Publié le 1 mai 2026 à 19:01

Crédit Photo : HAC Médias
De passage en conférence de presse ce vendredi, à deux jours d’un duel entre Le Havre AC et le LOSC, Didier Digard a partagé un sentiment de fatigue, tout en se montrant très élogieux envers les Dogues.
Un effectif fatigué
Le match de dimanche dernier (4-4 contre Le Havre), est-ce que vous avez l’impression d’être passé à côté de quelque chose de grand ?
Il ne faut pas avoir peur de le dire, c’est un échec. Le plus important, c’est d’être en capacité de se relever. Ce n’est pas un échec parce que c’était Metz, mais parce qu’il nous a manqué certaines choses pour l’emporter. Il y a des facteurs que l’on a souhaité analyser pour pouvoir dire que c’était un échec. Maintenant, on doit aller de l’avant.
Que faut-il rectifier de suite, dans l’urgence ?
Il y a plusieurs choses : la notion de concentration. Quand on est aussi fatigué, que ce soit physiquement ou mentalement, il faut être encore plus concentré. Après, il faut bien respecter les choses, chacun dans sa partie du terrain, même si c’est difficile. On a vu que l’on avait beaucoup concédé sur des centres et c’est une discussion que l’on a eu avec les joueurs. Il faudra mieux défendre, mais aussi les empêcher de centrer pour moins défendre. On essaye de tout régler, même si on sait que c’est compliqué. On aborde en tout cas tous les thèmes.
Tu nous parles de fatigue, surtout mentale, comment est-ce que tu le ressens ?
C’est très éprouvant, parce que je pense que l’on est allé au bout de nos qualités footballistiques. C’est un groupe qui avait pas mal de marge de progression, qui en a encore, mais cela devient de plus en plus dur de progresser. C’est impactant parce que l’on donne vraiment tout, on le sait, mais des fois, ce n’est pas suffisant. C’est dur. On est dans une position qui a suscité beaucoup d’attente et même si on a mis en garde, ça pèse quand on y arrive pas. Ce sont des petites choses mises bout à bout qui sont difficiles à gérer. Par contre, je sais que ce groupe a la qualité pour mettre ce petit coup de collier qu’il nous manque.
La quête du maintien
Peut-il y avoir une peur de tout perdre, en ce moment ?
À partir du moment où c’est quelque chose qui peut arriver, on se doit d’être prêt à ça. On doit tout mettre en œuvre et le combattre sur le terrain pour que ça n’arrive pas, mais si on n’a pas conscience, comment pourrait-on faire pour réagir si cela arrivait ? C’est toujours difficile à gérer, mais je ne sens pas de peur au sein de mon groupe.
Malgré la morosité actuelle, le HAC peut être maintenu à l’issue de cette journée…
C’est ma mentalité. Je ne peux pas imaginer autre chose que de rentrer sur le terrain pour gagner. C’est le discours que je vais avoir. Je me dois, ensuite, toujours d’avoir un coup d’avance pour anticiper et aider les joueurs à maintenir le cap. Notre ambition, c’est de se maintenir dès que l’on peut. L’objectif est donc de gagner, ne pas dépendre des autres, même si on a cette montagne qu’est le LOSC devant nous. Ils ont un effectif, une direction, un coach et une dynamique plus qu’impressionnante, on ira quand même pour montrer un beau visage, défendre nos couleurs, pour tenter d’acquérir notre maintien.
L’obstacle LOSC
Le HAC s’était imposé à la surprise générale à Pierre-Mauroy la saison dernière, est-ce que ça rend la tâche d’autant plus difficile d’aller encore gagner là-bas, sachant que c’est le sprint final ?
Ce sera beaucoup plus dur, il faut être réaliste. Si on commence à regarder les chiffres, je pense qu’on pourrait avoir mal à la tête. La dernière défaite de Lille en championnat, elle date du 1er février. Sur les onze derniers, ils n’ont pas perdu. C’est ce qui se fait de mieux, actuellement, dans notre championnat. C’est un rouleau compresseur qui est en train d’écraser tout le monde, qui a relevé la tête et qui est dans ses standings. Quand on voit toutes les composantes de ce club, ils sont à la place où ils doivent être. Mais après, c’est notre destin que l’on joue. Donc, on ne doit pas faire abstraction de tout ça, mais on doit l’affronter.






