Publié le 16 mars 2026 à 20:53

Crédit Photo : LOSC Médias

Par - Catégories : Football, LOSC-

Tenter de vous faire rentrer dans les coulisses des matchs du LOSC, voici l’objectif de cette rubrique qui perdure semaine après semaine. Le Petit Lillois vous liste ainsi les choses que vous n’avez peut-être pas vues au stade ou à la télévision lors de la victoire des Dogues (1-2) contre le Stade Rennais ce dimanche.

Cela faisait bien longtemps que le LOSC, habitué à faire partie des multiplex dominicaux depuis plusieurs semaines, n’avait plus été programmé en prime time un dimanche soir. C’était le cas de son duel avec le Stade Rennais, l’occasion de renouer avec ces soirées effervescentes. Celle vécue dans l’enceinte du Roazhon Park l’a été à plus d’un titre.

Qui dit affiche d’une journée de Ligue 1, dit grand dispositif télévisuel. Les équipes de Ligue 1+ étaient ainsi présentes en nombre au bord du terrain, à l’image d’un Guillaume Hoarau qui a passé une partie de son avant-match aux côtés de Nicolas Dehon. Les deux hommes se sont côtoyés au Paris Saint-Germain au cours de la saison 2009-2010. En parallèle, de l’autre côté du petit écran, Adil Rami s’adressait directement à Ayyoub Bouaddi dans une chronique dont la thématique n’était autre que les binationaux.

« Le plus important, c’est ton cœur. Choisis là où tu te sens le plus heureux, le plus fier et le plus utile », déclarait en partie Adil Rami qui, lui aussi, avait dû trancher entre l’équipe de France ou la sélection marocaine à ses débuts.

Bienvenue en Bretagne

La Bretagne est une terre accueillante, d’autant plus lorsque l’on débarque en jour de fête. Le Stade Rennais célébrait son 125e anniversaire, événement marqué par de grands jeux de lumière, des flammes virevoltantes, et un immense tifo réalisé dans les tribunes du Roazhon Park. Mais un anniversaire se fête aussi gustativement, à l’image d’un concours réalisé spécialement pour l’occasion. Le vainqueur remportait des galettes-saucisses pour une année entière. De quoi passer douze mois savoureux.

« Cela fait chaud au cœur quand les gens t’applaudissent. »

L’accueil fût également chaleureux pour Bruno Genesio, qui faisait une nouvelle fois son retour à Rennes (2021-2023). Son nom était applaudi lors de sa mention lors de l’annonce des compositions de départ, tout comme celui d’Olivier Giroud. Ce dernier a même fait l’objet d’une grande, d’une très grande ovation à son entrée en jeu. C’était bien plus tard en cours de soirée (84′), mais riche en émotions.

« Partout où je vais dans les stades de France, ce n’est que du bonheur de croiser des Français qui se souviennent de toi, de ce que tu as réalisé en équipe de France, déclarait Olivier Giroud en après-match sur les ondes de la radio RMC. Treize ans après, ça fait chaud au cœur quand les gens t’applaudissent », avouait-il. La scène était cocasse. De l’autre côté du micro, l’attaquant lillois était droit comme un piqué, le dos contre un mur, aux côtés de dizaines de journalistes qui l’accueillaient bien volontiers dans leur petit espace réservé.

Un homme heureux, d’autres le maudissent

Le LOSC n’avait, sur le pré, que faire de l’ambiance de fête. L’objectif lillois était clair : faire mal d’entrée de jeu. Il était parfaitement rempli avec une réalisation inscrite prématurément par Matias Fernandez-Pardo (2′), réalisation qu’un seul homme célébrait dans la tribune réservée aux VIP. Un supporter lillois s’y était immiscé, entouré par des amis et connaissances rennaises.

Tout du long de la rencontre, il n’a eu de cesse de les chambrer, tentant même de se faire reconnaître par des membres du parcage visiteurs avec des grands signes en plein milieu de la rencontre. Il était le seul à applaudir quand les autres soufflaient, le seul à avoir les yeux qui brillaient lorsqu’Ayyoub Bouaddi faisait danser ses adversaires rennais, lorsqu’Aïssa Mandi réalisait deux sauvetages consécutifs (30′) dans la défense lilloise.

Le supporter des Dogues a d’ailleurs manqué le deuxième but lillois, restait trop longtemps en salon. « Je suis même pas encore assis qu’on a déjà pris un but », pestait d’autres, présents dans ce même espace en tribunes. Ce but était inscrit par Hakon Haraldsson (47′), qui avait pour célébration une petite attention à sa petite-amie qui fêtait, ce dimanche 15 mars, ses 23 ans. En première période, Matias Fernandez-Pardo avait mimé un aigle, recopiant une célébration réalisée par Nicolas Anelka vingt ans plus tôt. Sacrée référence !

De la joie pour les Lillois, de l’agacement pour les Bretons, sentiment partagé par trois membres du staff technique de Franck Haise en tribunes. Ils étaient avec la presse pour profiter de la meilleure vue possible, et distribuer des messages clairs et succincts par l’intermédiaire d’un talkie-walkie dont le banc de touche devait lui aussi être muni. Le dispositif a été inefficace, puisque les Dogues finissaient par l’emporter et par lever les bras (1-2).

Ngal’ayel Mukau, dont le prénom a été écorché à plusieurs reprises par le speaker rennais, récupérait le maillot du buteur et passeur Matias Fernandez-Pardo pour l’occasion, maillot avec lequel il posait fièrement dans le vestiaire lillois au coup de sifflet final.

De la zone mixte, au vestiaire

Le vestiaire lillois ? Il était situé juste à côté de la zone mixte, deux parties de l’enceinte uniquement séparées par une maigre cloison. Les journalistes pouvaient ainsi, tout en pianotant frénétiquement, profiter du cri de guerre des Dogues lancé par Matias Fernandez-Pardo et de leur musique d’ambiance. Celle-ci n’était pas gérée par Alexsandro ou Tiago Santos, qui filaient les premiers, ni par Olivier Giroud, trop occupé par son sosie Benoît Costil. Les comparaisons régulières les suivront toutes leurs vies.

Déjà présent un an plus tôt lorsque Nabil Bentaleb renaissait tel un phénix, l’ancien gardien du LOSC était une nouvelle fois dans les parages. Il repartait, lui, avec l’ensemble porté par Olivier Giroud, dont il est très proche depuis leurs passages communs en équipe de France.

La soirée était ensuite animée par un flot de réactions, dont une conférence de presse plus légère qu’à l’accoutumée. Bruno Genesio, tout sourire, commençait par donner de ses nouvelles aux journalistes locaux à son arrivée au pupitre. Ils étaient même chaudement félicités par ces derniers, bons joueurs.

Enfin, Ayyoub Bouaddi, Aïssa Mandi et Thomas Meunier étaient les trois derniers larrons à quitter le vestiaire lillois. Le premier nommé nous rassurait sur l’état de son genou, nous laissant entendre que son état allait en s’améliorant. Le second avait quant à lui une bouteille à la main, un cadeau offert par un supporter présent sur place. On ne connaîtra cependant jamais la nature exacte du breuvage. Enfin, le dernier nommé bafouillait quelques mots entre deux bouchées de pizza (il avait une part dans chaque main), nous donnant rendez-vous mercredi et jeudi à Birmingham. Le Belge n’a même pas eu le temps de se sustenter tranquillement… Leur départ acté, le calme s’emparait définitivement des coulisses. Roazhon Park, à l’année prochaine.

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