Publié le 9 juillet 2026 à 13:15

Crédit Photo : LOSC Médias
Alors que Loun Srdanovic s’acclimate peu à peu au domaine de Luchin, il n’est désormais plus le petit dernier de la bande. Le LOSC a recruté l’ailier gauche turc, Başar Önal, en provenance de NEC Nimègue. Partons à sa découverte grâce à son portrait.
C’était évoqué depuis de longues semaines, le poste d’ailier gauche était l’une des priorités fixées par les dirigeants du LOSC. D’abord orienté sur Aral Şimşir, ils ont finalement porté leur décision sur l’ailier gauche du NEC. Un recrutement qui vise à apporter de la concurrence à Félix Correia, dont le profil est spécifique. Başar Önal sera en concurrence avec le Portugais et Osame Sahraoui pour espérer être dans le onze de Davide Ancelotti.
Trois supporters du NEC Nimègue, Mitchell, Karel et Gerard, ont accepté de nous en dire un peu plus sur la nouvelle recrue du LOSC. Partons à sa découverte.
Un joueur clé
Né le 6 juillet 2004 à Doetinchem, il pose ses valises à Nimègue lors de la saison 2024-2025, et ce, après avoir passé douze ans dans le club de Graafschap, pensionnaire de deuxième division néerlandaise. Sur la troisième marche du podium du championnat néerlandais la saison dernière, le club de Nimègue peut, en cas de succès durant les barrages, se qualifier pour la prochaine édition de la Ligue des Champions.
Cette qualification potentielle, Başar Önal n’y est pas pour rien. Mitchell trouve que « Basar a énormément progressé » la saison dernière et qu’il a apporté « une contribution importante tant en attaque qu’en défense » à l’ensemble du collectif. Pour Karel, membre du conseil d’administration de l’association des supporters du NEC, le néo-Lillois « a réalisé une saison formidable » en étant souvent « décisif » face aux cages adverses. Les dribbles de l’ailier gauche ont également suscité « beaucoup d’enthousiasme » dans les tribunes d’Eredivisie. Le stade Pierre-Mauroy n’est pas indifférent non plus à ce genre de joueur qui peut faire soulever les foules. N’est-ce pas Edon Zhegrova ?
Dans une doublette
Cependant, Başar Önal n’est pas le seul élément décisif à avoir propulsé son club sur le podium aux côtés du PSV et de Feyenoord. Son compère d’attaque, Sami Ouaissa, n’est pas en reste. Les deux hommes ont été très complices, comme nous le témoigne Karel : « On voyait qu’il y avait une belle complicité entre les deux, et cela se ressentait sur le terrain. »
« Un petit défi » avait même été lancé entre les deux hommes, comme nous l’a expliqué Gerard, pour savoir lequel des deux totaliserait le plus de buts et de passes décisives. Avec sept réalisations et sept passes décisives en championnat, Başar Önal devance de peu son ex-coéquipier qui pointe lui à six buts et six offrandes. Ce pari a été « apprécié » par Gerard et les fans du club néerlandais. Son intégration à Lille ne devrait donc pas poser de soucis.
« Un ailier moderne »
Ayant réussi à attirer le regard des dirigeants lillois, Başar Önal a plus d’une corde à son arc. Qu’importe notre interlocuteur, les mêmes qualités reviennent jusqu’à nos oreilles. Catalogué par nos trois supporters comme « un ailier moderne » alliant « vitesse, technique, et audace » sur le plan offensif, il ne rechigne toutefois pas à « aider sa défense », selon Mitchell.
Karel ne tarit pas d’éloges auprès de son ancien joueur qu’il qualifie « de joueur pour lequel on vient au stade », ce qui est dû à la perpétuelle « menace » qu’il impose à ses opposants. L’ailier gauche lillois n’est cependant pas parfait. Pour Mitchell et Karel, il doit améliorer « sa régularité » devant les cages adverses. Mitchell se veut rassurant et pense qu’il va « l’acquérir avec l’expérience ». Gerard s’interroge, quant à lui, sur la capacité du jeune ailier gauche à « être à la hauteur physiquement » du championnat qu’est la Ligue 1.
Avec ses atouts et ses manques, Başar Önal fait quand même l’unanimité dans les rangs de Nimègue. Quand Karel dit « apprécier sa façon de jouer », Mitchell pense qu’on n’est pas au bout de nos surprises et « qu’il n’a pas encore atteint son plein potentiel ». Les supporters lillois veillerons au grain.
Le temps n’a pas le temps ?
Cette célèbre phrase du champion du monde, Thierry Henry, s’applique parfaitement au temps laissé aux jeunes pour s’intégrer dans un nouveau club. S’adapter au LOSC n’est pas forcément chose aisée. Les observateurs ont pu le constater avec Hakon Haraldsson à son arrivée, lui qui a depuis éclos et s’est imposé comme une pièce maîtresse du jeu lillois.
Les avis divergent entre nos supporters quant à l’adaptation que va éprouver Başar Önal. Gerard est hésitant et se demande « s’il réussira dans le championnat français ». Karel et Mitchell se veulent plus positifs et « sont convaincus » de sa réussite dans le Nord. Karel pense qu’il a les « qualités nécessaires pour devenir titulaire », mais pour cela « il devra faire ses preuves ». Mitchell souligne, lui, l’importance de « la confiance » mais rappelle « qu’il faut lui laisser du temps » car « son potentiel est indéniable ». Mais dans le Nord comme partout ailleurs, le temps se fait rare. Félix Correia ou Marius Broholm, tous deux recrutés à l’été 2025, en savent quelque chose.






