Publié le 12 juin 2026 à 13:16

Carlens Arcus, ancien joueur du LOSC et international haïtien.

Crédit Photo : Angers SCO Médias

Par - Catégories : Football, LOSC-

La Coupe du monde n’est pas qu’une pluie de dollars. Elle est également riche d’histoires, à l’image de celle de Carlens Arcus, ancien joueur du LOSC et international haïtien.

La 23e édition de la Coupe du monde est unique en son genre, permettant pour la première fois à 48 équipes de concourir pour le titre mondial. Cette nouvelle réalité a permis à certaines nations de faire leur grand retour dans la compétition, comme ce fut le cas de la République démocratique du Congo de Chancel Mbemba et Ngal’ayel Mukau, absente depuis 1974. L’historique était tout à fait identique pour Haïti.

La qualification était « une soirée inoubliable », se remémore Carlens Arcus (29 ans), ancien joueur du LOSC (2016-17), dans un entretien diffusé par L’Équipe ce vendredi 12 juin. Voir ma mère pleurer car son fils venait de qualifier Haïti pour une Coupe du monde… Elle me disait que petit, j’avais deux rêves : jouer en France et jouer une Coupe du monde pour mon pays. Ma grande sœur, elle, est limite devenue folle ! C’était fort. »

Passer un message

Contrainte de délocaliser toutes ses rencontres de qualification à Curaçao au vu de l’instabilité du pays, dont le président a été assassiné en 2021, la sélection haïtienne fait son entrée en lice dimanche (3h) face à l’Écosse. Conscient de faire partie de l’histoire, il souhaite profiter de l’occasion pour faire passer un message au pays, un message d’espoir.

« Je veux transmettre de l’espoir, encore plus pour les jeunes. Leur faire comprendre que, certes, on vient d’un pays que les gens ont tendance à mettre à la dernière page. Mais que si on a un rêve, si on croit en nous, en Dieu, si on est unis, on peut y arriver, affirme-t-il. Notre devise, c’est « l’Union fait la force ». À des moments, on n’a pas su montrer ce côté-là. » Joueur du Angers SCO, il avoue ne pas y avoir mis les pieds depuis décembre 2019.

Deux rêves à réaliser

Qualifié pour la Coupe du monde, Carlens Arcus a encore deux rêves en tête. Après avoir mis les siens à l’abri – « Si Dieu m’a donné ce talent-là au football, c’était pour me faire comprendre que si ma famille devait avoir une vie paisible, ça devait passer par moi. » – ce sont les autres qu’il souhaite soutenir : « Avec mes moyens, j’aide les gens pour manger. Mais j’aimerais mettre en place quelque chose de plus structuré. […] C’est un rêve pour moi. »

Son autre ambition est, un jour, de faire sa vie à Haïti : « Y vivre, c’est aussi un rêve. C’est là où on a grandi. Malgré tout ce qu’on peut entendre, c’est là où on se sent… Je n’ai pas envie de dire sécurisé, mais en paix. C’est notre chez-nous », conclut Carlens Arcus, sous contrat jusqu’en juin 2027.

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