Publié le 9 octobre 2026 à 18:13

Crédit Photo : Dean Mouhtaropoulos/Getty Images
Passé par le LOSC lors de la première moitié des années 2010, Nolan Roux s’est récemment rappelé de vieux souvenirs lillois. Il se souvient notamment avoir intégré un vestiaire avec des individualités impressionnantes.
C’était en janvier 2012, après une longue expérience dans le Finistère, à Brest (86 matchs, 29 buts, 13 passes décisives), que Nolan Roux débarquait dans le Nord. Il rejoignait le LOSC dans un transfert estimé à 8 millions d’euros, six mois après qu’un départ à Schalke lui ait été refusé. Il se rappelle bien, très bien, de ce bond en avant.
« J’ai connu la Ligue 1, la Ligue 2, j’ai marqué des buts. Mais là, je passais de Brest à Lille, qui venait de terminer champion de France et de remporter la Coupe de France, déclare-t-il dans une interview diffusée sur la chaîne Youtube Addict O Foot. Quand j’arrive, Lille c’est Joe Cole, Eden Hazard, Dimitri Payet, Florent Balmont, Rio Mavuba, Mickaël Landreau, Aurélien Chedjou, Mathieu Debuchy », citait ainsi tour à tour Nolan Roux, sous-entendant par son intonation et ses expressions de visage la qualité du vestiaire intégré.
Natif de Compiègne, il se souvient avoir eu un statut à assumer lors de son arrivée. « Je remplace Moussa Sow, pour lequel toute l’équipe jouait. Moi j’arrive, je savais qu’il fallait que j’assure, se répétait-il. Même au niveau du club, à l’époque, 8 millions d’euros pour un club français, c’est un vrai investissement. Je n’étais pas le seul attaquant, mais je devais assumer. »
Adaptation « terrible »
Au final, en trois ans et demi, il aura inscrit 37 buts et délivré 17 passes décisives en 138 apparitions sous les couleurs du LOSC. Cette réussite a été permise, en partie à ses yeux, par une intégration rapide aux vestiaires lillois.
« Quand tu arrives, tu te fais petit. Mais bizarrement, j’ai directement été intégré, se rappelait-il. L’avantage que j’ai eu, c’est que je suis arrivé en janvier. Tu n’as pas de préparation. Tu arrives et ça joue. Donc quand tu veux faire connaissance, le mieux est de démarrer les matchs. Il n’y a pas les présentations habituelles, c’est « court là-bas, tacle, saute… ». Mon premier match est contre Saint-Étienne (28/01/12). Et là, doublé. L’adaptation a été terrible », s’exclamait Nolan Roux en riant.
La découverte de la Ligue des champions
En atterrissant au LOSC, Nolan Roux a découvert les joies de la scène européenne, notamment la Ligue des champions (11 matchs). Il ne mesurait néanmoins pas, à l’époque, l’importance de l’événement.
« La musique ? Elle ne me faisait rien, je te jure, avouait-il en souriant à son interlocuteur. C’est bizarre parce que, les seules émotions que j’avais, c’est quand je marquais un but. Tu l’entends la musique, mais tu rentres sur le terrain pour gagner ou pour marquer. La musique est là, mais tu n’es pas un spectateur », expliquait encore Nolan Roux.
La satisfaction vient après. « C’est après, sept, huit ou dix ans plus tard que tu te dis que tu as quand même joué la Ligue des champions. Mais sur le coup, je m’en foutais », concluait l’attaquant lillois, lui qui n’a jamais fait trembler les filets dans la plus grande des compétitions européennes.
Son niveau à Lille
Il y a bien une question à laquelle il ne sait pas, pour conclure, répondre. « Mon plus haut niveau à Lille ? Je ne sais pas », lâchait-il spontanément. « Je pense qu’à un moment donné, j’ai manqué d’ambition parce que je ne suis pas capable de te répondre. »
« Certains vont me dire oui, mais moi je vais dire non parce que j’ai marqué plus, sur une saison, à Metz. Est-ce que j’étais en meilleure forme ? Pourtant, non. Mais Lille restera là où je suis resté le plus longtemps, là où j’ai à peu près tout connu », terminait Nolan Roux, nostalgique d’une époque lors de laquelle il s’entendait à merveille avec Florent Balmont, Rio Mavuba ou encore Mathieu Debuchy.
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