Publié le 24 juillet 2026 à 13:50

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Quentin Delcourt
Après le Mondial, le site du Ballon d’Or passe en revue les joueurs susceptibles de faire partie des nommés aux différentes distinctions remises lors de la prestigieuse cérémonie : qu’en est-il d’Ayyoub Bouaddi, nommé pour le Trophée Raymond-Kopa un an plus tôt ?
Un Ballon d’Or 2026… à Londres
Le Ballon d’Or fêtera son 70e anniversaire le 26 octobre prochain et, pour la première fois depuis des années, la cérémonie quittera Paris pour se tenir à Londres. Un choix historique afin de rendre hommage à l’Anglais Stanley Matthews, tout premier lauréat du trophée en 1956. La soirée reste l’un des rendez-vous les plus prestigieux du football mondial, récompensant chaque année les meilleurs joueurs et joueuses, mais aussi les espoirs de moins de 21 ans à travers le Trophée Kopa.
Justement, lors de l’édition 2025, Ayyoub Bouaddi figurait déjà parmi les dix nommés pour cette prestigieuse distinction. Son nom était présent aux côtés de Lamine Yamal (FC Barcelone, vainqueur pour la deuxième fois consécutive), Désiré Doué (Paris Saint-Germain), João Neves (Paris Saint-Germain), Estêvão (Chelsea), Kenan Yıldız (Juventus), Dean Huijsen (Real Madrid), Pau Cubarsí (FC Barcelone), Rodrigo Mora (Porto) et Myles Lewis-Skelly (Arsenal). À 17 ans à peine, le milieu du LOSC était alors déjà installé dans le top 10 des meilleurs jeunes de la planète, au 9e rang, récompensé pour sa maturité tactique et ses exploits récurrents sur la scène européenne. Pour rappel, les votants de la distinction portant le nom du Ballon d’Or 1958 sont tous ses successeurs (encore vivants).
Une initiative du Ballon d’Or pour suivre les jeunes talents
Le site officiel du Ballon d’Or a profité du Mondial 2026, gagné de belles manières par l’Espagne de Rodri (lauréat 2024), pour publier une série d’articles consacrés aux anciens nommés du Trophée Kopa et aux jeunes révélations du tournoi, mettant en perspective leurs parcours en club avec leurs performances internationales. Une manière pour France Football de continuer à raconter les trajectoires des joueurs qu’elle avait identifiés l’an passé.
Ayyoub Bouaddi et le Maroc au Mondial
Après avoir fait son choix, celui de rejoindre le Maroc plutôt que la France, Ayyoub Bouaddi a rapidement intégré le onze de départ des Lions de l’Atlas, menés par le nouveau sélectionneur Mohamed Ouahbi. Titulaire lors de leurs cinq matchs, il s’est particulièrement illustré dès son entrée en scène face au Brésil (1-1) au MetLife Stadium de New York, où il a livré une partition impressionnante. Le Maroc a atteint les quarts de finale de la compétition, s’inclinant face à la France (2-0) le 9 juillet à Boston. C’était un match compliqué pour Ayyoub Bouaddi, sorti peu après l’heure de jeu. Cela n’entache pas pour autant un Mondial globalement très solide pour un jeune international de 18 ans qui découvre les siens, lui qui était encore, au mois de mars, le capitaine des Bleuets.
Ayyoub Bouaddi à la loupe
Dans le quatrième et dernier volet de sa série consacrée aux nommés du Trophée Kopa, le site du Ballon d’Or dresse un bilan complet de la Coupe du monde d’Ayyoub Bouaddi. Avant le tournoi, le milieu du LOSC ne comptait que 180 minutes d’expérience internationale, uniquement lors de matchs amicaux, un détail qui rend sa performance d’autant plus remarquable selon le site. Sur l’ensemble de la compétition, il totalise 5 matchs et 384 minutes de jeu, 0 but et 0 passe décisive, 3 tirs, 36 duels gagnés et 225 passes réussies.
Le site détaille match par match sa progression : une entame impériale face au Brésil (11,3 km parcourus, 9 duels gagnés sur 14, 6 récupérations), un rôle plus discret contre l’Écosse où le Maroc dominait déjà les débats, puis une prestation décisive en huitièmes contre les Pays-Bas, où ses passes courtes et son pressing ont contribué à la qualification aux tirs au but. Le quart de finale perdu face à la France reste sa prestation la plus discrète du tournoi, avec une sortie à l’heure de jeu, sans que nos observateurs n’y perçoivent une remise en cause de son Mondial, jugeant que l’ensemble de l’équipe marocaine avait souffert ce soir-là.
Sur le plan défensif, le site souligne 113 pressions exercées, ainsi que 100 retours défensifs, le total le plus élevé de tout le tournoi pour un joueur marocain. Autant d’éléments qui, selon le site du Ballon d’Or, expliquent l’intérêt grandissant de plusieurs grands clubs européens, notamment en Angleterre, pour le jeune Dogue.
Le site officiel du Ballon d’Or conclut par ces lignes : « L’avenir s’annonce très prometteur pour le candidat Kopa de l’an dernier, le présent impressionne aussi. » Ayyoub Bouaddi sera certainement l’un des meilleurs milieux du monde dans un futur proche, mais peut-il prétendre au Trophée Kopa dès septembre ? Certes, il a été éblouissant face au Brésil en mondovision, mais cela ne semble pas suffire pour aller chercher le tenant du titre Lamine Yamal (FC Barcelone), désormais champion du monde, tout comme son coéquipier Pau Cubarsí (FC Barcelone), élu meilleur jeune du tournoi. Aux lauréats du Ballon d’Or de décider !






