Publié le 10 novembre 2025 à 00:00

Crédit Photo : LOSC Médias
Tenter de vous faire vivre une rencontre de l’intérieur : voilà la mission de cette rubrique. Le Petit Lillois vous liste ainsi les choses que vous n’avez peut-être pas vues au stade ou à la télévision lors de la défaite du LOSC (2-0) à Strasbourg.
La fin des travaux, mais pas des maux. Malgré l’inauguration de La Tribune Nord, qui permettait au Stade de la Meinau de réaliser son record d’affluence (31 051 supporters) depuis le 25 mars 2000, l’atmosphère n’était pas festive, mais plutôt tendue. Même à l’occasion de son 35e anniversaire, la section UB 90 conservait le silence pendant les quinze premières minutes de la rencontre, toujours en désaccord avec le chemin (co-propriété) qu’empreinte actuellement le RC Strasbourg dans l’ombre de Chelsea, son grand frère britannique.
« Pour un Racing indépendant, populaire et différent » : c’est ce qu’il était possible de lire sur une banderole tendue par les supporters strasbourgeois au coup d’envoi de la rencontre. Des voix s’élevaient néanmoins rapidement dans les trois autres tribunes. Ces dernières traduisaient un mécontentement général, alors que les supporters lambdas ne souhaitaient pas se contenter du silence comme seul décor de la Meinau : « Réveillez vous pu***n, on en peut plus de vous », pouvait-on par exemple entendre en tendant l’oreille.
Ces voix ne suffisaient pas à ébranler les convictions strasbourgeoises et le silence fut d’or pendant les quinze premières minutes du match. La suite fut évidemment plus emballante, avec deux réalisations pour les locaux. Dans l’autre camp, le parcage lillois restait quant à lui muet à pendant l’intégralité, ou presque, du match.
Solidarité latérale
Spectacle affligeant, peu de croustillant. Ces quelques mots auraient parfaitement pu coller à la rencontre sans les péripéties de Romain Perraud et Calvin Verdonk. Le premier nommé a été copain comme cochon avec le corps arbitral tout au long de la rencontre. Ce lien débutait lorsqu’il se retrouvait embarqué dans un duel d’ego avec Enciso (carton jaune, 37’) puis à la 45eme minute, lorsqu’il était poussé dans le dos par un défenseur strasbourgeois. Le Lillois s’étalait de tout son long près du poteau de corner… sans que le corps arbitral ne siffle la moindre faute. Il se relevait alors quelques instants plus tard et marchait le long de la touche en mimant des lunettes. Le message est clair.
L’histoire d’amour continuait en deuxième période avec une longue discussion issue d’une mésentente avec l’arbitre de touche lors.. d’une touche justement. Remplacé par Calvin Verdonk (84’), Romain Perraud savourait lorsque son coéquipier fauchait volontairement un Strasbourgeois le long de la ligne de touche. Il le félicitait d’ailleurs à son arrivée sur le banc, et ce, malgré son expulsion précoce (90+3’) pour ce geste. Les locaux ne serait donc pas très appréciés.
La Belgique est bavarde
Qui dit Belgique dit Thomas Meunier. C’est lui qui apparaissait le premier en zone mixte dimanche soir. Il la quittait avec un sourire malicieux et un clin d’œil lorsque le bizutage de Nathan Ngoy en sélection lui était évoqué. Cela s’annonce diabolique pour le défenseur central, qui donnait rendez-vous à Diego Moreira (belge et strasbourgeois) lorsqu’il se croisait dans les couloirs. « À mardi mon gars », lâchait-il avant de recevoir un grand sourire, eux qui retrouveront Rudi Garcia avec les Diables Rouges.
Quelques minutes plus tard, c’est un Thomas Meunier douché et pimpant qui retrouvait son compatriote, qu’il taquinait sur sa tenue vestimentaire et notamment ses claquettes – chaussettes. « Je peux pas mettre autre chose quand on m’a enc*** le pied en plein match », rétorquait Diego Moreira en criant, désignant son aîné comme son bourreau. Le Strasbourgeois concluait sa parade avec Tiago Santos, qu’il a côtoyé avec l’équipe Espoirs du Portugal. Les deux hommes prenaient des nouvelles l’un de l’autre, et surtout de Tiago. Notre portugais n’est malheureusement pas suffisamment affuté pour comprendre leurs échanges. Ce sera pour une autre fois.
En parallèle, à quelques mètres de là, Olivier Létang était en grandes discussions avec une connaissance strasbourgeoise. La défaite subie était évidemment le sujet principal – « On va s’accrocher », confiait en partie le dirigeant lillois, concédant à son interlocuteur que la période n’était pas évidente – mais la discussions bifurquait rapidement sur l’actualité cycliste du moment, discipline dont Olivier Létang est un grand fan. Ils restèrent de longues minutes côte à côte, tandis que le téléphone ne cessait de vrombir et les doigts de pianoter.






