Publié le 28 novembre 2025 à 20:50

Hamza Igamane tout sourire face aux supporters du LOSC, une de leurs écharpes autour du cou.

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Quentin Delcourt

Par - Catégories : Football, LOSC-

Rubrique désormais bien installée, celle-ci tente de vous faire vivre chaque rencontre de l’intérieur. Le Petit Lillois vous liste ainsi les choses que vous n’avez peut-être pas vues au stade ou à la télévision. Cette fois-ci, c’est lors de la victoire du LOSC (4-0) sur le Dinamo Zagreb.

Certains Lillois, ceux pour lesquels le ballon rond n’est qu’une perte de temps, se sont réveillés jeudi matin sans savoir que des sons, ou plutôt une langue inconnue, pouvaient arriver jusqu’à leurs oreilles, autant que des bruits issus d’une effervescence générale. Ils allaient tout simplement faire la connaissance des « Bad Blue Boys », section de supporters du GNK Dinamo Zagreb, adversaire balayé par le LOSC (4-0) sur la pelouse de la Decathlon Arena – Stade Pierre Mauroy, et plus globalement du public croate (1889 personnes en parcage).

Ce dernier a mis l’ambiance tout au long de l’après-midi à Lille. Les Croates avaient notamment investi plusieurs établissements autour de la Grand’Place, évidemment ravis de voir des centaines de touristes débarquer en cette période de l’année. Le métro l’était-il autant ? Ce qui est certain, c’est que les chants locaux ont fait de l’effet, parsemant les rames de sourires dans les vidéos partagées sur les réseaux sociaux. Au stade, le bruit aura lui aussi été impressionnant, même si son intensité diminuait au fil des buts. Supporters lillois et visiteurs d’un soir ont d’ailleurs salué l’ambiance générale, et ce, malgré la faible affluence enregistrée.

La soirée ne s’est malheureusement pas déroulée en intégralité dans un climat de fête. Des échauffourées ont eu lieu en fin de soirée, en après-match. Les forces de l’ordre ont été contraintes d’intervenir aux alentours de 21h30, faisant usage de gaz lacrymogène pour stopper des Croates qui avaient souhaité en découdre avec des supporters lillois, encore présents autour du parvis. Un bar situé boulevard de Tournai a d’ailleurs dû fermer ses portes pendant une trentaine de minutes en attendant que le calme soit retrouvé, et la sécurité assurée.

Hamza Igamane mené à la baguette

Des tribunes au terrain, il n’y a qu’un pas. C’est là que le Dinamo Zagreb vivait 90 minutes de souffrance. À l’issue des 45 premières, une équipe entière était pour preuve à l’échauffement, quand tout allait pour le mieux dans les rangs lillois : pas un chat. « C’est la faute du LOSC »le technicien croate, Mario Kovacevic, n’a d’ailleurs rien fait d’autre que de partager son impuissance au coup de sifflet final. Son passage devant la presse a en plus été marqué par une visite impromptue. Si les journalistes les plus concentrés n’ont rien remarqué, d’autres ont pu apercevoir deux têtes franchir la porte habituellement réservée aux entraîneurs (pour leur arrivée). Elles avaient à peine pu apercevoir où elles mettaient les pieds, d’un pas initialement assuré, qu’elles se ravisaient, rebroussant chemin face à l’évidence qu’elles n’avaient rien à faire là… Leur identité n’a malheureusement pas été décelée, tandis que la conférence de presse poursuivait tranquillement son cours.

Revenons au terrain avec Hamza Igamane, artisan majeur, avec un but et une passe décisive, de la victoire du LOSC ce jeudi. Ce dernier a été mené à la baguette par Hakon Haraldsson qui, après plusieurs gestes insistants du bras et sans doute plusieurs cris, pouvait enfin le voir partir dans le dos des défenseurs et ainsi lui offrir un caviar pour le troisième but lillois (69′). L’Islandais a tout fait sur cette action, sauf aider l’international marocain à frapper dans le cuir. Cela valait bien un petit câlin dans la foulée.

Hamza Igamane était d’ailleurs récompensé d’une belle écharpe rouge et blanche, récupérée lors du tour d’honneur réalisé auprès des supporters lillois, même accessoire qui avait été offert à Olivier Giroud quelques jours plus tôt suite à la victoire acquise sur le Paris FC (4-2). Les attaquants de pointe ont la côte auprès des tribunes. Pour rester sur le vétéran lillois, il faudra le surveiller de près dans les semaines à venir. Il est suspecté d’applaudir de la même manière qu’un certain Burak Yilmaz, une main tapant son crâne. Cela mérite bien une observation assidue dans les prochaines semaines.

Un vrai restaurant en coulisses

Retour en conférence de presse avec, cette fois, Bruno Genesio dans la peau de l’acteur principal. Questionné par un journaliste croate, il avait tout simplement oublié d’allumer son appareil de traduction et se retrouvait démuni face à une langue inconnue malgré le casque posé sur ses oreilles. La scène était cocasse, du moins les quelques secondes d’incompréhension lors desquelles son regard se tournait vers la traductrice. Il faut dire que cela faisait déjà presque dix minutes qu’il répondait à ses interlocuteurs dans la langue de Molière. Encore plus cocasse ? Le technicien s’interrogeait lorsque la traductrice s’arrêtait soudainement dans son oeuvre. Le journaliste croate avait en fait pris son temps pour se présenter (près de 30 secondes) et devait reprendre pour enfin pouvoir poser sa question.

De la conférence de presse à la zone mixte, le décor avait bien changé. Les journalistes avaient perdu du terrain au profit du staff technique du Dinamo Zagreb, qui avait grignoté un espace considérable pour savourer cinq à dix bonnes pizzas. Certains joueurs leur volaient même quelques parts, avant de se trouver une petite place entre les journalistes. L’ambiance sonore ? Le frémissements des claviers se mêlait aux bruits des bouchées.

Et les Lillois dans tout ça ? On a rapidement croisé Chancel Mbemba, interpellé en portugais par un habitué du Stade Pierre Mauroy. S’il parvenait à balbutier quelques mots pour répondre, le défenseur central avouait, le tout avec un grand sourire, ne plus bien maîtriser cette langue (4 ans à Porto 2018-22). Coup de bluff ou langue perdue ? Quoi qu’il en soit, l’échange fut rapide.

En parallèle, c’est son compatriote Ngal’ayel Mukau qui animait le couloir de la zone mixte. Au téléphone, il faisait les cent pas, le téléphone sur l’oreille en cherchant partout quelqu’un du regard, en vain. Dans l’attente, il était invité par la sécurité à s’éclipser. La raison ? Un dangereux journaliste tentait une approche, rendue vaine elle aussi. A croire que l’on est une menace. C’est finalement Sylvain Armand qui parvenait à débusquer la connaissance du milieu de terrain. Cette dernière paraissaient totalement perdue dans les entrailles de la Decathlon Arena – Stade Pierre Mauroy. C’est qu’il faudrait une carte pour ne pas se perdre dans son dédale de couloirs… Mais à force, pas d’inquiétude, on prend ses marques.

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