Publié le 13 septembre 2026 à 12:56

La Decathlon Arena - Stade Pierre Mauroy en configuration Ligue Europa.

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Quentin Delcourt

Par - Catégories : Football, LOSC-

Le LOSC s’apprête à retrouver son stade, celui dans lequel sa suprématie n’est plus. Mais qu’est-elle devenue alors que Davide Ancelotti, son nouvel homme fort, souhaite absolument inverser la tendance ?

Il y a des enceintes dans lesquelles une équipe pénètre en sachant déjà, au fond d’elle-même, qu’elle n’en repartira pas indemne. Pendant longtemps, la Decathlon Arena – Stade Pierre-Mauroy fut de celles-là : un fort assiégé où les Dogues, portés par une défense de fer, une attaque efficace et une ferveur exponentielle, ont fait déchanter les plus grandes écuries du championnat.

Pourtant, à mesure que les gradins se remplissaient toujours un peu plus, le pré n’a plus eu le même effet. La forteresse s’est fragilisée. Et si les symptômes les plus récents — une victoire que le LOSC laisse échapper sur le gong face au PSG ou une défaite pour sa rentrée en Ligue des champions — ne sont que les simples premières d’une saison, ils ravivent une question qui émerge depuis le début de l’année : qu’est-il arrivé à la citadelle lilloise ?

Une forteresse insubmersible

Tout commence par une série qui a de quoi donner le vertige. Entre fin août 2022 et fin août 2023, le LOSC est resté invaincu à domicile pendant une année pleine, toutes compétitions confondues, la précédente défaite dans son antre datant du 31 août 2022 face à l’OGC Nice (1-2). Cette série s’est prolongée jusqu’à vingt rencontres consécutives sans revers à la maison.

Cette régularité trouvait son pic lors de la saison 2023-24 : avant la 29ᵉ journée, les Dogues comptabilisaient 33 points en quatorze matchs à domicile, devant le total cumulé (29) du PSG, avec une moyenne de 2,35 points par rencontre. Le contraste avec les matchs disputés à l’extérieur, déjà, sautait aux yeux : sur la même période, seulement seize points engrangés hors de ses bases, une moyenne d’à peine 1,1 point par match, plaçant le LOSC au niveau de Montpellier ou Nantes.

Cette solidité tenait avant tout à une défense de fer : sur cette même saison, seuls quatre buts encaissés à domicile en Ligue 1, faisant du LOSC la meilleure défense d’Europe dans son propre stade, devant l’Inter Milan et le Bayer Leverkusen. Sous Paulo Fonseca, malgré un début compliqué, le stade lillois n’a connu qu’une seule défaite en quarante matchs toutes compétitions confondues, avec une moyenne de seulement 0,53 but encaissé par rencontre à la Decathlon Arena.

La forteresse prend l’eau

Puis vient le retournement. La saison passée restera comme celle d’un LOSC méconnaissable dans son propre jardin : plus performant à l’extérieur, où il termine 2ᵉ du championnat sur l’exercice avec 32 points, qu’à domicile, où il ne pointe qu’au 9ᵉ rang avec seulement 29 points. Un comble pour une équipe dont l’identité s’était pourtant construite sur un schéma inverse.

Le plus frappant est que cette baisse de rendement n’a rien à voir avec un désamour du public : sur la saison, seules quatre rencontres à domicile sur dix-sept ont réuni moins de 40 000 spectateurs, contre sept la saison précédente, et l’affluence moyenne a même atteint un record de 43 116 spectateurs. La forteresse s’est vidée de sa force sans se vider de ses tribunes.

La quête d’une réaction

Et si le début de cette nouvelle saison n’annonçait rien de rassurant ? Ce serait prématuré que de le dire, mais pour ses deux premiers matchs disputés à domicile, le LOSC n’a pas encore réussi à lever les bras. L’adversité pouvait être rude, certes, mais les opportunités étaient bel et bien là, à l’image du cruel scénario vécu lors de la réception du Paris Saint-Germain le 28 août dernier.

Ce nul a, adossé à la défaite concédée mardi en Ligue des champions contre Betis (2-3), conforté la série en cours. Depuis le début de l’année 2026, le LOSC reste sur 3 victoires, 5 nuls et 7 défaites en 15 matchs disputés toutes compétitions confondues à domicile. Cela correspond à 14 points pris sur un maximum de 45, soit une moyenne d’à peine 0,93 point par match dans l’enceinte de la Decathlon Arena – Stade Pierre-Mauroy.

Cette fébrilité devant le public lillois, Davide Ancelotti en a bien conscience, au point de la mentionner de lui-même en conférence de presse. Il souhaite profiter de la réception de l’ESTAC Troyes, ce dimanche à 15 heures dans le cadre de la 4e journée de Ligue 1, pour renverser la vapeur.

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« L’objectif, c’est toujours de gagner. C’est encore plus le cas à domicile, parce que dans les 15 derniers matchs, on en a gagné juste 3. C’est quelque chose dont on est conscient, déclarait le nouvel entraîneur du LOSC devant les médias. Il faut gagner devant notre public qui a été extraordinaire lors de nos deux derniers matchs. Et nous, on a cette motivation-là aujourd’hui d’être forts chez nous. C’est quelque chose qu’on doit absolument améliorer. » Davide Ancelotti est en quête de son premier succès devant ses supporters, en quête d’une réaction à la maison, dans son nouveau jardin.

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