Publié le 10 juillet 2026 à 18:22

Tanguy Nianzou, joueur du Séville FC.

Crédit Photo : Handout/FC Bayern via Getty Images

Par - Catégories : Football, LOSC-

Le LOSC pourrait, sous réserve de visite médicale réussie, prochainement enregistrer l’arrivée de Tanguy Nianzou, défenseur central français du Séville FC. Mais qui est-il ? Rapide découverte de son profil en quelques anecdotes.

Nianzou ou Kouassi ?

Tanguy Nianzou ou Tanguy Kouassi, comment nommer la nouvelle recrue du LOSC ? C’était un mystère… jusqu’à maintenant. Le défenseur français d’origine ivoirienne a comme nom de naissance Nianzou Tanguy-Austin Kouassi. Lorsqu’il évoluait sous les couleurs du Paris Saint-Germain, il était appelé Tanguy Kouassi. Il n’avait cependant, anecdote dans l’anecdote, jamais eu l’opportunité d’avoir son nom floqué sur son maillot, puisqu’il n’avait pas signé de contrat professionnel.

Mais à son arrivée à Munich, débarquant au Bayern, il a choisi Nianzou à la signature de son premier contrat professionnel. Depuis, le Sévillan se fait appeler Tanguy Nianzou et porte ce nom dans son dos.

But historique, prestigieux compagnons

Né dans le 14e arrondissement de Paris en 2002, Tanguy Nianzou est issue de la formation parisienne. Entré au centre de formation du Paris Saint-Germain en 2016, il montre son talent dans les équipes U17 et U19 jusqu’à connaître ses premières minutes en Ligue 1 face à Montpellier le 7 décembre 2019. Il n’était alors âgé que de 17 ans.

Le jeune défenseur s’était progressivement fait une place dans un effectif rempli de stars – Neymar Jr, Kylian Mbappé, Angel Di María, Marco Verratti – et apprenait aux côtés de pointures telles que Thiago Silva, Marquinhos et Presnel Kimpembe à son poste. Il est même entré dans l’histoire du club parisien le 22 janvier 2020 en ouvrant son compteur en demi-finale de la Coupe de la Ligue face à Reims. Ce but est considéré par le Paris Saint-Germain comme le 4000e de son histoire.

Les regrets de Thomas Tuchel

Lors de ses premiers pas à Paris, Tanguy Nianzou avait la confiance de Thomas Tuchel. Ce dernier lui avait offert 13 opportunités de se montrer, avant même qu’il ne souffle ses 18 bougies.

Alors, quand l’actuel sélectionneur de l’Angleterre a appris le départ de son poulain au Bayern Munich à l’été 2020, il était dépité : « Tanguy, ce n’est pas un secret que je l’aime beaucoup. Il a joué contre Dortmund, le match le plus important, sans contrat pro, à 17 ans. Il méritait la confiance. Il avait un grand avenir dans ce club, avait-il confié à l’époque. Il le sait, ce n’était pas le moment pour quitter le club. Pas du tout. On avait confiance, il avait des minutes. C’était possible pour lui de jouer en 6 et en défenseur central. C’était un joueur clé. Je ne peux pas comprendre. Je suis triste. C’est comme ça. »

En Bavière, le coach du jeune défenseur central s’appelait Hansi Flick et lui aussi voyait de belles qualités chez son jeune protégé : « Tanguy a un grand talent et une bonne attitude. Il parle déjà bien allemand. Vous pouvez échanger avec lui. Il est très professionnel et travaille beaucoup. »

Une certaine polyvalence

Tanguy Nianzou a été formé en tant que défenseur central de métier, mais il est également capable d’évoluer un cran plus haut, au milieu devant la défense. Il a joué 12 matchs dans sa carrière à ce poste.

Le Sévillan l’expliquait à So Foot en 2023 : « Je suis capable de m’adapter à tout. À trois ou à quatre (en défense, ndlr), ça ne me dérange pas. Je peux aussi dépanner au milieu, comme ça m’est arrivé au Bayern ». À Paris, Thomas Tuchel en avait déjà parlé avant son départ en 2020 : « C’était possible pour lui de jouer en 6 et en défenseur central. »

Progression gâchée par les blessures

Tanguy Nianzou était donc vu au début de sa carrière comme une petite pépite qu’il fallait choyer, tant au Paris Saint-Germain qu’au Bayern Munich. Il avait d’ailleurs été classé en 16e position dans le top 50 des meilleurs jeunes au niveau mondial par le site spécialisé Football Talent Scout en 2020. Mais sa trajectoire, qui avait débuté sous les meilleurs hospices, a été freinée par les blessures.

Lire aussi :  Mercato : Le LOSC prêt à relancer Tanguy Nianzou (Séville FC) cet été ?

Le défenseur au physique fragile a déjà cumulé 16 blessures depuis l’entame de sa carrière, ce qui correspond à 115 matchs manqués et 755 jours d’indisponibilité. Sa plus grave blessure reste celle survenue en novembre 2024 aux ischios-jambiers, qui l’éloignera 225 jours des terrains. La saison dernière, encore du côté de l’Andalousie, il a subi 4 blessures pour un total de 168 jours d’absence.

Quand il côtoyait déjà des champions du monde…

La Coupe du monde bat encore son plein. Le ciel est d’ailleurs radieux alors que l’équipe de France a validé son ticket pour le dernier carré en disposant du Maroc (2-0). Tanguy Nianzou n’a pour l’instant jamais eu la chance d’être convoqué avec les Bleus, mais il a vécu la dernière finale perdue à Doha face à l’Argentine (3-3 ; 4-2 t.a.b.) et ce qui s’en est suivi de manière particulière.

Lire aussi :  Mercato LOSC : Un transfert au Portugal pour Lisandru Olmeta

Il était déjà, à l’époque, joueur du Séville FC tout comme les champions du monde de l’Albiceleste que sont Gonzalo Montiel, Marcos Acuña et Papu Gómez. Tanguy Nianzou a raconté un mois après dans les colonnes de So Foot leurs retrouvailles dans le Sud de l’Espagne : « En tant que Français, je n’ai pas été chambré par mes coéquipiers champions du monde, ça va. Quand ils sont revenus ici, ils ont parlé en bien des joueurs français et savent qu’ils ont eu chaud aussi en finale. Ils ont tremblé. Ça s’est joué à peu de choses finalement », expliquait-il ainsi. De l’expérience, il en a également engrangé à leurs côtés.

Derniers articles