Publié le 29 août 2026 à 21:10

Crédit Photo : Le Petit Lillois
Ce vendredi, le LOSC a concédé le match nul face au PSG (2-2) dans le cadre de l’ouverture de la deuxième journée de Ligue 1. C’est une partition très solide jouée par les Dogues, mais qui laisse place à beaucoup de frustration étant donné la fin de match… Découvrez la réaction des supporters lillois à cette soirée riche en rebondissements.
La soirée aura offert aux supporters, lillois comme parisiens, des montagnes russes émotionnelles. Auteurs d’une première période de grande classe, marquée par le but d’Hakon Haraldsson à la 21e, les Lillois ont bien tenu la baraque face au double champion d’Europe en titre. Malheureusement, la soirée était trop belle pour être vraie et le Paris Saint-Germain est venu faire trembler les filets de Berke Özer par deux fois (90+1′, 90+2′) dans le temps additionnel.
Le Petit Lillois a recueilli les mots de Romain et Alberto, tous deux supporters du LOSC, pour dresser le bilan de cette première affiche vécue dans l’enceinte de la Decathlon Arena – Stade Pierre-Mauroy.
Une question de ressenti
Comme la majorité des supporters lillois, Romain est sorti de la rencontre avec une certaine déception. « Il y a énormément de frustration. Tenir un match avec à la fois du jeu vers l’avant et de la solidité défensive face au PSG, ce n’est pas à toutes les rencontres. » D’autant plus que le bilan comptable lui vient rapidement à l’esprit. « C’est dommage de laisser partir 2 points face à un adversaire contre qui peu d’équipes en prendront ! »
Romain partait cependant légèrement pessimiste. « Au début on n’en attend pas grand-chose tant l’adversaire est favori. » Mais la rencontre lui en a fait voir de toutes les couleurs. « C’est le genre de matchs qui décuplent les émotions. Quand tu mènes, tu te mets à y croire. Mais la redescente est brutale et le retour à la réalité fait mal à la tête. » Mais une fois que le cœur a parlé, la raison revient. « Malgré le scénario, il y a de nombreuses satisfactions. Le plus important, c’est que le jeu et l’aspect tactique soient présents. On a été efficaces avec le ballon pour créer du danger et solides défensivement la majorité du match. On a très peu été dépassés en défense, ce qui est rassurant. »
« L’équipe a montré l’impact et l’implication attendue d’un match de Ligue des champions. »
De son côté, Alberto partage le sentiment global. « C’est beaucoup de frustration pour moi, c’est le sentiment qui domine forcément. » Lui aussi pense être passé à côté de quelque chose, « d’autant plus que le PSG est notre bête noire depuis un certain nombre de saisons. »
Lors de la première mi-temps, une multitude d’émotions l’ont traversé, à commencer par la « surprise de la compo d’Ancelotti » puis « le stress quand Özer fait sa sortie peu académique », « l’espoir après le premier but d’Haraldsson » et à la mi-temps, « l’inquiétude de savoir que l’équipe ne pourrait pas tenir physiquement sur ce rythme tout le match. »
La deuxième mi-temps n’a pas été moins riche. « À la reprise, plutôt une frustration ponctuelle quand on manque les occasions de 2-0 », puis « encore l’inquiétude quand on sort André. » D’autres sentiments plus positifs ont ensuite pointé le bout de leur nez. « La délivrance et l’espoir sur le bijou de Dilane Bakwa » et, presque pour finir, le sentiment d’être « serein sur le fait qu’on allait gagner ce match. » Mais c’était sans compter le temps additionnel. « Et puis patatra ! L’impression que tout s’effondre en 5 minutes, c’est le foot, mais c’est toujours un peu amer d’avoir l’impression de perdre le match alors qu’on aurait tous signé pour un match nul avant le coup d’envoi. »
Après le match, Alberto retient surtout « la satisfaction d’avoir fait un vrai bon match », car pour lui « l’équipe a montré l’impact et l’implication attendue d’un match de Ligue des champions. » Il se dit aussi satisfait des hommes d’Ancelotti sur le plan tactique. « Le fond de jeu était globalement maîtrisé. Malgré le déchet technique encore présent en début de saison, il y a un plan de jeu, évolutif selon le déroulé du match, et l’équipe sait s’y tenir, de mon point de vue. »
L’état d’esprit des joueurs et la suite de la saison
Concernant l’équipe, Romain a trouvé que l’état d’esprit des joueurs était bon. « Je les trouve tous impliqués et soucieux de jouer les uns pour les autres. Ce sont des choses cruciales qui aboutissent à des performances collectives réussies comme ce soir. Sur l’engagement et le sérieux, il n’y a vraiment pas grand-chose à dire », conclut-il son analyse du match.
Au vu des deux premiers matchs de la saison, Romain ne se dit « pas inquiet » par la suite de la saison. « Deux matchs face à deux adversaires très différents mais, à la fin, ce sont deux matchs qui finissent réussis et pleins. » Il trouve que l’équipe a réellement su s’adapter à son adversaire entre les matchs mais aussi pendant les matchs. « À l’image du passage à 5 derrière contre Angers en cours de match, quand il fallait garder le score, ou ici contre Paris, où on a su faire le dos rond sans concéder grand-chose quand ils ont repris le dessus. »
Alberto est d’autant plus généreux sur les adjectifs mélioratifs tant il a trouvé les Dogues irréprochables sur leur état d’esprit, qui était « à la hauteur de l’évènement ». « On a vu un LOSC qui s’est mis minable tout le match », surenchérit-il. Selon lui : « Ce que le supporter lillois moyen attend généralement de son équipe, si nous ne sommes pas les plus forts, c’est d’être au moins les plus motivés. »
Alberto se dit « confiant pour la Ligue 1 », notamment car « la concurrence n’est pas au beau fixe. » Selon lui, la saison sera ponctuée de « vraies désillusions » à un moment ou un autre, mais l’équipe devrait « être à la lutte pour le top 5 ». Il compare ensuite ce qu’il est possible de comparer entre les derniers entraîneurs du LOSC. « On sent qu’Ancelotti est en train d’installer quelque chose et que le groupe est concerné, donc les signaux sont plutôt positifs. »
Le mercato
Pour Romain, Dilane Bakwa est déjà une grande satisfaction. « Bakwa offre une alternative exceptionnelle sur le côté droit, qui était le poste le plus sujet à interrogations sur le front de l’attaque, avec des joueurs fragiles et qui n’avaient pas de références. »
L’ancien Strasbourgeois était inconnu d’Alberto, qui a l’habitude de ne regarder que le LOSC. Cependant, il se disait curieux lorsqu’il a vu l’enthousiasme général autour de la venue de l’ailier français ; maintenant, il comprend pourquoi. « Il y a encore du travail pour l’intégrer, mais on voit déjà que c’est le genre de joueur qui fait se lever tout un stade, et clairement un profil que l’on n’avait plus depuis Edon Zhegrova. J’espère qu’il va s’éclater à Lille et je ne suis pas inquiet quant à son apport, il dégage une certaine classe », conclut-il pour encenser l’auteur du deuxième but lillois.
Pour la fin du mercato, Romain ne voit qu’un chantier « urgent » : le milieu de terrain. « Bentaleb ne pourra pas enchaîner les matchs d’une telle qualité, André est précieux mais trop sujet à des erreurs techniques et à des cartons bêtes, pendant que Mukau n’a aucune référence à ce poste au LOSC. » Il croit tout de même qu’un défenseur central et un buteur « ne seraient pas de refus », mais il ne veut pas « empiler les joueurs. »
Alberto, lui, croit qu’il manque des joueurs pour la rotation. « Il faut un milieu pour remplacer Bouaddi numériquement, ce sera logiquement moins qualitatif. » L’autre « besoin » est, pour lui, un attaquant. « Giroud n’est pas en capacité physique de faire toute la saison comme ça. Hamza Igamane va revenir mais ce sera progressif : il ne pourra pas être titulaire de suite, ni à 100 %. Pardo, je ne le compte plus dans l’effectif et il est peu souhaitable qu’il rejoue à Pierre-Mauroy. » Il pense donc qu’il faut un attaquant « pour faire souffler Giroud ou le conserver en joker de luxe en fin de match. »






