Publié le 7 décembre 2025 à 09:39

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Quentin Delcourt
Joueur offensif du LOSC le plus sollicité, Matias Fernandez-Pardo a vu son temps de jeu se réduire à peau de chagrin depuis le retour de la trêve internationale. Mais que se passe-t-il ?
À la mi-novembre, soit au cours de la dernière période de trêve internationale de l’année 2025, Matias Fernandez-Pardo (20 ans) avait accumulé 1122 minutes toutes compétitions confondues depuis le début de la saison. Ce temps de jeu total faisait de lui le joueur offensif le plus sollicité par Bruno Genesio et son staff, le deuxième joueur de champ le plus régulièrement aligné derrière Ayyoub Bouddi (1260 minutes). Cette dynamique a été soudainement brisée au retour de cette fenêtre réservée aux sélections, puisqu’il n’est depuis apparu que pendant 7 minutes (en 4 rencontres) sur un terrain.
Questionné au sujet de Matias Fernandez-Pardo lors d’un échange avec un supporter lillois suite à la victoire du LOSC sur l’Olympique de Marseille (1-0), Daniel Riolo laissait entendre sur les ondes de la radio RMC qu’il s’agissait d’un problème de comportement : « Je pense que c’est lié à l’attitude. Il fait la gueule. (Bruno) Genesio tient bon et voilà… », lâchait l’éditorialiste avec assurance lors d’un soir de grande écoute, sans pourtant avoir de certitude. Mais plus que de simples suppositions, qu’en est-il réellement ?
Que se passe-t-il avec Matias Fernandez-Pardo ?
Pour trouver une explication plus rationnelle, il suffit de remonter légèrement dans le temps. Il y a deux semaines, le LOSC débutait son dernier marathon de l’année par la réception victorieuse du Paris FC (4-2). Un joueur important manquait ce rendez-vous : Matias Fernandez-Pardo. Au coup de sifflet final, Bruno Genesio avait fait état d’un pépin physique récalcitrant.
« Matias (Fernandez-Pardo) traîne une douleur à la cheville depuis quelque temps. Pendant la trêve internationale, il ne s’est pas entraîné la première semaine pour faire des soins. Il a repris l’entraînement, mais il a ressenti de nouveau une douleur (la veille du match). Il a dit au docteur qu’il ne pouvait pas jouer à 100 % et j’ai donc pris la décision de ne pas le convoquer », confiait le technicien lillois en après-match.
Contre-indication médicale
Cette donnée, tout le monde semble l’avoir oubliée, et c’est sans doute parce qu’il est depuis réapparu au sein du groupe nordiste. Il disputait même 7 petites minutes lors du duel européen avec le GNK Dinamo Zagreb (4-0). Ce retour rapide à la compétition n’était néanmoins pas, selon nos informations, au goût de tous. Le staff médical aurait notamment préféré que Matias Fernandez-Pardo soit tenu à l’écart, tant sa cheville restait fragile. Son statut, et ses capacités à faire des différences, avaient cependant primé sur le reste ce soir-là. Il est, depuis, tout simplement ménagé par l’ensemble du staff lillois, qui le convoque tout de même match après match (au Havre puis contre Marseille) pour l’avoir sous le coude en cas de besoin.
Ce pépin physique de Matias Fernandez-Pardo, resté sur le banc au Havre (0-1) puis face à l’Olympique de Marseille (1-0) vendredi dernier, profite à d’autres individualités telles qu’Osame Sahraoui ou Ethan Mbappé.
Les questions s’enchaînent malgré tout
Son cas, en l’absence de nouvelle communication officielle, a fait l’objet de plusieurs interrogations ces dernières semaines. Bruno Genesio a été questionné à plusieurs reprises en conférence de presse, sans jamais laisser entendre qu’il y avait le moindre autre conflit.
« Il y a des postes où, par la force des choses, on a un petit peu moins de concurrence parce qu’il y a des joueurs blessés, parce qu’il y a des suspendus. D’autres sont plus fournis, comme au milieu, commentait l’entraîneur du LOSC en marge du déplacement lillois au Havre. Il y a des cycles dans une saison, où certains sont mieux, d’autres un peu moins. Et puis il y a aussi des enchaînements de matchs où on doit gérer les temps de jeu de manière la plus équitable possible pour pouvoir, premièrement, rester performant, deuxièmement, éviter les blessures. Tout ça doit être pris en compte », avait-il expliqué le 29 novembre.
Bruno Genesio réaffirmait d’ailleurs quelques jours plus tôt, en amont de la réception du Dinamo Zagreb, que Matias Fernandez-Pardo était « en progrès » vis-à-vis de la saison dernière : « À lui de continuer comme il le fait depuis quelque temps chez nous. Il y a eu des moments difficiles pour lui et je pense que petit à petit, il les entend et essaie de les mettre en application. En tout cas, on croit tous en lui. Il doit aussi croire en lui et mettre tout ce qu’il faut pour avancer encore », avait-il encore confié. Ce n’est pas le discours que l’on tient avec des joueurs sur lesquels l’on peut douter. Le technicien l’a d’ailleurs prouvé en ne ménageant ni Tiago Santos, ni Ugo Raghouber dernièrement.






