Publié le 8 mars 2026 à 10:31

Laurent Abergel à l'entraînement avec le FC Lorient.

Crédit Photo : FC Lorient Médias

Par - Catégories : Football, LOSC-

Le LOSC reçoit le FC Lorient ce dimanche (17h15) dans le cadre de la 25e journée de Ligue 1. À l’approche du coup d’envoi, nous sommes allés à la rencontre de Maxime, supporter lorientais. Place au zoom sur les Merlus. 

La gifle infligée, les débuts d’Hamza Igamane… Tous les Lillois se souviennent encore du 30 août dernier, lorsque le LOSC s’était déplacé sur la pelouse du Moustoir. À l’occasion de cette 25ᵉ journée de Ligue 1, Dogues et Merlus se retrouvent, mais dans un contexte bien différent. Les Lillois, actuels cinquièmes, semblent peu à peu sortir d’un début d’année 2026 compliqué, tandis que les Lorientais, malgré leur élimination mercredi soir en Coupe de France, ont effectué une impressionnante série de 12 matchs sans défaite toutes compétitions confondues.

À quelques heures du coup d’envoi, nous sommes allés à la rencontre de Maxime, fidèle supporter du FC Lorient. Le but ? Introduire l’opposition à venir et en apprendre un peu plus sur les Merlus.

Zoom sur le FC Lorient

Champion de Ligue 2 lors de l’exercice 2024-2025, le FC Lorient a validé son retour immédiat dans l’élite en terminant leader avec 71 points, devançant d’une courte tête le Paris FC (69 pts). Sous la direction d’Olivier Pantaloni, les Merlus ont entamé leur campagne de retrouvailles avec la Ligue 1 par des montagnes russes émotionnelles. Le retour dans l’élite avait d’abord été fêté comme il se doit au Moustoir lors d’une démonstration face au rival rennais (4-0) dès la 2ᵉ journée. Mais le réalisme du haut niveau avait vite rattrapé les Bretons, giflés successivement par le LOSC (1-7) puis par l’OM à l’Orange Vélodrome (4-0).

Seizièmes avec seulement neuf points après dix journées, les Lorientais semblaient promis à une lutte acharnée pour le maintien. Pourtant, le technicien corse a su trouver les ressorts nécessaires pour inverser la tendance. Depuis ce passage à vide, le FCL s’est transformé en un collectif bien huilé, solidaire et difficile à manœuvrer, enchaînant une impressionnante série de 12 matchs sans défaite toutes compétitions confondues (7 victoires, 5 nuls). Une solidité qui leur a permis de s’extirper de la zone rouge et de s’installer parmi les outsiders aux places européennes.

Cependant, cette dynamique positive, déjà ralentie par les dernières sorties des Bretons, a connu un coup d’arrêt brutal mercredi soir en Coupe de France. Face à l’OGC Nice, les Merlus ont longtemps cru à la qualification, d’autant qu’ils semblaient en position de force lors de la séance de tirs au but. Mais la tendance s’est cruellement inversée, voyant les Lorientais quitter la compétition sur un goût d’inachevé. Plus inquiétant encore, cette soirée a laissé des traces : Olivier Pantaloni devra composer avec la suspension de Pablo Pagis, exclu durant le match, tandis que Laurent Abergel, sorti blessé, manquera également le déplacement à Lille.

Interrogé en amont de la rencontre, Maxime nous en apprend un peu plus sur les Merlus.

Dynamique freinée

Si les hommes de Bruno Genesio ont sombré durant l’hiver, ce n’est pas le cas des protégés d’Olivier Pantaloni. Pour Maxime, « la dynamique est excellente. Lorient n’a perdu qu’un match sur les 15 derniers toutes compétitions confondues, c’est la 4ᵉ équipe de Ligue 1 sur les 10 dernières journées, ce qui est plutôt pas mal pour un promu », confie-t-il, satisfait de la forme des siens. « Je trouve l’équipe transformée depuis novembre. Elle récolte enfin les fruits de son travail du début de saison. »

« Il y a eu quelques semaines d’adaptation à la Ligue 1 »

Alors que la saison était bien lancée avec cette victoire 4-0 face au Stade Rennais, les Lillois ont brisé l’élan des Lorientais dès la fin du mois d’août. « Il y a eu quelques semaines d’adaptation à la Ligue 1 après la remontée. Il fallait que l’effectif apprenne les exigences du haut niveau mais dans le même temps, elle devait digérer les départs importants (Kroupi, Laporte, Ponceau). »

Aux yeux du supporter, lors de la première partie de saison, c’est l’efficacité qui a fait défaut. « On a pas été assez tueur dans les deux surfaces sur les premières journées et depuis novembre c’est l’une de nos forces, avec un Bamba Dieng métamorphosé notamment (11 buts sur les 10 derniers matchs). »

Des points forts et des lacunes

« L’équipe a énormément progressé », avoue le supporter. Une évolution qui, selon lui, passe par l’intelligence tactique dont font preuve les Bretons. « Je pense que l’une des forces de cette équipe, c’est sa capacité à s’adapter tactiquement à l’adversaire. Cet aspect, on le doit à notre coach ainsi qu’à son staff. » Pour Maxime, les atouts des Merlus ne s’arrêtent pas là. « Nos points forts résident également dans notre capacité à jouer en transition. Pour cela, on allie la percussion des pistons (Arsène Kouassi et Théo Le Bris) et la justesse technique de Pablo Pagis. Malheureusement pour nous, heureusement pour vous, il sera suspendu après son carton rouge obtenu face à Nice mercredi soir », regrette le fidèle du Moustoir.

« Le premier but sera très important pour la suite de la rencontre »

Côté lacunes, le supporter pointe du doigt une « défense parfois apathique » qui peut se retrouver en difficulté « avec des joueurs mobiles comme Hakon Haraldsson ou Matias Fernandez-Pardo ». Pour Maxime, c’est net : « le premier but sera très important pour la suite de la rencontre » puisque les Bretons « peinent à manœuvrer les équipes bien en bloc. »

Noah Cadiou, le jeu, la technique et la statistique

Au moment de désigner une individualité bretonne, le choix est difficile pour le Lorientais puisque « contrairement à il y a deux ans, lorsque nous sommes descendus, nous avons un vrai collectif et pour être honnête, c’est dur de ne sortir qu’un seul joueur. » En mettant de côté les joueurs stars et décisifs, tels que Pablo Pagis et Bamba Dieng, Maxime porte son choix sur Noah Cadiou. Né à Lille puis passé proche du LOSC dans le cadre d’un dispositif « sport-études », Noah Cadiou n’a jamais intégré officiellement le club lillois. Aujourd’hui, le milieu de terrain fait les beaux jours des Merlus. « Il n’a pas débuté la saison titulaire mais a su gagner sa place, notamment pendant la CAN. Il stabilise le milieu de terrain, joue très souvent très juste, dans le bon tempo, sans faire la touche de balle de trop. »

Pour appuyer son choix, Maxime n’hésite pas à mobiliser la statistique. « Le seul match qu’on a perdu sur les 15 derniers, il l’a manqué. Par ailleurs, avec Noah Cadiou titulaire cette saison (coupe incluse), c’est 6 victoires, 5 matchs nuls et 1 seule défaite, durant laquelle il avait été remplacé au bout de 13 minutes suite à une expulsion. »