Publié le 19 novembre 2025 à 07:15

Crédit Photo : Chung Sung-Jun/Getty Images
De retour dans l’enceinte du Stade Pierre Mauroy ce mardi avec le Brésil, un peu plus d’un an après y avoir été défait par le LOSC, Carlo Ancelotti a vécu une nouvelle soirée de laquelle il ressort frustré.
C’est par l’intermédiaire d’un match amical entre le Brésil, dont il est le sélectionneur, et la Tunisie que Carlo Ancelotti faisait son retour à Lille, terre dont il repart souvent bredouille. Cette fois encore, l’équipe qu’il mène d’une main experte n’a pas été capable de triompher. Malmenée par une enceinte acquise à la cause tunisienne, la Seleção a vécu de vrais moments de creux, tout en se montrant parfois dans l’inconfort à l’approche de la surface adverse.
Elle aurait d’ailleurs pu souffrir plus si les Tunisiens avaient été plus justes dans la construction de leur jeu et l’élaboration de leurs transitions. Certaines individualités ont néanmoins trop souvent souhaité prendre la lumière au détriment du collectif et seul Hazem Mastouri a été capable de faire trembler les filets (23′). Cet avantage n’a pas été suffisant pour résister indéfiniment au Brésil, qui profitait de la maladresse défensive adverse pour s’offrir des cartouches alors que ses hommes peinaient à être tranchants dans la surface. Estêvão a ainsi égalisé sur penalty (44′), tandis que Lucas Paqueta loupait la mire sur une situation similaire (76′). L’éclair ne pouvait de toute façon venir que du premier nommé, dont une ultime tentative heurtait le poteau et faisait frémir le Stade Pierre Mauroy une ultime fois (90+4′).
Au coup de sifflet final, alors que les deux nations se quittaient dos à dos (1-1), Carlo Ancelotti reconnaissait évidemment avoir souffert : « Nous avons vécu un match beaucoup plus difficile contre la Tunisie (que contre le Sénégal, ndlr), admettait-il à son arrivée en conférence de presse. La Tunisie a des caractéristiques différentes : elle défend avec un bloc très bas et a imposé une grande intensité. Elle a su tirer profit du scénario de la rencontre et de son but. Jouer contre ce type de défense est compliqué pour nous. Mais je suis heureux de la réaction (après le but) du groupe. Nous avons malgré ça fait le match que nous devions faire », a-t-il estimé, sans véritablement convaincre les médias brésiliens, particulièrement nombreux.
Une ambiance tunisienne
Jamais à son aise sur le pré, le Brésil a également été malmené en tribunes. Si son public parvenait parfois à se faire entendre, il a souvent été mis sous cloche par des Tunisiens qui auront tout donné pour galvaniser leur troupe.
« C’était une ambiance vraiment exceptionnelle, ne pouvait que confirmer Sami Trabelsi, sélectionneur de la Tunisie, en zone mixte au coup de sifflet final. Le public a donné aux joueurs une motivation et une excitation, il a même, je pense, élevé le rythme des deux équipes en première période qui a été très intense. On sait que notre peuple est derrière nous, partout […] Ils seront là au Qatar (Coupe arabe) et on aura peut-être la possibilité de revenir en mars pour la préparation pour la Coupe du monde. On ne jouera pas seulement en Tunisie, notre public est partout », a-t-il lâché, et promis.
Disette de résultats
C’est ainsi que Carlo Ancelotti a une nouvelle fois été frustré à Lille, là où il n’arrive plus à lever les bras depuis le 02 septembre 2012. Il avait à l’époque pu s’appuyer sur Zlatan Ibrahimovic, auteur d’un doublé, pour savourer un succès avec le Paris Saint-Germain qui remportait son premier titre de l’ère QSI. Mais hormis cette soirée, l’enceinte lilloise ne lui laisse que des mauvais souvenirs.
Quelques mois plus tôt, le 29 avril, le LOSC contribuait au titre acquis par le Montpellier HSC d’Olivier Giroud en faisant chuter le grand Paris Saint-Germain sur ses terres. Après avoir été menés d’un pion, Nolan Roux et Eden Hazard renversait la rencontre pour triompher (2-1). Cette défaite fut significative à cinq journées de la fin de la saison, puisque trois petits points auraient suffi au club de la capitale pour le titre de champion…
Enfin, tout le monde se rappelle de la rencontre disputée 13 ans plus tard. Carlo Ancelotti retrouvait le LOSC sur le banc du Real Madrid lors de la phase de ligue de la Ligue des Champions la saison dernière. Sa formation s’était une nouvelle fois inclinée (1-0). Un penalty de Jonathan David avait récompensé la superbe copie lilloise. Débarquer dans le Nord avec le Brésil n’a pas été plus concluant.






