Publié le 8 février 2026 à 14:29

Olivier Létang présent en conférence de presse au Domaine de Luchin, centre d'entraînement du LOSC.

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Victor Orgaer

Par - Catégories : Football, LOSC-

Le marché hivernal des transferts a été animé, notamment dans le sens des départs en ce qui concerne la Ligue 1. Cette réalité est la simple conséquence du déclin économique du football français, ce qu’a récemment rappelé Olivier Létang, président du LOSC.

Des transferts en veux-tu, en voilà : ce sont les mouvements mercantiles, en plus des foulées sur les terrains d’herbes fraîches, qui ont animé nos semaines depuis le début de l’année 2026. Le mercato hivernal s’est terminé le 02 février et un constat a rapidement pu être dressé : certains clubs de Ligue 1 avaient besoin de vendre certains de leurs actifs, à l’image du Stade Rennais (100 M€ avec Jacquet et Meïté), de l’Olympique de Marseille (43 M€ avec Vaz, Bakola, Koné…) ou encore de l’AS Monaco (Ilenikhena cédé pour 30 M€).

Le gap de plus en plus important

Interrogé sur cette réalité économique, Olivier Létang a joué franc jeu. Le football français n’est plus ce qu’il était auparavant et doit, encore plus que jamais, composer avec ses moyens : « Je suis intervenu il y a une quinzaine de jours à Paris sur l’économie dans le football. Il y avait cinq ligues majeures, qui généraient environ 7,5 milliards de revenus. La cinquième était la France. Aujourd’hui, compte tenu des droits télévisés en France, on est plutôt sur dynamique qui nous pousse vers le modèle des Pays-Bas ou de la Belgique en termes de revenus », jugeait-il, sans vouloir tomber dans l’alarmisme.

« Il y a un gap qui se creuse avec les autres championnats, reconnaissait le président lillois. On a récemment joué contre Fribourg, les droits domestiques allemands sont supérieurs au milliard d’euros. Les droits domestiques français avoisinent les 150 millions d’euros. Vous avez un différentiel qui est quand même très important. »

C’est ainsi qu’Olivier Létang, initialement questionné sur la proportion des départs consentis par le football français cet hiver, expliquait l’exil des talents et, surtout, l’absence d’achat(s) conséquent(s). « Les transferts très importants, c’est ce que l’on ne veut pas et ne peut pas faire aujourd’hui », concluait-il lors de son passage en conférence de presse jeudi dernier.

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