Publié le 20 avril 2026 à 13:02

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Corentin Betrancourt
Entraîneur de l’OGC Nice, Claude Puel faisait son retour à Lille ce samedi. S’il a empoché un bon résultat (0-0) pour ses Aiglons, retrouver les clubs ayant façonné sa carrière est parfois « douloureux » pour le technicien.
C’est une certitude, il l’a lui-même affirmé, Claude Puel (64 ans) espère que le LOSC parviendra à réaliser ses ambitions et à se qualifier, à l’issue de la saison 2025-2026, pour la Ligue des Champions. Il a pourtant tout fait pour contrecarrer les plans lillois ce samedi, lui qui faisait son retour à Lille dans la peau de l’entraîneur de l’OGC Nice : « Sur le terrain, quand je suis entraîneur, mon équipe c’est Nice », souriait-il à notre micro au coup de sifflet final, lui qui a entraîné les Dogues de 2002 à 2008 (299 matchs) et qui les a rendus muets samedi (0-0).
« J’ai énormément d’attaches ici et ça me fait toujours quelque chose d’être là. »
Pourquoi cette réponse ? Il venait, avec le sourire et une pointe d’émotion, d’évoquer le lien qu’il ne pourra jamais couper avec Lille, que ce soit son club ou ses habitants. « Ça me fait plaisir quand j’arrive… Je connais pas mal de monde encore. Mon président était étonné parce que j’étais attendu partout, à l’aéroport, quand j’arrive au stade, encore après le match, s’amusait le technicien niçois. C’est super sympa de revoir des connaissances. Je suis resté 6 ans ici et je vois toujours des têtes connues, avec qui j’ai pratiqué. »
Claude Puel l’avoue, il ne peut pas rester « insensible » lorsqu’il « revient » à Lille. « J’ai énormément d’attaches ici, reconnaissait-il. Je trouve, que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur, que les gens sont super. J’aime beaucoup cette mentalité du Nord, donc ça me fait toujours quelque chose d’être là », nous confiait ainsi le natif de Castres.
Savoir faire la part des choses
Être attaché est une chose, savoir s’en détacher momentanément en est une autre. S’il estime avoir « toujours » réussi « à faire la part des choses », Claude Puel nous avouait avoir parfois souffert lors de ces duels qui touchent à son passé. Le plus marquant de sa carrière reste le match à l’issue duquel il envoyait, avec l’OL (0-2, 29/05/2011), l’AS Monaco en Ligue 2 : « Même quand je suis allé gagner à Monaco, par exemple. Mais c’est un souvenir douloureux, parce qu’on s’est qualifiés pour la Ligue des Champions en terminant troisième avec Lyon en allant gagner à Monaco, mon club formateur, qui descendait en 2e division », se souvenait-il.
« Mais même là, j’ai été pro jusqu’au bout. C’est toujours comme ça, ça fait mal, et c’est normal », concluait ainsi Claude Puel, qui aura bien posé des problèmes au LOSC, relégué au 4e rang en Ligue 1, pour son retour dans le Nord.






