Publié le 5 octobre 2026 à 13:52

Le logo de Canal+, chaîne cryptée.

Crédit Photo : Christian Hofer/Getty Images

Par - Catégories : Football, LOSC-

La Ligue 1, dans une situation financière délicate, sert d’exemple à Maxime Saada, président de Canal+, pour menacer le projet de loi de finances envisagé par le gouvernement.

Habitué à se jouer des dirigeants du football français, Canal+ se livre à un nouveau bras de fer. Maxime Saada, président de son directoire, a partagé sa colère quant aux décisions que le gouvernement envisage de prendre pour l’année prochaine. Il a dénoncé, au travers d’une interview accordée à RTL ce lundi, le projet de loi de finances 2027 dans lequel une proposition vise à supprimer le taux de TVA de 10 % pour les télévisions payantes. Il serait ainsi réévalué à 20 %, ce qui coûterait 200 millions d’euros à la chaîne cryptée.

Le sport menacé

Pour compenser une telle manœuvre, Canal+ pourrait être contraint de réduire ses investissements. C’est du moins la menace brandie par Maxime Saada. « On est aujourd’hui le premier financier du sport en France (Top 14, Ligue des champions, D1 féminine…). Le rugby l’a souligné en disant que 70 % des ressources de la Ligue venaient des droits audiovisuels versés par Canal+ », a-t-il rappelé.

Le championnat de France de football lui a ensuite servi d’exemple pour appuyer son propos, l’absence de Canal+ l’ayant plongé dans une crise audiovisuelle sans précédent. « Qui va se substituer à Canal+ pour financer le sport et le cinéma ? Vous avez vu ce que ça a donné la Ligue 1 quand Canal+ n’est pas là pour financer ? », poursuivait et concluait Maxime Saada au micro de Marc-Olivier Fogiel.

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Cette décision gouvernementale pourrait de nouveau toucher la Ligue 1, alors que les discussions entre Canal+ et la Ligue de Football Professionnel (LFP) avaient repris depuis la prise de fonction d’Olivier Bramly, successeur de Nicolas de Tavernost à la tête de LFP Média, filiale commerciale de la LFP. En plus du football et du cinéma, l’impact retomberait sur les consommateurs (augmentation de l’abonnement) et les équipes engagées (réduction d’effectif).

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