Publié le 26 avril 2026 à 20:32

Bruno Genesio sur le banc lillois pendant Aston Villa - LOSC.

Crédit Photo : Kate McShane/Getty Images

Par - Catégories : Football, LOSC-

Vainqueurs un but à zéro, les Dogues reviennent de Paris avec les trois points. Bruno Genesio est revenu sur cette victoire en conférence de presse.

Heureux de la victoire, Bruno Genesio a tenu à souligner l’effort collectif et la solidité défensive avant d’être interrogé sur Matias Fernandez-Pardo et Berke Özer.

La victoire est ô combien importante parce qu’on voit aussi que le championnat se resserre sur les dernières journées, qu’en haut, ça gagne aussi, il y a Marseille qui joue ce soir. C’est ce genre de match-là, un petit peu piège, où on peut aussi perdre des points. C’est une satisfaction aussi par rapport à ça, j’imagine ?

Oui, oui, bien sûr. On sait que plus on approche de la fin et plus les points coûtent cher. C’était un match piège face à une équipe qui restait sur une dynamique très positive. C’est leur première défaite, je crois, sur les huit derniers matchs. Donc, on est content de l’avoir fait même si ça a été difficile et qu’on aurait peut-être préféré concrétiser une ou deux situations pour être à l’abri et moins trembler en fin de match, notamment sur le penalty.

J’ai envie de souligner cette mentalité de vouloir faire les efforts ensemble, de défendre ensemble.

Et en fin de championnat aussi, parce qu’on sait que le goal average sera important face à l’Olympique Lyonnais notamment, vous êtes à égalité ce soir…

Oui mais il va encore se passer beaucoup de choses. Je ne pense pas que ça se jouera sur un goal average, en tout cas particulier, parce qu’il va se passer encore beaucoup de choses. Ce qui était important pour nous, c’était de revenir à la hauteur de Lyon, c’était de maintenir l’écart avec Rennes, avec Marseille avant le match de ce soir et aussi de creuser un petit écart sur Monaco, ce qui n’est pas non plus anodin.

Cette équipe du PFC restait sur une bonne série. J’imagine qu’au-delà de la victoire, il y a aussi la manière qui est satisfaisante avec cette équipe qui est plutôt en forme et qui n’a pas vraiment existé. En tout cas, vous avez vraiment bien contrecarré leur plan de jeu.

Oui, surtout sur le début du match, jusqu’au but qu’on a marqué, je trouve. C’est un peu sévère de dire qu’on ne les a pas beaucoup vus parce qu’une fois qu’on a marqué, j’ai trouvé qu’on s’était un petit peu arrêtés de jouer, on a voulu gérer et ça leur a donné quelques situations. Et surtout, en deuxième mi-temps, lorsque le PFC a fait des changements, on a été un petit peu plus en difficulté. On a été pris une ou deux fois dans la profondeur. Mais on a réussi à compenser par des replacements et c’est aussi ce que j’ai envie de souligner dans notre équipe. C’est cette mentalité de vouloir faire les efforts ensemble, de défendre ensemble. Et ce n’est pas aujourd’hui, ce n’est pas pour rien qu’on en est, je crois, à notre douzième match sans encaisser de but et seulement quatre buts encaissés sur les onze derniers ou douze derniers matchs, je ne sais plus. Et tant qu’on aura ça, on sera difficile à aller chercher. Mais il en reste trois et il faudra avoir les mêmes attitudes.

Matias Fernando en forme

Aujourd’hui, Matias marque le seul but du match. C’est son cinquième but sur les sept derniers matchs. Qu’est-ce que vous avez pensé de sa rencontre et de sa dynamique actuelle plus généralement ?

Il a encore été à la hauteur, parce qu’il a marqué. Il met une frappe superbe sur la transversale, je crois que c’est notre 16ᵉ frappe sur les montants cette saison. Il a fait des appels qui ont fait très mal à la défense adverse, il a été comme il est depuis quelque temps. Il a beaucoup travaillé, il a beaucoup progressé, que ce soit dans son jeu, mais aussi dans son attitude. Je pense que c’est surtout là-dessus qu’on le sent heureux depuis quelque temps. Je ne sais pas si c’est lié à son poste qu’il marque plus de buts, mais en tout cas, il a beaucoup progressé aussi dans son attitude. Ça devient un joueur très important aujourd’hui. Mais ça, on le savait déjà avant. Son potentiel, il faudrait être aveugle pour ne pas le voir. Il avait besoin de gagner en constance, c’est ce qu’il est en train de faire depuis quelque temps.

C’est ce que Thomas (Meunier) nous disait. Il nous disait qu’il avait pris conscience de ses qualités qui ont toujours existé. Mais il en avait pris conscience récemment. C’était quoi le déclic ?

Difficile de savoir quel est le déclic. Je pense qu’on a été très nombreux à lui parler, à être bienveillants parfois, parfois moins. Nous, on le fait en interne, ne comptez pas sur moi pour le faire ici devant vous, ce n’est pas mon style et je ne le ferai pas. Mais parfois, on a été durs avec lui en interne, que ce soit nous, le staff, ou même certains de ses coéquipiers. Parce que lorsque vous avez un joueur qui a un tel potentiel, vous devez être exigeant avec lui, encore plus peut-être qu’avec ceux qui ont un peu moins de talent. Et je pense que petit à petit, ça lui a fait du bien, ça l’a libéré et il montre tout son potentiel aujourd’hui.

Berke Özer le sauveur ?

Et puis il y a Berke Özer qui tient le clean-sheet ?

L’arrêt de Berke (après le penalty) est peut être un tournant dans le match. Je me demande si son historique n’a pas un impact sur les tireurs. En tout cas, il a encore été décisif.

Derniers articles