Publié le 10 février 2026 à 13:43

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Nicolas Opigez
Malmené depuis le début de l’année 2026 dans la course à l’Europe, le LOSC reste malgré tout encore à portée du Top 4 en cas de rebond soudain. Ce dernier n’inspire pas Daniel Riolo, qui n’y croit pas un seul instant. Les Dogues sont, à ses yeux, déjà en situation d’échec.
Le Classique entre le Paris Saint-Germain et l’Olympique de Marseille, très aisément remporté par le club de la capitale (5-0), a conclu la vingt-et-unième journée de Ligue 1 dont les enseignements ont une nouvelle fois été nombreux dans la course à l’Europe. L’Olympique Lyonnais s’est solidement hissé à la troisième place (42 pts) au détriment des Marseillais (39 pts). Le LOSC, à l’arrêt depuis le début l’année, reste à portée avec six unités de retard, ce qui est un moindre mal. Derrière, les prétendants s’accumulent néanmoins avec cinq petits points entre les Dogues et le FC Lorient (28 pts), onzième.
Cet écart entre le LOSC et l’Olympique de Marseille, Daniel Riolo, éditorialiste dans l’émission l’After Foot, estime qu’il s’agit « d’un trou » important. À ses yeux, la course aux quatre premières places est « déjà terminée » : « Les autres sont entrés dans une phase de résignation. On est entré dans la période du je m’en-foutisme. Là, ils se disent que les places en Ligue des Champions, c’est mort. Donc maintenant, il va falloir attendre le moment où ça va se réveiller pour essayer d’aller chercher les deux dernières places européennes », jugeait-il ainsi ce lundi, sur les ondes de la radio RMC.
La course au Top 4
Daniel Riolo a ainsi l’impression que Lille, Strasbourg ou encore Monaco « ont lâché et déjà abdiqué » dans cette lutte. « Pour moi, s’il se passe quelque chose, ce n’est pas parce qu’une équipe va se réveiller, mais parce que la crise de l’OM va devenir tellement terrible qu’il y aura une glissade et qu’il ne gagne plus un match, s’exclamait-il ainsi. Sinon, personne n’ira chercher le quatuor de tête. Il n’y a aucune équipe assez forte, assez concernée, impliquée. Pour moi, on assiste à une débandade. Le match de Strasbourg au Havre, par exemple, c’est comme s’il n’était pas assez intéressant pour eux. »
De l’autre côté du plateau, Jean-Louis Tourre se veut plus nuancé. Rien n’est encore définitif. Trop de matchs restent encore à jouer : « Six points à treize journées de la fin, pour moi, ce n’est pas terminé, rétorquait le journaliste. On ne peut pas pas exclure qu’une équipe se réveille et se relance. Six points, ce n’est pas rédhibitoire. […] Lille, ils sont encore cinquièmes. C’est possible », concluait-il, dans un avis opposé à son compère.
Déjà en échec
Cette théorie d’un rebond potentiel, Daniel Riolo n’y croit pas. Le LOSC est, comme l’AS Monaco, déjà embarqué dans une situation trop délicate pour s’en sortir : « Pour Lille, ça va faire très mal », lâchait-il, se projetant déjà sur un été tumultueux. « Lille, on est dans une situation de très gros échec. La relation entre (Olivier) Létang et (Bruno) Genesio, ils sont arrivés au bout. Les joueurs, y en a pas mal qui ont de la valeur, mais là, on ne les voit plus. Ils ont tous disparu, même ceux que l’on aime bien. Il ne se passe plus grand-chose dans ce club, s’agaçait-il. C’est un gros échec, vraiment, parce que c’était un club ambitieux l’été », tenait à conclure l’éditorialiste Daniel Riolo, rappelant que le LOSC se voyait sans doute plus haut en début de saison.






