Publié le 20 avril 2026 à 14:20

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Quentin Delcourt
Le LOSC a été freiné dans sa course par l’OGC Nice samedi (0-0), freiné au pire des moments pour Swann Borsellino et Adil Rami, consultants sur les antennes de Ligue 1+.
C’est ce que l’on appelle un point précieux lorsqu’on lutte semaine après semaine pour son maintien dans l’élite, c’est le cas de l’OGC Nice (15e). Ce n’est pourtant, au contraire, rien d’autre qu’un point frustrant quand on est engagé dans une folle course pour le podium, course dans laquelle chaque point comptera à l’arrivée. Et ça, le LOSC en était bien conscient ce samedi après avoir été neutralisé par les Aiglons de Claude Puel (0-0).
« Aïe… Mes amours de ma vie, mes chicorés ont loupé le coche. Nice a encore su montrer qu’ils étaient capables d’être bons en bloc bas », commentait à raison Adil Rami sur le plateau de l’émission Le Club diffusée sur Ligue 1+. L’Olympique de Marseille avait chuté à Lorient (2-0), l’AS Monaco avait été neutralisé par l’AJ Auxerre (2-2), et une victoire aurait été synonyme de belle opération pour les Dogues, qui ont néanmoins manqué cette opportunité.
Le mauvais moment pour le frein à main
L’ancien arrière droit de l’Olympique Lyonnais ou de l’OGC Nice, François Clerc, prenait la suite : « La première période était plutôt équilibrée. Les Niçois auraient pu prendre les devants sur le but refusé pour quelques centimètres à Elye Wahi (12′), rappelait-il d’entrée. Il y a eu l’un des arrêts de l’année (Diouf sur Perraud, 8′). Lille a plus poussé en seconde période et aurait pu faire la différence à son tour. Les Lillois ont manqué de créativité, d’un peu de folie, estimait également l’ancien Stéphanois. La meilleure opportunité arrive avec Chancel Mbemba (53′) et là, il méritait mieux. […] Mais cela reste un point quand même et ils sont toujours là, dans la course, contrairement à d’autres résultats plus défavorables. Battre Nice, ce n’était pas si simple. »
« Quand tu regardes la journée, tu es obligé de penser au classement. »
Swann Borsellino, habitué du plateau, concluait avec son analyse personnelle : « Il y avait beaucoup d’absents à Nice, notamment au milieu de terrain, et ils sont restés bien en bloc. C’était bien resserré entre les lignes. Ce bloc bas a compliqué les choses pour Lille. C’était difficile pour eux de créer des choses, en plus sans Nabil Bentaleb », tenait-il à noter, imitant ainsi un certain Olivier Giroud.
Le consultant estimait surtout que les Dogues patinaient au pire des moments. « Lille était sur une très bonne série, donc on peut comprendre que ça (ne pas gagner, ndlr) arrive. Le problème, c’est que ça arrive au mauvais moment. Quand tu regardes la journée, tu es obligé de penser au classement », concluait Swann Borsellino. Le point du nul n’a pas suffi au LOSC pour conserver sa troisième place, dépassé par l’Olympique Lyonnais (3e, 54 pts) au troisième critère règlementaire pour départager deux équipes à égalité.






