Publié le 11 novembre 2025 à 12:05

Crédit Photo : Le Petit Lillois / Nicolas Opigez
Passé de Belgrade à Strasbourg sans un petit détour par Lille, le LOSC voulait rester soudé autour d’un objectif commun : la victoire. Le résultat final n’a cependant pas été celui attendu en Alsace. Ce levier n’a pas suffi.
Fragile depuis sa chute lors du Derby du Nord disputé et perdu à Lens (3-0) à la mi-septembre, le LOSC a été bousculé tout au long du marathon du mois d’octobre. Chaque victoire arrachée laissait ensuite place à un revers, soulignant semaine après semaine l’irrégularité dont ses hommes faisaient preuve sur le pré. Gêné par cette dynamique, Bruno Genesio avait déjà employé des termes forts à Belgrade, suite à une défaite douloureuse (1-0) concédée en Ligue Europa, la seconde.
« Il faut qu’il y ait une remise en question, de nous tous. On va pouvoir profiter de ce séjour vers Strasbourg pour échanger », avait alors expliqué le technicien lillois. Les Dogues se rendaient alors à Schiltigheim. « Ils ont été sympas, ils nous prêtent leur terrain », avait-il salué. L’ensemble des entraînements avait ainsi été annulé pour rendre tout cela possible. La jeunesse locale espérait pouvoir, en contrepartie, assister à une séance lilloise. Ce ne fut néanmoins pas le cas. Le LOSC préférait rester dans son cocon pour préparer au mieux son déplacement à Strasbourg dimanche.
Moment d’échange
C’est ainsi, à l’abri des regards indiscrets, que le LOSC a peaufiné sa préparation. Celle-ci a été marquée par une discussion qu’avait imaginée en amont Bruno Genesio et le staff technique lillois : « On a plusieurs échanges prévus. Il y aura ce qu’il y a d’habituel sur l’adversaire et j’ai aussi prévu de simplement parler aux joueurs, révélait le technicien en conférence de presse d’avant-match. On ne doit pas tomber dans l’urgence ou dans le négativisme, mais je perçois des choses et j’ai envie de partager avec mon groupe. »
« Ça n’a peut-être pas marché aujourd’hui. Mais sur le long terme, ça marchera »
Ce ressort devait contribuer au renouveau des Dogues, les pousser à rebondir. Cela n’a pas eu l’effet escompté à Strasbourg, où ils ont concédé un deuxième revers consécutif toutes compétitions confondues. Pire encore, ils ont tendu un bâton pour se faire battre et offrir un succès (2-0) à leur adversaire. « Non (les solutions n’ont pas encore été trouvées, ndlr), reconnaissait Bruno Genesio au coup de sifflet final. Ce match ressemblait trop à nos matchs précédents. »
L’utilisation de ce premier levier n’a pas fonctionné, mais cela pourrait malgré tout être bénéfique à l’avenir. C’est du moins ce que sous-entendait Benjamin André, qui minimisait l’importance à un instant donné de telles entrevues ce dimanche soir : « Des réunions, on en fait tout le temps. On discute tout le temps, lâchait-il. Là, c’était un petit peu plus long. Ça n’a peut-être pas marché. Mais sur le long terme, ça marchera. »
Malgré la défaite, le LOSC reste en cinquième position et le climat en conférence de presse ainsi qu’en zone mixte, de Thomas Meunier à Olivier Létang, était plutôt optimiste. Ce dernier, loin des caméras, assurait dans ses discussions que les Dogues « allaient s’accrocher » dans cette passe plus délicate.
Une trêve salvatrice
Deux défaites consécutives, c’est une première pour le LOSC cette saison qui a connu quatre résultats similaires lors de ses 7 derniers matchs. « Il y a une trêve, je pense qu’elle va faire du bien », souriait légèrement Bruno Genesio dans les entrailles de la Meinau. « Parfois, elle arrive tôt, parfois, elle arrive bien. Je pense que celle-ci arrive bien. »
La trêve internationale, le repos ou les défis qu’elle offre, pourrait ainsi être un moment d’évasion pour les cadres du vestiaire lillois. Cette période pourrait être salvatrice, apporter un peu de fraîcheur à un groupe qui semble en avoir besoin. « Les internationaux vont pouvoir se changer un petit peu les idées. Ceux qui sont là vont récupérer et repartir (de l’avant). Dans une saison, on traverse ce genre de moments ensemble », concluait l’entraîneur du LOSC.
Le retour de la trêve sera scruté de très près à Lille, où d’importants défis doivent encore être relevés. Briser cette mauvaise série est une obligation, ce pour quoi les supporters lillois pousseront. Les réceptions du Paris FC (23/11) et du Dinamo Zagreb (27/11) arrivent vite, autant que celle de l’Olympique de Marseille (05/12).
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