Publié le 18 juin 2026 à 20:17

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Quentin Delcourt
La crise des droits télévisés domestiques relègue le football français loin des quatre grands championnats européens. La ligue portugaise rapporte désormais autant, ou presque.
Au cours du mois de février, après avoir présenté ses nouvelles recrues (Noah Edjouma et Gaëtan Perrin), Olivier Létang se penchait en conférence de presse sur la crise télévisuelle traversée par le football français. Il expliquait, à l’époque, que la Ligue 1 ne pouvait plus offrir à ses clubs un environnement similaire à celui des quatre grands championnats européens (Angleterre, Italie, Allemagne, Espagne), mais que son modèle était voué à se rapprocher d’une concurrence nouvelle.
« Il y a un gap qui se creuse avec les autres championnats, déclarait-il au cœur du Domaine de Luchin. Aujourd’hui, compte tenu des droits télévisés en France, on est plutôt sur une dynamique qui nous pousse vers le modèle des Pays-Bas ou de la Belgique en termes de revenus. »
Le Portugal pointe le bout de son nez
Ce n’est pas une bonne nouvelle, mais le dirigeant lillois avait vu juste. Les droits TV devraient rapporter une somme avoisinant les 200 millions d’euros au football français la saison prochaine (2026-2027), soit à peine plus que ce que devrait toucher la ligue portugaise pour ses propres droits.
📺⚽ #DroitsTV
La Ligue 1 chute fortement !Le championnat de France se retrouve, en matière de droits télé, quasiment au même niveau que ceux du Portugal ou de la Turquie la saison prochaine :
1. Premier League 🇬🇧 : ~4.5 Md€
2. La Liga 🇪🇸 : ~1.9 Md€
3. Bundesliga 🇩🇪 : ~1.4… pic.twitter.com/e6y8vQswYN— Monascope7 🗞️ (@Monascope7) May 25, 2026
L’écart n’est ainsi plus entre un championnat français qui compte pourtant des têtes d’affiche importantes avec le PSG (surtout), l’OM, l’OL, le LOSC, ou encore l’AS Monaco, et le football portugais dominé par un trio (SL Benfica, FC Porto, Sporting CP). Il existe par contre un gouffre avec l’Italie (1,3 milliard d’euros), positionné au quatrième rang.
Dans l’autre sens, la Süper Lig turque (168 M€), l’Eredivisie néerlandaise (149 M€) et la Pro League belge (85 M€) ne sont plus très loin. Ce sont eux, désormais, les concurrents du football français sur la scène audiovisuelle et pécuniaire.






