui nous oppose à un adversaire direct, mais il restera encore sept matchs. Rien ne sera définitif. Donc je n’ai pas envie non plus d’extrapoler, de parler d’un nouvel objectif si demain le résultat est positif, parce que je pense qu’il faut être lucide.

Renouer avec un jeu direct ?

Vous aimez quand votre équipe a le ballon, ce qui a moins été le cas à Rennes avec un jeu basé en partie sur des transitions. Est-ce que vous changez un peu le style de votre équipe et que, finalement, c’est une bonne nouvelle d’affronter une équipe comme Marseille qui voudra faire le jeu ?

Souvent, je dis que nous, les coachs, on doit être capable de s’adapter aux qualités de nos joueurs et de mettre en place le plus possible des choses qui correspondent aux qualités de nos joueurs et de notre équipe. On ne joue pas pareil avec Olivier (Giroud) qu’avec Matias (Fernandez-Pardo), il faut être cohérent.

C’est pour ça que je vous disais en préambule que chaque match a sa vérité. Et puis aussi, parce que parfois, l’adversaire ne vous permet pas de faire ce que vous avez envie de faire. Parce que l’adversaire, il est aussi là pour gagner le match. Parfois, on oublie qu’il y a un adversaire qui est là aussi pour gagner le match que ça se joue sur des détails ou sur du talent aussi. Donc, évidemment qu’on doit s’adapter à tout ça.

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