Publié le 24 novembre 2025 à 18:28

Olivier Giroud crie de joie pour un but avec le LOSC.

Crédit Photo : LOSC Médias

Par - Catégories : Football, LOSC-

Le LOSC a innové ce dimanche en associant Hamza Igamane et Olivier Giroud lors de sa victoire sur le Paris FC (4-2). Leur performance commune a été scrutée et commentée.

Le LOSC, qui n’avait inscrit qu’un petit but lors de ses quatre dernières sorties, était dans l’obligation d’innover. C’est ainsi que Bruno Genesio faisait le pari de lier Hamza Igamane à Olivier Giroud, eux qui entretiennent habituellement une saine concurrence. Leur association était une grande première d’entrée de jeu, elle qui a évidemment été scrutée de près, de très près même, par les observateurs lors de la victoire acquise par les Dogues (4-2) sur le Paris FC.

« Il y a encore des automatismes à trouver et du travail à faire »

Adil Rami, consultant pour Ligue 1+, s’est notamment focalisé sur ce duo : « Je trouve que c’est prometteur, jugeait-il en premier lieu. Il ciblait néanmoins l’international marocain comme ayant été le point faible de cette association. Igamane, de toute façon, c’est mon chouchou. Mais sur ce match, il a manqué cette avant-dernière passe, cette lucidité dans la surface de réparation. Au lieu de jouer simplement, il prenait trop de temps, à mon goût, pour jouer. Il a pourtant l’habitude de jouer très rapidement. Là, il m’a paru un peu moins concentré », estimait-il, clairement déçu.

Le défenseur note aussi quelques carences à l’arrière, la faute au système choisi : « Cette association fait que tu as beaucoup moins de monde au milieu de terrain, que ce soit défensivement ou offensivement. D’habitude, on a une équipe du LOSC qui a la possession pour pouvoir alimenter ses attaques. Là, tu enlèves un joueur et il y a beaucoup plus d’espaces. C’est de là que vient le premier but parisien (Geubbels 11′) avec un milieu de terrain un peu dégarni, tenait-il à rappeler. Par contre, en deuxième mi-temps, ils se sont un peu ajustés et ça a été beaucoup mieux. Mais oui, il faudra du temps. Il y a encore des automatismes à trouver et du travail à faire », concluait ainsi Adil Rami sur la petite lucarne.

Diawara et Cheyrou

Entre consultants, on se complète. En plus d’Adil Rami, Souleymane Diawara et Benoît Cheyrou se sont également penchés sur la copie rendue par le duo Igamane-Giroud dimanche. Le premier nommé estime qu’il y a encore du chemin : « J’attendais beaucoup de cette association, parce qu’on en a beaucoup parlé entre nous, avouait-il avec un petit sourire sur le plateau. J’ai trouvé que cela manquait un peu d’automatismes, ce qui est normal, il va falloir un peu de temps avant que les deux joueurs ne se trouvent, mais je pense que c’est de bon augure pour la suite », lâchait-il avec optimisme.

« Quand on joue à deux attaquants, c’est important qu’ils restent proches »

Benoît Cheyrou, plus expérimenté, s’avérait plus précis dans son analyse. Une manière de conclure en beauté : « Cela donne envie, c’est certain, reconnaissait-il en premier lieu. On a vu un repositionnement entre Olivier Giroud et Hamza Igamane en deuxième période. Le premier décrochait quand le second prenait plutôt la profondeur. Les deux restaient un peu plus dans l’axe, quand Igamane était très à droite en première période.

Il a souvent été en position de centre, alors qu’on l’attend un peu plus dans la surface. Il y avait Osame Sahraoui et Félix Correia sur les côtés pour le faire, jugeait-il, déçu par l’apport de l’international marocain dans le duo. Quand on joue à deux attaquants, c’est important que les deux restent proches et puissent combiner. Pour le reste (le milieu de terrain), c’est une question d’équilibre. »

Cette association sera-t-elle réitérée dans un avenir proche ? Sans doute, même si rien n’est évidemment assuré. Les décisions reposent sur Bruno Genesio et son staff technique, tandis que la Coupe d’Afrique des Nations approche à grandes enjambées pour Hamza Igamane, probablement convoqué avec le Maroc pour cette échéance internationale.