Publié le 21 août 2026 à 18:34

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Victor Orgaer
Davide Ancelotti, successeur de Bruno Genesio à la tête du LOSC, était en conférence de presse ce vendredi, à deux jours de son déplacement à Angers. Il a introduit cette partie, tout en rebondissant sur des sujets d’actualité.
Giroud & Fernandez-Pardo
Comment se sent Olivier Giroud après son pépin contre Everton ?
Olivier a suivi un programme individuel lors du tout premier entraînement de la semaine. Ensuite, il a pu réintégrer le collectif et s’est entraîné tout à fait normalement avec le groupe pour le reste de la semaine. Il va très bien et sera disponible pour le prochain match.
C’est extrêmement rassurant car nous avons eu une grosse frayeur en voyant son mouvement et la douleur qu’il a ressentie sur le coup. Heureusement, il n’y a rien de grave. Les examens d’imagerie et les tests cliniques sont très rassurants. Il s’est entraîné normalement et il est prêt.
Si Matias Fernandez-Pardo n’avait pas été suspendu, l’auriez-vous pris dans votre groupe au vu de son actualité ?
Matias est un joueur disponible, qui s’entraîne bien au quotidien. Je le considère pleinement comme un membre actif de notre effectif. Et pour répondre à votre question : oui, bien sûr, s’il n’avait pas été suspendu, il aurait fait partie du groupe pour le match de dimanche.
Cap vers la Ligue 1
Quel bilan tirez-vous de votre préparation estivale ?
Nous avons énormément insisté sur le rythme de notre jeu. Compte tenu des caractéristiques de vitesse de nos ailiers, notre équipe se doit de mettre beaucoup d’intensité et de rythme. Nous avons beaucoup travaillé sur des transitions rapides d’un couloir à l’autre et sur les appels tranchants dans la profondeur. Ce sont les grands axes de notre animation offensive durant cette préparation.
De manière générale, l’été s’est très bien déroulé, avec une implication totale des joueurs. C’était capital pour moi de pouvoir travailler dans la continuité, notamment pour préserver physiquement des garçons qui ont connu des blessures importantes par le passé, comme Alexsandro ou Ethan (Mbappé), et leur permettre d’enchaîner les séances.
Sur les matchs amicaux, l’analyse est toujours un peu plus complexe car nous avons connu des scénarios spécifiques. Nous avons encaissé des buts évitables, parfois sur trois périodes de 45 minutes, comme à Louvain dans un contexte un peu particulier avec l’arbitrage. S’il y a un point précis que nous devons absolument corriger, c’est notre discipline dans la surface de réparation : nous avons concédé trois penaltys cet été, c’est beaucoup trop. Il faut apprendre à rester debout, à ne pas jeter la jambe naïvement. C’est un point sur lequel nous avons déjà retravaillé. Mais globalement, je suis très satisfait et nous sommes prêts à entamer la compétition.
Comment appréhendez-vous votre première avec le LOSC ?
Je me sens surtout extrêmement motivé. Je pense que dès qu’on commence un nouveau projet, on ressent ce genre de sensations. C’est un peu comme le premier jour d’école : la première fois est toujours particulière. C’est ce que je ressens aujourd’hui, honnêtement. Il y a beaucoup d’émotions positives.
Quel football souhaitez-vous proposer ?
C’est très simple : c’est un football qui nous permet de gagner le plus de matchs possible. Ensuite, si en gagnant nous parvenons à incarner nos valeurs fondamentales, à savoir l’humilité, le combat et la solidarité, c’est encore mieux. Et si nous pouvons en plus donner du plaisir et amuser le public, ce sera parfait. Mais la priorité absolue reste de gagner des matchs.
Duel avec le PSG
Estimez-vous qu’en Ligue 1, il est impossible de batailler avec le Paris Saint-Germain ? Ou avez-vous l’intention de faire plus que lutter pour les places européennes avec votre LOSC ?
Il faut être réaliste : le PSG est aujourd’hui, selon moi, l’une des meilleures équipes d’Europe. On ne peut pas le nier. C’est un club extraordinaire, doté de joueurs exceptionnels et dirigé par un entraîneur de très grande classe.
Mais à côté de cela, la Ligue 1 reste un championnat extrêmement physique, difficile et tactiquement complexe. Aucun match n’est facile à gagner car il y a énormément de duels, d’intensité athlétique et de talent individuel dans chaque équipe. Je pense que ce sera une saison difficile pour tout le monde, y compris pour le PSG. Qu’ils soient les favoris logiques au vu de leur statut européen est une évidence que je n’ai aucun mal à admettre.
Cependant, notre état d’esprit au LOSC est très clair : nous abordons chaque rencontre, peu importe l’adversaire, avec la volonté farouche de l’emporter. Nous jouerons tous nos matchs pour gagner.
Le match à Angers
Que connaissez-vous d’Angers, votre prochain adversaire ?
Concernant Angers, c’était une équipe très solide défensivement la saison dernière. Elle a conservé une belle qualité technique dans son cœur de jeu et beaucoup de vitesse sur ses transitions offensives. Mais notre analyse montre qu’ils proposent des choses différentes cet été car ils ont changé d’entraîneur (Stéphane Gilli a remplacé Alexandre Dujeux, ndlr). Ce nouveau coach amène des principes de jeu plus ambitieux et plus proactifs.
Nous avons donc préparé ce match en étudiant cette nouvelle version d’Angers à travers leurs rencontres de pré-saison. C’est une équipe très bien organisée, joueuse, qui cherche à imposer un football de pression et de projection vers l’avant. Ce sera un match très difficile et disputé, mais nous serons prêts à relever le défi.
Savoir que vous affronterez le Paris Saint-Germain dès la deuxième journée de championnat, est-ce que ça ajoute une pression supplémentaire à ce match à Angers ?
Il n’y a pas de pression. Jouer contre Paris, c’est une opportunité magnifique. Mais on parlera de ça la semaine prochaine. Ce match n’a rien à voir avec notre match à Angers. Nous ressentons surtout une immense envie de débuter et une grande motivation, car cela fait des semaines que nous attendons ce premier match officiel. Nous y sommes enfin.






